La Grèce, la frontière, l’Europe par Stathis Kouvélakis

La Grèce, la frontière, l’Europe un article de 

Dans les considérations sur l’art de la guerre, véritable moteur de la politique telle qu’il la définit dans Le Prince, Machiavel souligne qu’un paysage n’apparaît pas de la même façon selon qu’il est vu de la montagne ou d’une plaine[1]. Il en est a fortiori de même pour des signifiants comme ceux qui nous occupent dans cette discussion, la « nation » et la « mondialisation », qui se réfèrent à des territoires ou à la façon dont sont structurés les rapports entre des configurations politiques ou économiques à forte dimension territoriale et spatiale. Le point de vue où l’on se place peut toutefois se décliner de plusieurs façons, chacune définissant une perspective distincte. Dans les remarques qui suivent, j’adopterai celui d’une formation nationale particulière, la Grèce, avec laquelle j’entretiens des liens personnels, non pas pour m’y enfermer mais pour essayer d’appréhender des tendances plus larges, qui concernent le monde dans lequel nous vivons. La Grèce est certes un petit pays, mais, de par sa position géographique, politique (ou géopolitique) et économique, elle est un avant-poste de l’espace européen, donc aussi sa frontière. On peut donc penser qu’appréhender le monde à partir d’un tel lieu permet de saisir avec une acuité particulière certaines des tendances qui y sont à l’œuvre. Saisir la Grèce comme avant-poste et frontière signifie la comprendre comme un lieu de délimitation et de contact permanent entre l’« Europe », mais aussi, et la distinction est de taille, l’Union Européenne (UE), et son extérieur, ou plutôt son Autre, à savoir ce par rapport à quoi, voire même ce contre quoi, elle se définit et se construit.

Nul hasard donc si c’est en Grèce que la « crise des réfugiés », qui a atteint son moment culminant en 2015, s’est révélée avec une violence spectaculaire, qui a placé le pays au centre de l’attention de l’opinion publique européenne internationale. Je mets le terme de « crise » entre guillemets pour souligner qu’il n’est en rien neutre. Pourquoi faudrait-il en effet que l’arrivée durant l’année 2015 d’environ un million personnes, « réfugiés » ou « migrants » là encore les termes ont leur importance, dans une entité comme l’UE, qui compte un demi-milliard d’habitants, soit en tant que telle synonyme de « crise » ? En réalité, la construction de cet événement comme une « crise », avant tout par les autorités de l’UE et de ses Etats membres, puissamment secondées par le discours médiatique, participe pleinement du problème dont la racine se trouve, j’y reviendrai dans un instant, dans la construction de l’« Europe  forteresse» et la violence fondamentale sur laquelle repose son rapport avec cet « extérieur », ou cet « Autre » qu’on appelle maintenant le « Sud global », et qu’on appelait naguère le « Tiers Monde ».

Mais la Grèce est également une frontière interne de l’UE, une ligne de front dans la lutte de classes qui s’y mène, là encore avec une acuité et une violence toutes particulières depuis l’éclatement de la crise financière de 2008. La Grèce a servi depuis maintenant sept ans de laboratoire à une forme particulièrement brutale de politiques d’austérité, dont la mise en œuvre s’est accompagnée d’un régime d’exception, qui organise la mise sous tutelle du pays par ses créanciers, c’est-à-dire par l’UE et, secondairement, par le FMI. Il faut préciser ici que le caractère d’exception de ce régime n’apparaît tel que d’un point de vue disons « ouest-européen », dans la mesure où il est tout à fait familier aux populations qui ont déjà connu les programmes d’« ajustement structurel » menés à partir des années 1980 sous les auspices du FMI dans les pays du Sud global mais aussi de l’Est européen, suite à l’effondrement des régimes du « socialisme réel ».

Il importe donc de voir que la frontière extérieure et la frontière intérieure sont indissociables l’une de l’autre et qu’elles peuvent même se toucher, prenant ainsi le contrepied de ceux qui pensent que « ce genre de choses n’arrivent qu’aux autres » – sous-entendu aux « arriérés » – c’est-à-dire aux ex-colonisés – du Sud et aux vaincus de l’ancien camp socialiste. Pour ce qui concerne la Grèce, la mise en place des politiques d’austérité et du régime de tutelle a donné naissance à un cycle de résistance sociale et politique qui s’est étalé sur plusieurs années et qui s’est soldé par une défaite stratégique et tragique en cet été 2015, avec la capitulation en rase campagne d’Alexis Tsipras et de son gouvernement. Or cette défaite est toujours avec nous, parce que nous vivons ses effets, qui continuent de peser lourdement sur les rapports de force, non seulement en Grèce mais dans l’Europe tout entière, notamment en France, et même au-delà.

Ce que je vais donc tenter dans les remarques qui suivent, c’est adopter le « point de vue » de la Grèce, c’est-à-dire un point de vue dominé/subalterne, pour essayer de penser l’espace européen en tant qu’il est traversé par des formes de polarisation et de hiérarchie, donc par des rapports de domination, qui mettent en jeu des antagonismes et des luttes qui se déploient sur une multiplicité de fronts. J’examinerai dans un premier temps le cas grec en tant que frontière extérieure, sous l’angle de la « crise des réfugiés », puis, en tant que frontière interne, celle de la lutte à laquelle se livrent des forces sociales antagonistes, à une échelle à la fois nationale et européenne et dans laquelle les institutions de l’UE jouent un rôle décisif. Il deviendra alors possible d’avancer en conclusion quelques pistes sur ce qui me semble être le problème stratégique du moment, à savoir celui de la convergence de ces fronts, et le rôle que le niveau national, européen et plus largement trans- ou inter-national peuvent y jouer.

La « crise des réfugiés », le vrai visage de l’« Europe forteresse »

Commençons par la « crise des réfugiés ». Que nous révèle-t-elle ? Pour aller vite je dirai qu’elle met en lumière d’une façon éclatante une réalité qui bien-entendu lui préexiste, mais dont la perception était jusqu’alors des plus limitées. Cette réalité est celle de l’« Europe forteresse », plus exactement de la « construction européenne », c’est-à-dire de l’UE, comme entité reposant sur une violence terrible mais, la plupart du temps, peu visible à partir de son « intérieur », celui des populations qui y habitent[2].

L’« Europe » dont il est question est celle devant laquelle viennent s’échouer par milliers des gens qui risquent leur vie, et parfois la perdent, en essayant d’y accéder, et qui, malgré tout, le plus souvent, y parviennent. Ils le doivent avant tout à leur obstination et à leur ingéniosité mais aussi, bien que dans une bien moindre mesure, à la pression de secteurs significatifs des opinions publiques qui prennent conscience de l’ampleur du problème. C’est notamment ce qui s’est passé dans la conjoncture particulière de l’année 2015, comme effet d’une crise régionale plus vaste dans l’éclatement de laquelle les puissances européennes portent une responsabilité écrasante. Il convient de le souligner, l’Europe n’est pas extérieure à la crise du Grand Moyen-Orient (GMA). Sans remonter loin dans une histoire tout entière jalonnée par les guerres impérialistes menées par divers Etats européens, au cours des deux dernières décennies ceux-ci ont été à des titres divers partie prenante des guerres et autres interventions militaires qui ont conduit à la désintégration de l’Etat irakien, à la fracturation de la Syrie et à l’implosion de la Libye. L’exode des populations, dont une petite fraction seulement tente de venir en Europe, est la conséquence directe de ce processus de destruction des Etats, qui constitue la forme caractéristique de l’action menée actuellement par les puissances impérialistes, fort différentes en cela tant de la conquête territoriale que des stratégies de reconstruction nationale menées par le passé.

Voilà où réside sans doute le premier paradoxe. On parle d’une « crise migratoire, ou d’une « crise des réfugiés », d’une ampleur majeure en ce qui concerne l’Europe et qu’il faudrait considérer comme un problème, voire comme une menace. Regardons un peu quelques données : au cours de l’année 2015, soit le moment culminant de cette crise, environ un million de personnes sont entrées dans l’UE, dont les quatre cinquièmes à partir de la Grèce. Le chiffre peut paraitre important mais en réalité il ne représente qu’une faible fraction de la vague de 50 millions de réfugiés que la crise du GMA a provoqué ces dernières années ou des 65,3 millions de personnes déplacées à l’échelle mondiale pour l’année 2015[3]. A titre de comparaison, le Liban, pays de moins de cinq millions d’habitants, en a accueilli près d’un million, et plus de deux millions se trouvent en Turquie.

Quand on parle de flux migratoires, il faudrait également rapporter ces chiffres aux mouvements « réguliers » internes à l’espace européen (migrations de travail, d’études, etc.), qui s’élèvent à 3,8 millions de personnes[4], ou à ce mouvement de population saisonnier autrement plus massif qu’est le tourisme. La Grèce se félicite ainsi d’une année touristique exceptionnelle avec 25 millions de visiteurs. Donc 25 millions de visiteurs sont entrés dans le pays, ils y ont effectué des allées-venues de façon tout à fait normale sans que cela ne déclenche de crise particulière, bien au contraire puisqu’il s’agit d’un secteur essentiel pour l’économie mais aussi d’une source d’agrément pour celles et ceux qui visitent le pays. Naturellement, un réfugié ou un migrant ne vient pas faire du tourisme, elle ou il vient pour échapper à la persécution et tenter de construire une vie meilleure. On peut néanmoins se poser la question de pourquoi un flux d’un million de personnes qui essaient d’entrer et de s’installer dans un espace de 510 millions d’habitants – c’est la population de l’UE – est censé provoquer une telle « crise ». La réponse est à mon sens très simple. En réalité, il n’y a pas de crise de réfugiés mais une crise du « régime des frontières » qui s’est construit autour de ce dispositif de la forteresse Europe[5]. C’est ce régime, confronté à un événement comme celui de la crise du Grand Moyen Orient, qui produit cette « crise des réfugiés » et qui, par la suite, la met en scène auprès des opinions publiques et engendre les discours qui justifient les politiques censées la résoudre. Selon Nicholas de Genova ce vocable traduit « une instabilité épistémique permanente au sein du gouvernement de la mobilité humaine transnationale, qui repose elle-même sur l’exercice d’un pouvoir sur la classification, la dénomination et le partage des «migrants»/«réfugiés», et la multiplication plus générale des nuances et des contradictions subtiles parmi les catégories encadrant la mobilité »[6].

Comment faut-il comprendre cette notion de régime des frontières que l’on désigne par la notion d’« Europe forteresse » ? J’utilise cette métaphore pour des raisons de commodité et parce qu’elle permet de capter une partie de la réalité de la chose, d’en donner du moins une représentation qui frappe les esprits et qui fait sens. Il ne s’agit toutefois que d’une métaphore, qui renvoie à l’idée d’une digue construite pour séparer nettement un extérieur et un intérieur et établir un strict contrôle des mouvements entre les deux côtés de la ligne de partage. Or, la digue en question est en fait une affaire extrêmement complexe, et s’il s’agit d’une forteresse, il faut la concevoir à la façon de ces constructions érigées selon un plan très sophistiqué, qui comporte plusieurs lignes de défense faites non seulement de murs mais aussi de tranchées, de casemates, et d’avant-postes en tout genre.

A l’époque contemporaine, et avec les moyens technologiques dont les Etats disposent, les lignes de fortification sont devenues mobiles, elles comportent notamment toutes sortes de moyens de surveillance électronique qui viennent renforcer un arsenal militaire et répressif de plus en plus sophistiqués. Leurs effets sont démultipliés au moyen de partenariats établis avec d’autres Etats, ou avec des agences transnationales à l’instar de celles qui dépendent directement de l’UE, qui permettent une mise en commun des moyens de contrôle et de surveillance. On est passé, en d’autres termes, d’une logique de simple souveraineté étatique à des « relations hybrides de logiques souveraines et d’obligations communes, parfois très inéquitables »[7]. De ce fait, loin de se traduire par une quelconque « ouverture, l’« européanisation » des frontières s’est traduite par un renforcement et une « rigidification » considérables de l’arsenal traditionnel de contrôle du territoire à travers une démultiplication des lignes d’inclusion et d’exclusion à la fois vers l’intérieur et l’extérieur. La frontière de l’UE, véritable nom de l’« Europe forteresse » s’étend ainsi d’un espace qui va de l’Arctique au Sahara et de l’Atlantique à l’Irak, puisque une bonne partie des pays du pourtour méditerranéen – à commencer par la Turquie – et même de l’Afrique saharienne et subsaharienne sont transformés en « zones tampon » et annexés ainsi au dispositif de la frontière de l’UE. Selon de récentes dispositions discutées lors du Conseil de l’UE qui s’est tenu le 23 mai 2016[8], il est désormais question d’inclure dans cet espace l’Irak, le Bangladesh ou le Pakistan afin de faciliter les « réadmissions », c’est-à-dire les retours forcés de migrants et des demandeurs d’asile – naturellement dans le mépris le plus complet de l’état des droits humains dans la plupart des pays en question.

La notion de « frontière » se trouve ainsi complexifiée, sans que cela n’entraîne le moindre relâchement du niveau de contrôle exercé sur les individus ou les populations – bien au contraire. Selon une première approximation, on pourrait dire que le relâchement du contrôle sur les frontières des Etats-membres de l’UE s’est accompagné de son renforcement sur la frontière « externe ». En réalité, ce sont les notions même d’« intérieur » et d’« extérieur » qui sont bouleversées, selon un processus à double sens. Car si, d’un côté, le Mali et la Turquie se trouvent intégrés au régime européen (au sens de l’UE) des frontières, on voit, d’un autre côté, se multiplier, à l’intérieur même du territoire de l’UE, des zones « déterritorialisées », extraites de façon plus ou moins aboutie à l’ordre légal et aux garanties dérivées des conventions internationales dont les Etats sont en principe partie prenante. Zones et centre de rétention, à proximité des aéroports, des ports ou d’autres points de passage, camps « provisoires », ou supposés tels, où s’entassent dans des conditions qui rappellent celles de zones de guerre les indésirables à qui, à l’évidence, on dénie la pleine humanité.

En réalité, l’espace « européen » est loin de constituer une réalité homogène. Si l’on examine en effet l’espace européen au sens géographique du terme, sans doute le moins contestable (même s’il n’a rien de « naturel »), il faut en effet commencer par distinguer les pays qui font partie de l’UE et les autres, dont la Russie, l’Ukraine, la Biélorussie, la Norvège, plusieurs pays des Balkans, la Suisse et, bientôt, le Royaume-Uni. Si on resserre la focale sur la question qui nous préoccupe ici, celle du régime des frontières, donc des conditions d’entrée, de circulation et de sortie de cet espace, les choses sont encore plus compliquées, car ce régime européen – au sens cette fois de l’UE – des frontières ne coïncide que partiellement avec celui constitué par les Etats-membres de l’UE, tandis que l’espace extérieur à celle-ci se présente également comme une configuration différenciée et soigneusement hiérarchisée.

On peut ainsi distinguer au moins quatre sous-espaces internes à cet espace géographique européen.

Il y a tout d’abord ce qu’on appelle l’espace Schengen qui regroupe 22 des 28 membres actuels de l’UE, qui est celui au sein duquel on s’approche le plus, sur le principe du mois, d’une libre circulation des personnes, donc d’un relâchement des frontières internes. Relevons à ce propos deux éléments importants.

Tout d’abord, le fait que certains pays, au nombre de cinq, font partie de l’UE mais pas de l’espace Schengen. Le Royaume-Uni est de ceux-là, aux côtés de la Bulgarie, de la Croatie, de Chypre et de la Roumanie, et sa prochaine sortie de l’UE ne change rien au fait qu’il aura fait la démonstration qu’on peut en faire partie pendant près d’un demi-siècle sans adhérer au principe de l’espace Schengen. Il s’agit donc d’un deuxième sous-ensemble, interne à l’UE mais soustrait à l’une de ses règles essentielles.

D’un autre côté, l’espace Schengen s’étend au-delà des frontières de l’UE, puisqu’en font également partie la Norvège, la Suisse et l’Islande, en plus d’enclaves territoriales du type Liechtenstein, Monaco ou Saint-Marin. Il y a donc là un troisième espace, qui est une sorte d’extension du premier, et qui, tout en étant au-delà de la frontière proprement dite, devient toutefois plus « interne », et, de ce fait, plus proche du premier sous-ensemble, que ne l’est le second.

Et puis, il y a des pays européens qui ne font partie ni de l’UE ni de l’espace Schengen, comme par exemple bon nombre de pays des Balkans (Albanie, Serbie, Monténégro, Bosnie, Macédoine) mais aussi la Russie, l’Ukraine, la Biélorussie, la Moldavie ainsi que la Turquie. Cet ensemble est lui-même loin de constituer un tout homogène puisqu’en la matière il est régi par un ensemble de dispositifs – qui vont du visa d’entrée plus ou moins aisément octroyé aux modalités de surveillance concrète de la frontière – lui-même différencié et qui fait l’objet d’un permanent rapport de forces entre l’UE, certains de ses Etats-membres et les Etats en question.

Ainsi donc la dite « construction européenne », c’est-à-dire celle de l’UE, et le régime des frontières qui en découle, loin d’unifier véritablement l’« Europe » conduit au contraire à sa fracturation sur des lignes nouvelles, qui renouent pour partie avec des lignes de partage antérieures à la guerre froide, si ce n’est à la première guerre mondiale, notamment entre une Europe « occidentale » et l’« Est », qui correspond à des pays ayant fait partie de l’Empire ottoman ou de l’aire russophone.

Nul hasard justement si l’aire balkanique se détache clairement dans cet ensemble. En réalité, – à l’exception de la Grèce, qui continue à cet égard de bénéficier de son statut d’avant-poste de l’« Occident » du temps de la guerre froide (qui fût en l’occurrence tout à fait « chaude » puisqu’elle a conduit à une guerre civile) – cette aire a ceci de particulier qu’elle partage une commune condition d’exclusion de la « liberté de circulation » (des personnes s’entend) de ses ressortissants, que les Etats en question fassent ou non partie de l’UE. D’où la question de la « route des Balkans », qui fût la principale voie de passage empruntée par les réfugiés et les migrants lors de la « crise » de 2015, avant sa fermeture progressive, scellée par l’accord entre l’UE et la Turquie de mars 2016.

Prenons ainsi le cas d’un réfugié qui entre dans l’UE en passant par la Grèce, qui fait un détour par la Bulgarie, car il y a un engorgement à la frontière au passage avec la Macédoine, puis qui revient vers la Macédoine, continue par la Serbie, passe par la Hongrie pour aller enfin en Allemagne, faisant ainsi un parcours quasi-complet de la « route des Balkans ». Ce réfugié aura ainsi traversé sept Etats et pas moins de cinq régimes frontaliers différents, dont deux strictement nationaux et trois qui relèvent des sous-ensembles listés auparavant.

Les choses se compliquent toutefois encore davantage. Si l’on s’en tient en effet au seul sous-espace Schengen, il apparaît à son tour comme intérieurement divisé et hiérarchisé. Cette ligne de fracture se joue sur la question du droit d’asile. Ce droit est régi par la convention dite de Dublin, qui stipule qu’un réfugié qui essaye d’accéder à l’asile au sein de l’UE doit déposer son dossier là où il a été enregistré, c’est-à-dire dans le premier pays d’entrée de l’UE, et rester dans le pays en question jusqu’à ce que sa demande soit examinée. Dans le cas contraire, il est passible de renvoi dans ce pays, et devient ainsi un « dubliné », c’est-à-dire un paria balloté d’un pays à un autre, au gré de l’application plus ou moins stricte de dispositifs visant essentiellement à l’empêcher de bénéficier de droits en principe garantis par les conventions internationales.

Cette disposition signifie que les pays du sud européen, à savoir la Grèce, l’Italie et l’Espagne, qui sont les portes d’entrée « naturelles » de l’UE, deviennent une zone de transit ou plus exactement une trappe pour les migrants et les réfugiés. Ainsi donc, avant même de devenir les « PIIGS » de la crise de la dette publique qui éclate à partir de 2010, ces pays sont déjà constitués en une « périphérie » européenne, dont la fonction est de filtrer les « flux migratoires » et d’en préserver ainsi les pays du centre. Pourtant, nous l’avons vu, si le sud de l’UE devient une « trappe à migrants », la véritable frontière européenne ne se situe même pas là. L’UE et les agences qui en dépendent, en premier lieu Frontex, ont en effet passé des accords avec la plupart des pays limitrophes, et ne cessent de vouloir étendre le périmètre de cette aire. Moyennant quelques avantages financiers, ces pays jouent à la fois le rôle de filtres, de sas de rétention, bref de zones-tampons de la « forteresse UE ». Il se chargent ainsi de dissuader les départs vers l’UE, mais aussi d’accepter les renvois des personnes qui ont transité par leur territoire puisque, en vertu de ses accords, ces pays, dont la plupart sont des dictatures ou des régimes autoritaires, sont considérés comme des « pays sûrs », vers lesquels on peut donc tranquillement renvoyer réfugiés et migrants indésirables sur le sol européen, ou plutôt « UEien ».

Laisser mourir et faire vivre en Méditerranée

À en juger par la répartition des flux migratoires, le critère sans doute le plus pertinent en la matière, la frontière externe de l’UE est avant tout sa frontière sud, et elle est principalement une frontière maritime, la Méditerranée. Et cette frontière s’avère particulièrement létale, nous le verrons dans un instant. Elle se présente d’emblée comme le lieu où s’exerce un entrelacement de pouvoirs souverains, ceux des Etats limitrophes bien entendu, mais auxquels se superposent désormais les autorités de l’UE et des agences, notamment de celle qui est plus particulièrement chargée du contrôle des frontières de l’UE, dont l’action transforme considérablement les modalités de l’action étatique – sur laquelle elle prend appui par ailleurs[9]. Ces pouvoirs se manifestent donc avant tout comme pouvoir de vie ou de mort, pouvoir de faire mourir ou de laisser vivre. Pour le dire autrement, l’objectif poursuivi par les mécanismes de contrôle n’est pas d’affirmer une quelconque impénétrabilité des frontières, a fortiori quand il s’agit d’une frontière maritime de cet ordre, de rendre impossibles des traversées dont on sait pertinemment que, pour l’essentiel, elles auront lieu de toute façon, mais de décider si et dans quelle mesure ce sera telle ou telle « voie de passage » qui sera empruntée, avec tel ou tel taux de mortalité correspondant à chacune d’entre elles. De décider si, et dans quelles conditions, on décide de « secourir » (ou de laisser secourir), si le secours ou l’accueil prodigué est jugé trop incitatif ou pas assez dissuasif – c’est la théorie de l’« appel d’air » – pour que la gestion du flux, donc l’arbitrage qu’elle implique entre laisser mourir (par noyade) et faire vivre, soit jugée acceptable.

Examinons rapidement quelques données. En 2015, lorsque la « crise des réfugiés » a atteint son pic, on a compté environ un million d’arrivées de migrants et de réfugiés sur le territoire de l’UE, la quasi-totalité par voie maritime, et 3 800 personnes décédées en Méditerranée, en augmentation de près de 10% par rapport à l’année précédente où le nombre s’élevait à 3 300[10]. En 2016, année pendant laquelle le nombre d’arrivées a drastiquement chuté (passant d’un million à 363 mille) du fait de l’accord conclu entre l’UE et la Turquie, ce nombre a pourtant considérablement augmenté, dépassant pour la première fois le seuil des cinq mille, soit une augmentation de 35%. C’est précisément cet accord qui est responsable de ce record terrifiant, car il a déplacé les voies de traversée de l’est vers le centre Méditerranée, en d’autres termes de la Grèce vers l’Italie. Or cette voie centrale est bien plus dangereuse que la traversée de la côte turque vers les îles grecques. Quant à l’année en cours (2017), le chiffre pour les cinq premiers mois de l’année est de 1 570 décès pour un nombre d’arrivées bien plus réduit (60 000 contre 200 000 arrivées et 1 400 décès pour la période équivalente en 2016), ce qui veut dire que, malgré une baisse en chiffre absolu du nombre de mort, la léthalité des traversées a littéralement bondi, triplant d’une année sur l’autre.

Poursuivons un instant cette comptabilité macabre : depuis 2014, on ne compte pas moins de 13 700 personnes décédées en traversant la Méditerranée, soit en moyenne 336 par mois. Mais quels sont les chiffres pour les périodes qui précédent ? Selon les sources considérées comme faisant autorité en la matière, émanant d’ONG ou d’observateurs comme United for Intercultural Action, le Missing Migrant Project de l’International Organization for Migration ou encore Fortress Europe, on obtient les deux estimations suivantes[11]. Selon la première, entre 1993 et 2012, le nombre de décès est de 17 300 personnes ; selon la deuxième, entre 1988 et 2014, il s’élève à 19 800, dont 14 800 en Méditerranée. Mais il existe des estimations fiables significativement plus élevées, comme celles du projet The Migrants Files, qui évaluent les morts à 30 000 entre 2000 et juin 2016[12]. Encore faut-il savoir que « la plupart des associations européennes d’aide aux migrants estiment qu’il faudrait multiplier par deux, voire par trois, les chiffres les plus pessimistes pour prendre en compte ceux qui disparaissent sans laisser de traces »[13] – sans oublier que la traversée du Sahara, étape préalable à celle de la Méditerranée pour une grande partie des migrants, est bien plus létale que celle-ci.

La conclusion est tout à fait évidente : la Méditerranée est devenue un véritable charnier liquide, sans que cela ne suscite d’émotion particulière, du moins jusqu’à la vague de réfugiés et de migrants de ces dernières années, consécutive au grand chambardement moyen-oriental. Et cette réalité n’est que l’autre face du fait que la Méditerranée est devenue « le théâtre d’un genre nouveau de guerre, une bataille contre les migrants dans laquelle s’est engagée l’Union Européenne »[14].

L’évolution temporelle de la courbe est, du reste, fort instructive. Deux éléments s’en dégagent : tout d’abord un faible nombre (estimé) de décès avant 1990, et qui n’augmente que légèrement jusqu’en 1995, moment de pleine mise en œuvre des dispositions de l’espace Schengen. Comme le soulignent Tamara Last et Thomas Spijkerboer dans leur étude des statistiques de décès de migrants, « le nombre relativement faible de décès de migrants avant 1990 est sans doute lié au fait qu’il était beaucoup plus facile d’atteindre l’Europe par des moyens réguliers, même en l’absence d’autorisation gouvernementale officielle d’immigrer. L’introduction d’obligations de visa pour de nombreux pays d’origine, conjuguée aux sanctions à l’encontre des passeurs, a entraîné un basculement des moyens de transport réguliers, tels que les avions et les ferries, vers les moyens de transport irréguliers comme les bateaux de pêche »[15]. Par ailleurs, certains points de passage en direction des rivages européens, tels les enclaves espagnoles en territoire marocain de Ceuta et Melila, jusqu’alors « fluides et sans entraves… ont commencé à voir l’érection de clôtures après l’adhésion de l’Espagne au traité de Schengen en 1991 »[16], ouvrant la voie à un processus similaire en d’autres points d’entrée du territoire européen. C’est donc bien le processus d’européanisation des frontières, en d’autres termes la construction de la « forteresse Europe », qui est responsable de ce carnage sans précédent dans l’histoire européenne en temps de « paix ».

Une autre illustration de cette responsabilité spécifique de l’européanisation des frontières – en d’autres termes de l’affirmation d’un quasi-pouvoir souverain de l’UE – dans l’augmentation dramatique de ce « laisser mourir » en Méditerranée se trouve dans l’abandon par l’Italie de l’opération de sauvetage des migrants en mer Mare Nostrum et son remplacement par une opération menée par Frontex, donc du ressort direct de l’UE. Un naufrage survenu le 3 octobre 2013 au large de Lampedusa, qui a provoqué la mort de 366 migrants, déclenche une profonde émotion en Italie et mobilise fortement l’opinion publique. Enrico Letta, alors premier ministre de centre-gauche, lance une vaste opération de la marine italienne destinée à la fois à secourir les immigrants naufragés et à dissuader les passeurs, avec une claire priorité accordée au premier objectif. Pour ce faire, les bâtiments de la marine italienne naviguent jusque dans les eaux libyennes. En moins d’un an, environ 150 000 migrants sont secourus, chiffre tout à fait remarquable si l’on songe que le nombre total d’arrivées en Italie par la mer s’élève à 170 000 pour l’ensemble de l’année 2014[17]. Or, suite au refus de l’UE de couvrir une partie du coût élevé de l’opération (neuf millions d’euros par mois) et de l’hostilité manifestée par les représentants de la droite berlusconienne au sein du gouvernement, Angelico Alfano – ministre de l’intérieur – en tête, l’opération s’arrête à la fin août 2014. C’est alors l’agence de l’UE Frontex qui prend le relais, et lance l’opération Triton. Les moyens sont bien plus limités – et le coût mensuel à peine un tiers de celui de Mare Nostrum – mais c’est surtout le but de l’opération qui change du tout au tout. Il ne s’agit plus désormais de secourir les migrants mais de surveiller les eaux territoriales européennes. Résultat : des naufrages non-secourus à répétition, une explosion du taux de mortalité qui passe de 1 pour 50 quand les bateaux de Mare Nostrum étaient en activité, à 1 pour 14 dès l’arrêt de l’opération[18]. Le très mesuré Haut-Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (HCR) parle d’une « hécatombe jamais vue en Méditerranée »[19].

Le tollé soulevé par un nouveau naufrage au large de Lampedusa, en avril 2015, encore plus meurtrier que les précédents puisque pas moins de 800 personnes y laissent leur vie, forcera l’UE de réagir et de lancer l’opération Sophia. Mais ces missions sont dans la continuité de celles de Triton : « lutte contre les passeurs » et surveillance des eaux territoriales, en d’autres termes empêcher les migrants d’atteindre les côtes italiennes et dissuader les départs. En avril 2016, Federica Mogherini, haute représentante de l’UE aux affaires étrangères et à la politique de la sécurité – également membre du Parti démocrate de Matteo Renzi, qui a entretemps succédé à Letta – lui accorde un satisfecit et déclare que l’opération Sophia est un « succès » puisqu’elle a permis de stopper 68 passeurs, de « neutraliser et rendu hors d’usage 104 bateaux » et de « sauver en mer » 12 600 personnes, soit moins d’un douzième que ce que l’opération Mare Nostrum avait permis[20]. Ce cas met en évidence une dimension essentielle du dispositif européen du « laisser mourir / faire vivre », à savoir l’indissociabilité de ces deux aspects en tant qu’affirmation d’un dispositif de violence mortifère, dont la mise en œuvre tend à être transférée des Etats nationaux vers les instances supranationales de l’UE. Point décisif, ce transfert s’opère à bas bruit, d’où l’extrême difficulté d’exercer un contrôle démocratique et d’interroger sa légitimité, là encore à l’inverse du « monopole de la violence légitime » détenue par l’Etat national selon la célèbre définition de Max Weber. Pour le dire autrement, « humanitaire et sécuritaire sont les deux faces complémentaires d’un même [mode de] gouvernement. L’assistance et la compassion affichées permettent d’occulter les responsabilités tout en renforçant le contrôle et la répression »[21].

L’évolution temporelle de la courbe des décès recèle toutefois d’autres indications utiles. On constate en effet que le nombre de victimes décolle à partir de 2001, et, surtout, à partir de 2003, avec les guerres d’Afghanistan et de l’Iraq. Ainsi, avant la hausse brutale due à la crise syrienne et moyen-orientale de 2010, on observe un taux annuel apparemment considéré comme « normal » de plus d’un millier de personnes décédées en essayant d’atteindre l’Europe. Je parle ici d’une « normalité » car comment interpréter autrement le décalage entre l’absence d’émotion suscitée par la mort de dizaines de milliers d’êtres humains, dans leur écrasante majorité du reste des morts « anonymes », non répertoriées par les autorités et indignes d’une vraie sépulture au sens propre, avec celle suscitée par exemple par le millier de morts causés par la traversée de la frontière entre l’Allemagne de l’Ouest et la RDA (dont un quart à Berlin) durant la guerre froide ?

Je ne vois qu’une seule explication possible à cet état de fait. Un(e) Africain(e), un(e) Arabe, un(e) Afghan(e) qui meurt noyé(e) en Méditerranée, qui fuit la guerre, l’oppression et/ou l’extrême misère, n’est pas vu comme un être humain au même titre que ces Allemands qui tentaient de fuir le « communisme » et qui étaient accueillis comme des héros de la liberté. Et cela prolonge bien entendu une longue histoire qui est celle du colonialisme et des formes, toutes violentes, de domination que l’Europe et l’Occident ont exercé sur le reste du monde et dans la pleine continuité de laquelle s’inscrit la « construction européenne » et son fruit empoisonné, l’UE.

Quel est le rôle de la Grèce dans cette situation ? On peut dire qu’il est double. D’une part, la Grèce fait le gendarme – plus exactement le garde-chiourme – de l’Europe dont elle est le poste frontière sur son vaste flanc sud-est. Cela ne date pas d’aujourd’hui, même si l’accord entre la Grèce et la Turquie de mars 2016 a pérennisé cet état de fait. Il faut remonter au moins à la construction de la barrière barbelée[22] (et truffée de moyens de surveillance électroniques) autour de la rivière Evros, qui constitue la seule frontière terrestre entre la Turquie et la Grèce, et qui, depuis son déminage partiel, permettait d’accéder à peu près en sécurité à la Grèce. La décision de sa construction a été prise par le gouvernement « socialiste » en 2011 et l’ouvrage a été inauguré à la fin de l’année suivante par le gouvernement tripartite dirigé par la droite d’Antonis Samaras. Le gouvernement Syriza, qui accède au pouvoir en janvier 2015, n’a rien fait pour mettre à bas cette barrière de la honte, et il faut dire que, sur ce point en particulier, le programme initial de Syriza restait vague, même s’il comportait par ailleurs de nombreux engagements en faveur de l’accueil des réfugiés et des migrants – engagements qui ont, pour l’essentiel, assez rapidement connu le sort du reste de ce programme[23]. Or, le drame dont la mer Egée est le théâtre est la conséquence directe du fait que, suite à la construction de cette barrière, la voie maritime, avec son cortège de noyades, de rackets et de drames, a pris le relais d’une route terrestre, infiniment moins dangereuse mais devenue impraticable. En tant qu’avant-postes et serviteurs zélés du régime européen des frontières, les gouvernements grecs qui se sont succédés au cours de ces dernières années portent ainsi une part écrasante de responsabilité dans le carnage qui se déroule dans ses eaux territoriales.

Le deuxième aspect de l’implication de la Grèce dans la nouvelle phase de la « forteresse Europe » telle qu’elle émerge de la « crise des réfugiés » des dernières années est consignée dans l’accord conclu entre l’UE et la Turquie en mars 2016. Rappelons rapidement le processus qui y a conduit : à partir de l’automne 2015, les pays qui se trouvent sur la « route des Balkans » ferment les uns après les autres leur frontière, sous l’impulsion du « groupe de Visegrad » (Hongrie, Pologne, Tchéquie, Slovaquie) agissant en étroite liaison avec l’Autriche et des secteurs du gouvernement allemand hostiles à la politique d’accueil que Merkel a mis en œuvre pour une durée limitée. Suite à ce naufrage de toute notion de politique européenne d’accueil des réfugiés, la Grèce cesse de facto d’être une zone de transit, et devient un camp de rétention à ciel ouvert. Près de 60 000 personnes se trouvent ainsi, du jour au lendemain, prises au piège et des situations intolérables se créent notamment dans les zones frontalières du Nord du pays et dans les îles les plus proches de la côte turque.

La coordination européenne ayant magistralement échouée s’agissant de l’accueil d’un nombre pourtant fort réduit de réfugiés, ne tardera pourtant guère à se remettre en place, cette fois pour les tenir fermement aux portes de l’Europe. En mars 2016, l’UE et la Turquie signent un accord pour sceller définitivement la « route des Balkans »[24]. Chaque disposition de cet accord, accueilli avec un lâche soulagement par Alexis Tsipras et son gouvernement, constitue une violation du droit d’asile tel qu’il est défini par les conventions internationales. La Turquie s’engage ainsi à ne plus permettre les traversées « irrégulières » à partir de ses côtes, en contrepartie d’une promesse de levée des restrictions des visas pour l’UE accordés à ses ressortissants, de l’ouverture d’un nouveau chapitre des négociations sur l’adhésion de la Turquie à l’UE ainsi que d’une aide financière destinée à couvrir une partie du coût de l’accueil des réfugiés sur son sol. Les réfugiés et migrants qui réussiraient malgré cela à atteindre les îles grecques se verront refoulés vers la Turquie. Précisons que si les engagements turcs ont été tenus, ceux de l’UE ne l’ont pas été, élément sur lequel Erdogan ne cesse de jouer.

L’une des dispositions les plus scandaleuses de l’accord UE-Turquie se trouvent dans la règle du « un contre un » concernant les réfugiés syriens, à savoir que ceux-ci ne seront acceptés sur le sol de l’UE qu’en tant que contrepartie d’un nombre égal renvoyés sur le sol turc, et ce dans la limite de 72 000 personnes. Par ailleurs, l’accord se traduit par une dégradation dramatique des conditions de séjour des 60 000 réfugiés et migrants piégés en Grèce : les centres d’accueil, tout particulièrement ceux situés dans les îles, se trouvent transformés en centres de rétention fermés tandis que des milliers de fonctionnaires de Frontex sont dépêchés sur place pour prêter main-forte aux autorités grecques et renforcer la militarisation de la frontière. Le renvoi massif des demandeurs qui se voient refuser l’asile a été jusqu’à présent évité, suite aux nombreux recours devant les tribunaux, mais cet acquis est fragile, car les autorités grecques, sous l’étroite supervision de l’UE, renforcent les pressions pour que l’accord UE-Turquie soit intégralement appliqué[25]. Reprise en main par l’Etat grec et les fonctionnaires de l’UE des commissions qui traitent des demandes et des recours, et, surtout, engagements fermes contractés le 8 décembre dernier auprès de la Commission Européenne, et de son « coordinateur pour l’application de l’accord UE-Turquie » Martin Verwey, pour accélérer les reconduites des demandeurs d’asile et « désengorger » en quelques mois les îles où se retrouvent piégés réfugiés et migrants, la capitulation sur ce dossier comme sur tous les autres, du gouvernement de Syriza est patente[26].

Quant aux conditions matérielles de séjour, elles demeurent intolérables, démonstration évidente de la faillite d’une politique conjointement menée par l’UE et les autorités grecques qui consiste à sous-traiter aux ONG – plus exactement à des ONG sélectionnées en fonction de leur disposition à « coopérer » avec les autorités – les fonctions que l’Etat grec défaillant n’est plus en mesure d’assumer. Comme le souligne un acteur qui entend rester anonyme d’une ONG engagée sur le terrain, l’incapacité à satisfaire les besoins élémentaires d’à peine 60 000 réfugiés, dans un pays en paix membre de l’UE, révèle de façon éclatante l’« échec des organisations d’assistance humanitaire »[27]. Il y a toutefois davantage : avec la transformation des centres d’accueil et d’enregistrement des migrants, simple étape d’un parcours appelé à se poursuivre, en lieux d’enfermement, de « relocalisation » et de gestion des renvois « la Grèce est devenue, comme l’Italie, un terrain d’expérimentation des politiques européennes du verrouillage des frontières et de la dissuasion des migrations »[28].

Pour conclure sur ce point, l’accord entre l’UE et la Turquie ne constitue pas une faute, une transgression des soi-disant « valeurs européennes » car celles-ci ont depuis longtemps sombré dans les eaux de la Méditerranée avec les dizaines de milliers d’êtres humains qui y ont péri. Elle s’inscrit dans le droit fil de la logique qui a présidé dès le départ à la « construction européenne » et qui a fait de la frontière entre l’UE et le reste du monde une ligne qui sépare en fin de compte la pleine humanité, blanche et européenne, de la sous-humanité vouée à une « vie précaire » et à une mort anonyme dont les eaux de Lampedusa ou de Lesbos sont devenues les éternels témoins.

La Grèce sous le régime de la Troïka, moment de vérité de l’UE

J’en viens maintenant à quelques remarques sur la Grèce comme « frontière interne » de l’Europe, comme avant-poste, ou, si l’on préfère, comme laboratoire de la lutte des classes telles que les classes dominantes la mènent avec une vigueur renouvelée. Quand on parle des politiques appliquées à la Grèce, on utilise souvent les mots de politiques d’austérité. C’est juste, bien entendu, mais c’est aussi en partie trompeur car, de l’austérité, il y en a partout, en Grèce comme en France aussi bien qu’au Royaume-Uni, qui s’apprête à quitter l’UE, et cela pour une raison simple. L’austérité, et, plus généralement, l’approfondissement des politiques néolibérales, désignent la stratégie de sortie de crise adoptée depuis 2008 par les classes dominantes pour faire face aux contradictions du régime financiarisé d’accumulation qui se manifestées ces dernières années. Il y a pourtant une spécificité grecque comparable à celle dont il a été question à propos du régime des frontières. Cette spécificité c’est un régime politique d’exception instauré sous la forme la plus achevée et la plus durable en Grèce et, sous une forme plus diluée, dans la périphérie du sud de l’Europe. Ce régime s’est construit par étapes successives, il s’est institutionnalisé autour d’un dispositif dont le signifiant est utilisé par les Grecs pour nommer la période que traverse leur pays depuis sept ans : les mémorandums, en anglais, langue-reine en la matière, Memorandums of Understanding – ou MoUs comme ils sont parfois désignés.

En quoi consistent ces mémorandums, au nombre de trois depuis 2010 – sans compter les multiples accords et train de mesures qui en réactualisent les principales dispositions ? Au cœur de la crise grecque, ainsi que celle des pays de la périphérie européenne se trouve le surendettement, à la fois privé et public, qui traduit lui-même des tendances lourdes à la polarisation économique au sein même de l’UE et tout particulièrement de la zone euro. Ainsi, la Grèce, le Portugal, l’Irlande et, dans une moindre mesure, l’Espagne ont connu des situations de surendettement alors que l’Allemagne ne cesse de crouler sous les excédents. En arrière-fond de la crise de la dette se trouve donc une configuration européenne qui tend à creuser de plus de plus en clairement les écarts entre des pays du centre et une périphérie, ou plutôt des périphéries, car à la périphérie sud interne à l’UE vient s’ajouter la seconde, celle de l’est, depuis longtemps réduite à un statut de Mezzogiorno européen, pourvoyeur de main d’œuvre bon-marché. Surendettés, les pays de la « première » périphérie se sont ainsi trouvés dans l’impossibilité d’emprunter sur les marchés, comme les y obligent les règles de la zone euro, et ont dû recourir à des « plans d’aide », c’est-à-dire à des emprunts accordés par les institutions de l’UE, avec la participation du FMI. Les mémorandums ne sont pas autre chose que les accords signés par ces pays, en commençant par la Grèce, en contrepartie des prêts obtenus et qui visent à assurer qu’ils continuent à rembourser leurs dettes. Le mécanisme qui s’est mis en place consiste ainsi à s’endetter de nouveau pour rembourser une dette préexistante, quitte à se retrouver, au bout de l’opération, avec un niveau d’endettement encore supérieur – ce qui s’est effectivement réalisé dans le cas de la Grèce.

Les mémorandums ne sont pas autre chose que la liste des conditions imposées par les créanciers en contrepartie des emprunts accordés. Ce sont des documents qui font des milliers de pages, à peu près un millier pour le texte de l’accord à proprement parler, complété des milliers de pages d’annexes. Ils ont été votés à chaque reprise par le parlement grec selon des procédures expéditives, véritable simulacre de débat parlementaire, lequel n’a jamais excédé les 48 heures. Ainsi le troisième mémorandum, fruit de la capitulation de Tsipras de juillet 2015, a été voté par le parlement grec en moins de 24h un mois plus tard. Il y avait même non seulement, comme à l’accoutumée une date butoir mais également une heure précise fixée par l’UE pour que le parlement vote le texte. Le débat à proprement parler a duré environ sept heures, pour un document d’un millier de pages, communiqué aux parlementaires par mail la veille à 17 heures, sans même avoir été traduit, l’essentiel du texte ayant été expédié en anglais. Il en a été de même pour les paquets de mesures d’austérité votés depuis 2010, tous approuvés selon les mêmes procédures expéditives par un parlement réduit au rôle de chambre d’enregistrement des conditions dictées par les créanciers.

Pour humiliante qu’elle soit, la procédure n’est pas simplement de l’ordre du symbole. Ce qui est en jeu ici, c’est bien le démantèlement de la souveraineté nationale et populaire. J’insiste sur les deux termes : pour imposer la « thérapie de choc », massivement rejetée par la population, il fallait détruire la démocratie, y compris sous sa forme représentative, fort limitée et problématique par ailleurs, donc bafouer toute notion de souveraineté populaire. Mais pour y parvenir, il était indispensable d’utiliser la machinerie de l’UE pour démanteler la souveraineté nationale, remodeler en profondeur l’Etat grec lui-même, son fonctionnement institutionnel et la matérialité même de ses moyens d’action les plus essentiels.

La logique de ces mémorandums n’a rien de bien original, ce n’est pas autre chose que les programmes d’ajustements structurels qui ont été auparavant appliqués dans les pays du sud, sous les auspices du FMI. Leurs ingrédients de base sont invariants : limitation drastique de la dépense publique, dérégulation massive de l’économie, à commencer par celle du marché du travail, diminution drastique du « coût du travail », c’est-à-dire des salaires et des prestations sociales, privatisation de ce qui reste de ressources et d’entreprises publiques. La seule originalité c’est qu’ils s’appliquent pour la première fois à un pays européen « occidental », pas à la seconde périphérie issue du camp socialiste. Et pour ce faire, le FMI joue un rôle essentiel mais relativement auxiliaire, puisqu’il a été appelé à la rescousse par ce qu’on appelle la Troïka, qui réunit les bailleurs de fond de la Grèce depuis la mise en œuvre des « plans d’aide », c’est-à-dire la Commission européenne, la Banque Centrale Européenne et le FMI. Avec le troisième mémorandum la Troïka est devenue le « quatuor », du fait de la participation du Fond monétaire européen de stabilité, et elle est maintenant désignée comme « les institutions » pour faire oublier le nom initial, devenu difficile à porter.

Le but recherché par la mise en œuvre des mémorandums est de dégager des excédents budgétaires élevés – actuellement de l’ordre de 3,5% du PIB, appelés à perdurer au-delà même de 2018, date à laquelle vient à échéance l’accord actuellement en cours. Ces excédents sont intégralement consacrés au remboursement de la dette et visent à la rendre « soutenable », à savoir remboursable sans recours à de nouveaux plans d’aide. Par ailleurs, la baisse du coût du travail et la dérégulation de l’économie sont censés apporter des gains de compétitivité, attirer des investissements et conduire à terme à un redressement de l’économie.

Le résultat, on le sait, est un désastre sans précédent depuis les années 1930, pire que celui provoqué par la dernière guerre mondiale. En sept ans, la Grèce a perdu plus d’un quart de son PIB, elle est descendue du 28e au 38e rang mondial dans le classement correspondant, derrière la Slovénie, le Portugal et la Tchéquie et dans le voisinage immédiat des pays baltes, mais également de plusieurs pays latino-américains (Uruguay, Barbade, Trinidad, Chili). Dit autrement, en 2009, le PIB par habitant de la Grèce représentait 71% de celui de l’Allemagne, 69% de celui de la France, et était supérieur de 62% de celui de la Corée (du Sud). En 2016, il était estimé à 43% de celui de l’Allemagne, à 47% de celui de la France et il était devenu inférieur de 31% de celui de la Corée[29]. Le pays se trouve toujours plongé dans la récession, dont seul le rythme s’est atténué et ce malgré des années touristiques exceptionnelles du fait de l’évolution du contexte géopolitique régional. Le taux de chômage officiel est de 23%, supérieur à 50% pour les jeunes. Plus d’un tiers de la population se trouve exposé au risque de pauvreté (35,7%), seules la Roumanie et la Bulgarie enregistrant un taux supérieur au sein de l’UE[30]. Signe infaillible des situations de détresse, le pays se vide de ses forces vives. Plus de 400 000 Grecs ont quitté le pays depuis 2010, auxquels ils convient d’ajouter plus de 200 000 travailleurs immigrés qui s’y étaient installés. Près de 70% des Grecs qui émigrent sont titulaires d’un diplôme universitaire et plus de la moitié appartiennent à la tranche d’âge des 25-39 ans, la plus cruciale dans la pyramide de la population active[31].

Dernier élément – mais certainement pas le moindre – à ajouter à ce terrible tableau : la faillite de cette politique ne se mesure pas seulement à l’étendue des effets destructeurs qu’elle a provoqués mais à sa totale incapacité à régler la question de la dette publique de la Grèce, qui fut pourtant à l’origine du recours à ces « plans d’aide », dont il est devenu évident qu’ils n’ont profité qu’aux créanciers du pays, banques grecques et européennes et institutions de l’UE qui, flanquées du FMI, ont pris le relais[32]. D’un ratio de 120% du PIB lorsque, en 2010, la Grèce a conclu le premier mémorandum, la dette publique s’élève actuellement à 180% du PIB, et ce malgré un effacement partiel – par ailleurs plutôt avantageux pour la plupart des créanciers – survenu en 2012. Déclarée « hautement non-soutenable » par le FMI lui-même, elle est devenue le symbole de l’absence totale d’issue positive de la politique d’asservissement et de pillage ininterrompus menée durant ces années.

Vers un néocolonialisme interne

Ces données suffisent, il me semble, à suggérer, autant que des chiffres le permettent, la violence et la dévastation qui se sont abattues sur ce pays et qui continuent sans discontinuer à produire leurs effets mortifères. Il ne faut pourtant pas s’arrêter là, car ce qu’il s’agit de comprendre c’est le dispositif précis qui a permis à un tel rouleau compresseur de poursuivre son œuvre, avalant de la sorte trois gouvernements successifs issus de la quasi-totalité du spectre politique, du social-libéralisme bon teint de Georges Papandréou à la droite dure de Samaras jusqu’à, moyennant une sidérante volte-face, la gauche radicale de Syriza. L’institutionnalisation des mémorandums, leur transformation en un véritable régime contournant l’ordre constitutionnel normal, s’appuie sur un certain nombre de mécanismes qui ont altéré en profondeur la substance même de l’Etat grec et du fonctionnement des institutions.

Tout d’abord, conséquence immédiate des objectifs macroéconomiques listés de façon exhaustive dans les pages du document, qui touchent à la totalité des dépenses de l’ensemble des lignes budgétaires – de l’Etat central jusqu’à la moindre administration communale – la politique budgétaire est désormais placée sous pilotage automatique. Les dispositions contenues dans les milliers de pages des mémorandums détaillent les mesures que le gouvernement s’engage à appliquer et, surtout, fixe un échéancier précis, au mois près. Mais l’essentiel réside peut-être dans le dispositif de surveillance de la mise en œuvre de ces mesures. Tous les trimestres, se déclenche la procédure des « revues », barbarisme servant à traduire le terme anglais review, qui signifie « évaluation ». La Troïka envoie donc ses fameux hommes en noir à Athènes, qui épluchent les comptes de l’ensemble des administrations et organismes publics. Dans un premier temps, ils se déplaçaient eux-mêmes dans les divers locaux ministériels pour fouiner, depuis le gouvernement Syriza ils sont cantonnés à l’hôtel Hilton et sont devenus, dans le parler populaire, le « gouvernement du Hilton ». En réalité, ils ont placé de façon permanente, dans des positions stratégiques de l’appareil d’Etat, des gens de confiance, qui leur fournissent l’information requise à intervalles réguliers. L’une des choses que le premier gouvernement Syriza a découvert quand il a pris ses fonctions, c’est que la Troïka connaît beaucoup mieux que n’importe quel gouvernement grec ce qu’il en est du moindre poste de dépense de la moindre administration publique dans le pays. Ce n’est que si les envoyés de la Troïka estiment que les objectifs assignés sont bien tenus, que la « revue » peut être considérée comme complétée et que l’Eurogroupe donne le feu vert pour le versement de la tranche des prêts qui sont prévus dans l’échéancier du mémorandum.

Si le feu vert n’est pas accordé, pas de versement ! Et pas de versement signifie eo ipso faillite car la Grèce n’est toujours pas en position de financer le remboursement de sa dette en empruntant sur les marchés et se refuse obstinément à prendre l’initiative d’une cessation de paiements, qui, comme le démontre l’expérience historique, est le point de départ indispensable de toute négociation de la dette en faveur du débiteur. A chaque fois, il a fallu donc se plier à la lettre aux exigences des créanciers, qui à l’occasion de chaque procédure d’évaluation ont exigé – et obtenu – l’adoption de mesures d’austérité supplémentaires, rendues « nécessaires » par l’incapacité de tenir des objectifs d’autant plus irréalistes qu’ils se heurtent à chaque fois aux effets récessifs que le cadre austéritaire a engendré. Tel est donc le mécanisme infernal qui s’est mis en place dès le premier mémorandum, et qui n’a connu qu’une brève période de suspension, quand le premier gouvernement Syriza a tenté, entre janvier et juillet 2015, de façon dramatiquement inadéquate et autodestructrice, de résister à la Troïka.

La capitulation de Tsipras et de la majorité de son équipe en juillet 2015 a conduit à la signature d’un troisième mémorandum, qui représente un approfondissement qualitatif dans l’entreprise de destruction de la souveraineté nationale de l’Etat grec. C’est en fait à un véritable démantèlement du cœur même de l’appareil d’Etat auquel on assiste. Relevons-en rapidement les principaux axes : de politique budgétaire autonome, il ne saurait de toute façon en être question puisque, d’entrée de jeu, le mécanisme des mémorandums et des « revues » s’y est substitué. La politique monétaire est depuis longtemps à Francfort, aux mains de la BCE et ses instances « indépendantes ». L’approvisionnement en liquidité fût le bazooka pointé par M. Draghi, et avant lui par M. Trichet, sur tout Etat soupçonné du moindre écart par rapport aux politiques dictées par l’UE – rappelons ici qu’avant le goulot d’étranglement des liquidités appliquée à la Grèce, l’Irlande et Chypre avait déjà fait l’objet de menaces du même type.

Mais ce dernier mémorandum, celui que met en œuvre un gouvernement de « gauche radicale », prévoit d’aller encore plus loin. C’est maintenant le « secrétariat général aux recettes publiques », c’est-à-dire l’équivalent du service du Trésor public chargé de la collecte de l’impôt, qui devient une instance « indépendante », dont le responsable est nommé par le gouvernement seulement après avoir recueilli l’assentiment de la Troïka/Quatuor. Le principe est ici le même que celui qui a présidé à la création de banques centrales « indépendantes », c’est-à-dire non soumises au contrôle du politique et directement reliées à des instances supranationales, en l’occurrence celles qui représentent les intérêts des créanciers, dont elles se chargent en fin de compte d’exécuter les commandements.

Cette agence « indépendante » de collecte de l’impôt se voit accompagnée d’un « conseil fiscal » composé de cinq membres, dont la nomination doit de nouveau être approuvée par la Troïka/Quatuor, qui, au moindre soupçon de déviance par rapport aux objectifs d’excédents budgétaires, peut décider de coupes dans les dépenses publiques automatiquement exécutoires, à savoir sans nécessiter l’approbation du parlement. De surcroît, la totalité des biens de l’Etat grec sont placés sous séquestre afin d’être privatisés. En charge de l’opération se trouve encore un fond « indépendant », chargé de mener des privatisations du patrimoine public à hauteur de 50 milliards, un montant totalement inatteignable même en vendant jusqu’au dernier tapis de ministère. Cet organisme, dont la tête est constituée de personnes de confiance des créanciers, est clairement d’inspiration allemande, modelé sur la fameuse Treuhand chargée de liquider le patrimoine public de l’ancienne RDA. Et les affaires vont déjà bon train, avec la privatisation des aéroports régionaux, du port du Pirée, des terrains de l’ancien aéroport d’Athènes, de segments idylliques de la côte, des compagnies d’électricité et d’eau, et la liste de la braderie est encore fort longue. La Grèce est devenue littéralement un « pays à vendre »[33]. Pour compléter le tout, l’ensemble du système bancaire, dont la recapitalisation avait déjà coûté 40 milliards, entièrement couverts par des emprunts aux frais du contribuable grec, a été bradé à des fonds spéculatifs pour le dixième de ce montant.

Dépossédé de tout contrôle sur sa politique budgétaire et monétaire, l’Etat grec se voit désormais privé de tout levier d’action, y compris ceux qui concernent des attributions régaliennes telles que la collecte de l’impôt. Les institutions représentatives, à commencer par le parlement, sont réduites à un décorum, dépossédées de la capacité de suivre l’exécution d’un budget dont les lignes échappent de toute façon à son contrôle. Cette destruction de la souveraineté étatique s’accompagne de la mise en place d’une variante particulièrement brutale d’« accumulation par dépossession », pour utiliser le concept de David Harvey[34], basée sur le bradage du patrimoine public et le saccage des ressources naturelles et de l’environnement dont bénéficient à la fois des fractions prédatrices de capitaux nationaux et étrangers. Pour le dire de façon abrupte, la Grèce se transforme en néocolonie, la fonction de son gouvernement national, quelle que soit sa couleur, ne différant de celle d’un administrateur colonial, le simulacre de négociations auxquels se livrent les deux parties à l’occasion de cette interminable série de réunions de l’Eurogroupe et de sommets européens ne servant qu’à maquiller superficiellement cet état de fait.

Ce néocolonialisme doit toutefois être compris dans sa spécificité : il ne diffère pas simplement du colonialisme classique, basé sur la conquête militaire et l’occupation territoriale. Il est également distinct du modèle postcolonial de maintien de relations multiformes de dépendance politico-économique entre l’ancienne puissance coloniale et les nations devenues indépendantes, même si les points communs existent, notamment dans l’appropriation prédatrice de ressources diversifiées du pays.

L’asservissement de la Grèce s’inscrit bien sûr, comme l’a montré Eric Toussaint[35], dans la longue histoire d’utilisation de la dette comme « arme de dépossession » des classes populaires et des nations dominées, et cela avant même l’ère capitaliste. La Grèce n’est toutefois pas une colonie de l’Allemagne, même si l’Allemagne est la force hégémonique en Europe et le protagoniste incontesté dans la gestion politique de la crise grecque. Il est par ailleurs difficile de parler d’un « impérialisme européen » au sens d’une entité unifiée dont l’UE serait l’expression politique, même si, nous l’avons suggéré, la structure de l’UE conduit à une polarisation et à une fracturation croissante de l’espace économique et politique sur lequel s’étend son emprise.

Le régime néocolonial doit ici être compris comme « colonialisme interne » à l’ensemble constitué par l’UE, cas avancé d’un régime de subordination issu des contradictions fondamentales qui traversent l’entreprise de « construction européenne », dont la bourgeoisie grecque est pleinement partie prenante. Confrontée à une crise majeure qui, partant de l’économie, s’est généralisée et étendue vers le système politique, celle-ci a préféré, une fois de plus, accepter la destruction partielle de sa base économique et la vassalisation de son Etat national pour contrer efficacement la déstabilisation potentielle portée par la révolte des classes populaires. Le schéma s’approcherait ici davantage de celui de l’intégration subalterne du Sud italien dans l’Etat national constitué sous le Risorgimento, dont Gramsci a démontré les bases structurelles, fruit d’un compromis entre les élites méridionales de propriétaires terriens et la bourgeoisie commerçante et industrielle du nord[36]. C’est ce compromis, effectuée aux dépens de la paysannerie et de la réforme agraire qui aurait permis son émancipation, qui explique pourquoi le Mezzogiorno est voué à reproduire, fût-ce sous des formes modifiées, le « sous-développement », la position subalterne qui est la sienne dans le cadre du nouvel Etat national.

Malgré ces limites, car l’UE n’est précisément pas, à l’instar d’un Etat national, une entité unifiée, expression d’un « peuple européen » (au sens d’un démos, d’un sujet souverain) décidément introuvable, ce parallèle avec le colonialisme interne du Mezzogiorno permet de mieux saisir la signification des représentations racistes qui ont ressurgi avec force à l’occasion de la crise grecque. On a vu en effet ressortir les stéréotypes orientalisants visant à stigmatiser les « cigales » du Sud, paresseuses et corrompues, qui en appellent à la générosité du Nord vertueux pour maintenir leur rente de situation. Ce qu’il faut pourtant souligner c’est que, même s’il réactive un répertoire préexistant de représentations dévalorisantes, ce racisme n’est ni une survivance ni une régression vers un passé que l’on croyait avoir surmonté mais bien le produit des contradictions nouvelles qu’engendre précisément le processus de « construction européenne ». C’est parce que celui-ci se fonde sur la dénégation permanente des écarts polarisants qu’il engendre, et parce qu’il dénie non moins vigoureusement l’examen critique des représentations qui fondent la version dominante de l’« européanité », issues d’une longue histoire de domination coloniale et impérialiste, que ce processus alimente les flambées actuelles de racisme et rend compte de leur labilité[37]. Le racisme européen actuel cible ainsi tant les européens de seconde ou troisième catégorie des périphéries internes (le « Grec paresseux » avoisine ici avec le « Polonais qui vient voler le travail d’autrui » dans une sorte d’unité des contraires) que, avec une violence encore supérieure, l’Autre non-européen, non-blanc et « musulman ».

Pour revenir aux catégories gramsciennes, je ne peux ici que le suggérer, la catégorie de « révolution passive », dont le Risorgimento fournit un cas paradigmatique, me semble adéquate pour analyser les processus menés actuellement sous les auspices du « césarisme bureaucratique » que génère la gestion de la dernière crise capitaliste par les institutions de l’UE[38]. En ce sens, il faudrait comprendre la capitulation de Syriza et sa digestion rapide par le régime néocolonial, dont il constitue actuellement le principal – mais ô combien fragile – pilier politique, comme un cas typique de « transformisme », d’écrémage et de cooptation des groupes dirigeants issus des groupes subalternes dans le dispositif existant de la domination. Rappelons ici que, pour Gramsci, le transformisme servait précisément de substitut à un véritable compromis social, impliquant des concessions aux classes subalternes et leur intégration comme force active dans les dispositifs de la société civile, fût-ce dans un cadre délimité et compatible avec la reproduction de leur position dominée. Il constitue, en d’autres termes, l’indice d’une « domination sans hégémonie », qui désigne bien la « composition organique du pouvoir », pour reprendre le terme de Ranajit Guha[39], qu’exemplifie et condense l’UE.

Conclusion  

Ce que montre le cas de la Grèce, c’est que le régime d’exception mis en place à l’occasion de la crise de surendettement a instauré une nouvelle ligne de fracture, à l’intérieur même de cette aire qui, juste avant la crise, faisait partie de l’ensemble relativement homogène des pays de l’Europe de l’ouest. La violence avec laquelle cette frontière interne, latente lors de la phase intérieure, pendant laquelle la croissance économique a servi à masquer les disparités croissantes, surgit lors de la crise renvoie toutefois à un phénomène qui excède la simple dimension économique.

Frontière interne et frontière externe ont de fait convergé dans un régime néocolonial chargé de gérer aussi bien la thérapie néolibérale de choc infligée à un pays à la dérive qu’un flux de population migrante mettant à l’épreuve le régime de frontière de la « forteresse Europe ». Le « point de vue de la Grèce » permet ainsi de capter dans toute son acuité la vérité de l’« Etat sécuritaire »[40] qui émerge de l’intérieur de l’UE en tant que celle-ci réalise la constitutionnalisation des politiques néolibérales à travers un dispositif soustrait à toute forme de contrôle démocratique. La prolifération à tous les niveaux d’instances échappant aux règles des institutions représentatives, auxquelles sont confiées un nombre grandissant de fonctions étatiques, l’interpénétration de plus en plus étroite entre les sommets bureaucratiques des Etats nationaux, mais, davantage encore, ceux de l’UE et les intérêts des grands groupes capitalistes et financiers[41], ainsi que le recours croissant à des méthodes répressives constituent deux aspects majeurs de cette forme politique, version radicalisée de l’« étatisme autoritaire » dont Nicos Poulantzas avait diagnostiqué la montée dès la fin des années 1970[42].

Les méridionaux de la périphérie interne, européens de seconde zone et Blancs déjà imprégnés d’Orient, sont ainsi appelés non seulement à consentir de vivre sous un régime de dépossession indéfinie de leur souveraineté politique et économique mais, de surcroît, de bien vouloir continuer à jouer les garde-chiourmes de la forteresse pour épargner aux pays du centre le désagréable spectacle de hordes de nécessiteux et de persécutés venant s’échouer sur des rivages de Lampedusa ou de Lesbos.

Si l’on resserre la focale au cas de la Grèce, le constat de son succès s’impose, même si, à moyen terme, son maintien est loin d’être assuré. Ce régime a néanmoins réussi à s’institutionnaliser et à se stabiliser, donc à engendrer une forme de « normalité », ce qui est un succès d’autant plus remarquable que la faillite des politiques économiques mises en œuvre est patente. La clé de ce succès réside dans la capacité dont il a su faire preuve à passer le test de l’arrivée au pouvoir d’une force politique qui se présentait à l’origine comme un adversaire, et qui, par un processus alliant coercition (économique) et persuasion en est devenue un serviteur efficace. Cette expérience, unique dans sa radicalité, de transformisme politique exerce un effet dévastateur et durable sur les capacités de résistance des classes subalternes et obère, pour une période au moins, la possibilité de formation d’une contre-hégémonie des subalternes.

Le deuxième succès de ce régime réside dans le fait qu’il a pu faire remplir son rôle de laboratoire des politiques néolibérales radicalisées dont l’aire d’application, sous des formes certes différenciées, n’est nullement restreinte à la Grèce ou même aux pays de la périphérie de l’UE. En ce sens, il est clair que, pour prendre cet exemple, la politique de « réformes structurelles » exigées par les instances bruxelloises à la France, au premier rang desquelles figure la liquidation du code du travail, est dans le droit fil de ce que les mémorandums ont mis en place dans le sud Européen. A entendre le programme du candidat Fillon par exemple, dont Macron a présenté une version édulcorée en matière économique et sociale, une oreille grecque distingue sans peine la familière musique des Mémorandums, et même une bonne partie des paroles. A une différence près toutefois, qui est de taille : il manque la Troïka au sens strict. Bien sûr, les pactes européens, celui dit « de stabilité et de gouvernance », celui pour l’euro (dit « Euro plus »), ainsi qu’un ensemble de règlementations (Six Pack et Two Pack) ont resserré davantage encore le corset néolibéral et ce pour l’ensemble des pays. Les marges de manœuvre ne sont toutefois, à l’évidence, pas du même ordre selon qu’on se trouve à Athènes, à Paris ou à Amsterdam.

Pour le dire autrement, le régime néocolonial ne peut se généraliser, ni, a fortiori, être transposé en tant que tel dans un pays du « centre » européen. Il reste le signe distinctif du statut de « périphérie interne », dont le « centre » a toutefois besoin s’il veut maintenir ce qui reste de crédibilité à un projet d’« intégration européenne » déjà considérablement malmené par le rejet venant d’en bas, dont le Brexit est l’un des symptômes les plus éloquents. Par ailleurs, ce régime remplit une fonction idéologique de disciplinarisation fort utile pour les classes dominantes. La façon dont la Grèce turbulente a été matée, et dont ses dirigeants supposés rebelles sont devenus de dociles – bien que très peu fiables – serviteurs de l’ordre néocolonial en fait un cas d’école. Si l’on ne veut pas connaître les déboires des Grecs, mieux vaut se tenir à carreau et obéir aux injonctions bruxelloises, qui finiront de toute façon par s’imposer comme l’illustre de façon éclatante la gloire fanée d’Alexis Tsipras.

Là réside sans doute le cœur de la question. Car c’est bien entendu par ce qu’elle a révélé de l’impuissance et des illusions de la gauche dite « radicale » que l’expérience grecque nous intéresse au premier chef. C’est par son incapacité à comprendre les mécanismes extrêmement puissants qui ont façonné ce nouvel espace hiérarchisé, polarisé, radicalement soustrait à toute possibilité de contrôle populaire, que les forces de la gauche qui ont essayé d’impulser des ruptures, même partielles, avec ce régime ont lamentablement échoué. Cette absence de compréhension ne relève toutefois pas d’une simple bévue intellectuelle. Son fondement est politique, il renvoie au refus d’un véritable affrontement avec les forces dominantes, lui-même dérivé de l’intériorisation par la gauche de sa défaite historique. L’aveuglement européiste a joué à cet égard un rôle capital : le ralliement au discours dominant, qui présente l’adhésion au projet de l’UE comme preuve d’« internationalisme » et de défense de « valeurs d’ouverture », a interdit de penser la nécessité de ce que l’on appelle un « plan B », qui comportait la sortie de la zone euro, comme outil indispensable pour résister au chantage de la Troïka.

Telle est donc la leçon amère de la Grèce pour les forces de la transformation sociale et de la lutte anticapitaliste. Si l’on n’est pas disposé à aller jusqu’au bout dans une logique de confrontation et de rupture avec la cage de fer qui s’appelle Union Européenne, on est fatalement conduit vers la capitulation. La vaine recherche d’une troisième possibilité n’a fait que préparer la voie à cette débâcle aux conséquences écrasantes, pour le peuple grec bien sûr mais aussi pour les peuples européens. Aucune réflexion stratégique ne peut sérieusement débuter si d’emblée n’est pas posée la nécessité d’une confrontation avec la structure institutionnelle de l’UE, expression concentrée de la violence des politiques néolibérales et impériales qui condamnent à une vie précaire déshumanisée, quand ce n’est pas à la mort pure et simple, des populations entières.

La destruction de l’UE s’impose ainsi comme l’une des tâches les plus urgentes, les plus radicales, mais aussi les plus compliquées du combat pour l’émancipation de notre temps.

Notes

[1] Ce texte est une version augmentée et actualisée d’une intervention effectuée aux 4èmes Rencontres d’histoires critique, organisées par la revue Cahiers d’Histoire, qui se sont tenues à Gennevilliers le 28 novembre 2015. Il sera repris dans l’ouvrage collectif « Nation(s)/Mondialisation(s): toute une histoire », sous la direction de Marie-Claude L’Huillier et Anne Jollet, L’Harmattan, Collection ‘Histoire, Textes, Sociétés’, à paraître à l’automne 2017. Je remercie Pascale Arnaud pour la transcription de mon propos et Marie-Claude L’Huillier dont l’amicale insistance a permis à ce texte de voir le jour.

[2] Pour une analyse historique de la construction de l’« Europe forteresse » cf. Fran Cetti, « Fortress Europe : The War against Migrants », International Socialism Journal, n° 148, 2015, p. 45-74 disponible sur isj.org.uk/fortress-europe-the-war-against-migrants/.

[3] Chiffres du Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU (HCR). Cf. Babels [collectif de chercheur-se-s de l’EHESS], De Lesbos à Calais. Comment l’Europe fabrique des camps, Le passager clandestin, Neuvy-en-Champagne, 2017, p. 8.

[4] Ibid.

[5] Sur cette notion lire Nicholas De Genova « The Crisis of the European Border Regime : towards a Marxist Theory of Borders », International Socialism Journal, n° 150, printemps 2016, p. 31-54 disponible sur isj.org.uk/the-crisis-of-the-european-border-regime-towards-a-marxist-theory-of-borders/ .

[6] Ibid.

[7] Babels, De Lesbos à Calais…, op. cit., p. 15.

[8] Cf. Carine Fouteau, « Le plan européen pour éloigner les demandeurs d’asile », Mediapart, 30/7/2016 mediapart.fr/journal/international/280716/le-plan-europeen-pour-eloigner-les-demandeurs-d-asile?onglet=full Les conclusions du Conseil de l’UE du 23 mai 2016 sont disponibles sur http://data.consilium.europa.eu/doc/document/ST-9111-2016-INIT/fr/pdf

[9] On lira à ce propos l’ouvrage du collectif de chercheur-se-s de l’EHESS Babels, La mort aux frontières de l’Europe : retrouver, identifier, commémorer, Le passager clandestin, Neuve-en-Champagne, 2017, ainsi que la remarquable compilation des articles de Carine Fouteau rassemblés dans le dossier « La Méditerranée cimetière migratoire » sur le site de Mediapart mediapart.fr/journal/dossier/international/la-mediterranee-cimetiere-migratoire.

[10] Les chiffres et ceux qui suivent pour les années 2014 à 2017 sont eux du Missing Migrant Project de l’International Organization for Migration. Cf. iom.int/news/mediterranean-migrant-arrivals-top-363348-2016-deaths-sea-5079 et missingmigrants.iom.int/ ainsi que ‘Migrant Deaths and Disappearances Worldwide : 2016 Analysis’, Global Migration Data Analysis, Data Briefing Series, n° 8, mars 2017.

[11] Pour une présentation d’ensemble et une discussion des chiffres cf. Tamara Last, Thomas Spijkerboer, « Tracking Deaths in the Mediterranean », in Tara Brian & Frank Laczko (dir.), Fatal Journeys. Tracking Lives Lost in Migration, International Organization for Migration, Genève, 2014, p. 85-108. Voir également le site de Fortress Europe fortresseurope.blogspot.co.uk/.

[12] Cf. themigrantsfiles.com/

[13] Babels, La mort aux frontières de l’Europe…, op. cit., p. 13.

[14] Ibid., p. 18.

[15] Tamara Last, Thomas Spijkerboer, « Tracking Deaths in the Mediterranean », art. cit., p. 88.

[16] Babels, La mort aux frontières de l’Europe… , op. cit., p. 23.

[17] Source: International Organization for Migration iom-nederland.nl/en/406-migrant-arrivals-by-sea-in-italy-top-170-000-in-2014.

[18] Cf. Carine Fouteau, « Morts en Méditerranée : ‘les dirigeants européens n’ont plus d’excuse’ », Mediapart, 22/4/2015 mediapart.fr/journal/international/220415/morts-en-mediterranee-les-dirigeants-europeens-n-ont-plus-d-excuses . Cet article donne également accès à l’intégralité du rapport accablant d’Amnesty International.

[19] Alexandre Pouchard, « Migrants en Méditerranée : après ‘Mare Nostrum’, qu’est-ce que l’opération ‘Triton’ ? », Le Monde, 20/4/2015 lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/04/20/migrants-en-mediterranee-qu-est-ce-que-l-operation-triton_4619129_4355770.html.

[20] Federica Mogherini, « Nous avons sauvé en mer 12 600 personnes avec l’opération Sophia », Entretien avec Cécile Ducourtieux, Le Monde, 16/4/2016 lemonde.fr/europe/article/2016/04/16/federica-mogherini-nous-avons-sauve-en-mer-12-600-personnes-avec-l-operation-sophia_4903554_3214.html

[21] Babels, La mort aux frontières de l’Europe… , op. cit., p. 30.

[22] Le barbelé en question, conçu dans les années 1970 pour sécuriser les installations militaires de l’OTAN en Allemagne, à l’époque cibles d’attentats de la Fraction Armée Rouge, est indestructible et équipé de lames spéciales conçues pour provoquer des lésions léthales à quiconque s’y ferait piéger. Les tribunaux allemands ont interdit sa vente aux particuliers et la société qui le fabrique (Mutanox) a refusé d’en vendre au gouvernement hongrois qui voulait également l’utiliser pour ériger une barrière anti-migrants. Cf. Giorgos Tsiakalos, « La barrière d’Evros et les morts en mer Egée », Efimerida Syntakton, 6/11/2015 efsyn.gr/arthro/o-frahtis-toy-evroy-kai-oi-thanatoi-sto-aigaio.

[23] On trouvera un bilan détaillé de la politique du gouvernement Syriza sur les questions des migrants et du droit d’asile dans cet entretien Mania Barsefski et Thanassis Kourkoulas, « Europe’s Border Guards », Jacobin, 2/5/2016 jacobinmag.com/2016/05/europe-refugees-migrants-greece-turkey-eu-syria/ .

[24] Sur cet accord on lira les rapports accablants d’Amnesty International, A Blueprint for Despair: The EU-Turkey Deal (disponible sur amnesty.org/fr/documents/eur25/5664/2017/en/) et celui du Gisti, Accord UE-Turquie, la grande imposture (disponible sur gisti.org/spip.php?article5454).

[25] Suite à un amendement approuvé par le parlement en mars dernier, le ministre de la politique migratoire, Yannis Mouzalas, a repris en main les instances d’appel auprès desquelles les demandeurs d’asile déposent les recours et dont le refus de considérer la Turquie comme un « pays sûr » a jusqu’à présent bloqué les reconductions massives. Le même ministre a également accordé un rôle décisif dans la procédure d’examen des demandes d’asile à EASO (European Asylum Support Office), une agence de l’UE chargé d’appliquer les directives restrictives en la matière. Par ailleurs, la poursuite du blocage des reconductions en Turquie des demandeurs d’asile est suspendue à la décision imminente de la Cour Européenne des droits de l’homme qui délibère sur un recours déposé par un réfugié syrien d’origine arménienne. Cf. Dimitris Angelidis, « La procédure d’asile est livrée à l’EASO », Efimerida Syntakton, 10/3/2016 efsyn.gr/arthro/i-diadikasia-asyloy-paradidetai-sto-easo ; Dimitris Angelidis, « Deuxième avertissement pour les expulsions de réfugiés », Efimerida Syntakton, 30/5/2017 efsyn.gr/arthro/deytero-kampanaki-gia-tis-apelaseis-prosfygon.

[26] Cf. Dimitris Angelidis, “Stratégie du choc pour les reconduites », Efimerida Syntakton, 9/12/2016 http://www.efsyn.gr/arthro/stratigiki-sok-kai-deos-gia-tis-apelaseis; le texte intégral de la déclaration commune du gouvernement grec et de la Commission Européenne, ainsi que le plan d’application qui l’accompagne, sont disponibles sur europa.eu/rapid/press-release_MEMO-16-4321_en.htm.

[27] Secret Aid Worker, « Greece has exposed the aid community’s failures », The Guardian, 13/6/2016 theguardian.com/global-development-professionals-network/2016/sep/13/secret-aid-worker-greece-has-exposed-the-aid-communitys-failures .

[28] Babels, De Lesbos à Calais…, op. cit., p. 46.

[29] Source FMI : World Economic Outlook Database imf.org/external/pubs/ft/weo/2016/01/weodata/index.aspx

[30] Source Eurostat :

ec.europa.eu/eurostat/statistics_explained/index.php/People_at_risk_of_poverty_or_social_exclusion

[31] Cf. Sofia Lazaretou, « Fuite du capital humain : la tendance actuelle à l’émigration des Grecs durant les années de la crise », Bulletin de la Banque de Grèce, n° 43, 2016, p. 33-57 [en grec] ; Lois Labrianidis, Manolis Pratsinakis, Outward Migration from Greece during the Crisis, Final Report, London School of Economics’ Hellenic Observatory, Londres, 2014.

[32] Sur la question de la dette grecque on se reportera aux indispensables travaux de Commission pour la vérité sur la dette grecque mise en place au printemps 2015 par Zoé Kostantopoulou, alors présidente du parlement grec, et dont les travaux ont été coordonnés par le porte-parole du CADTM Eric Toussaint. Une synthèse est disponible sur le site du CADTM cadtm.org/Synthese-du-rapport-de-la. Le rapport intégral est publié sous forme d’ouvrage : CADTM, La vérité sur la dette grecque, Les Liens qui libèrent, Paris, 2014.

[33] Cf. le texte éclairant d’Eleni Portaliou « Greece, A Country for Sale », Jacobin 12/9/2016 disponible sur jacobinmag.com/2016/09/greece-tsipras-memorandum-privatization-public-assets/

[34] David Harvey, Le nouvel impérialisme, Les prairies ordinaires, Paris, 2010.

[35] Cf. Eric Toussaint, « Cinq mille ans de dette comme arme de dépossession », article du 3/4/2017 disponible sur blogs.mediapart.fr/cadtm/blog/030417/5000-ans-de-dette-comme-arme-de-depossession

[36] Cf. notamment Antonio Gramsci, “Quelques thèmes de la question méridionale » (1926) disponible sur marxists.org/francais/gramsci/works/1926/10/gramsci_19261000.htm . Gramsci donnera une grande ampleur à ces thèmes dans les Cahiers de prison.

[37] Sur ce thème cf. Céline Cantat, « Narratives and Counter-Narratives of Europe. Constructing and Contesting Europeanity », Cahiers Mémoire et Politique, n° 3, 2015, p. 5-30 popups.ulg.ac.be/2295-0311/index.php?id=138.

[38] Cf. Cédric Durand, Razmig Keucheyan, « Bureaucratic Caesarism. A Gramscian Outlook on the Crisis of Europe », Historical Materialism, 23.2, 2015, p. 23-51 erensep.org/images/pdf/2015-04-01_keucheyan_durand1.pdf

[39] Ranajit Guha, Dominance without Hegemony. History and Power in Colonial India, Harvard University Press, 1998.

[40] Tony Bunyan, « Just Over the Horizon : the Surveillance Society and the State in the EU », Race & Class, n° 51.3, 2010, p. 1-12.

[41] Les cas de Manuel Barroso, président de la Commission Européenne entre 2004 et 2014, embauché par Goldmann Sachs juste après la fin de son mandat, et de son successeur, Jean-Claude Juncker, impliqué dans des scandales financiers liés au statut de paradis fiscal de son pays, sont emblématiques du rôle joué par les grands groupes directement auprès des instances de l’UE, notamment par le biais des lobbies basés à Bruxelles. Cf. Vicky Cahn, « De si confortables pantoufles bruxelloises », Le Monde diplomatique, septembre 2015 monde-diplomatique.fr/2015/09/CANN/53694 . Voir également les dossiers sur les liens entre instances bruxelloises et grandes multinationales rassemblés par le Corporate Europe Observatory corporateeurope.org/.

[42] Nicos Poulantzas, L’Etat, le pouvoir, le socialisme, Les prairies ordinaires, Paris, 2012 (1ère édition 1978).

http://www.contretemps.eu/grece-frontiere-europe-forteresse/

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Les nouvelles et mouvements en septembre 2017

9 septembre 20179 septembre 2017

30/09/2017 XANTHI la mobilisation antifasciste contre la présence d'Aube Dorée expulse le parti néo-nazi de ses bureaux : C’est la deuxième fois à Xanthi, qu’Aube Doré a été forcé de quitter son bureau dans le centre de Xanthi.

La pression exercée par les voisins a conduit le propriétaire à arrêter la location des locaux du troisième étage d'un immeuble dans la rue du 28 Octobre . C’est la deuxième fois que la parti fasciste Aube Doré se retrouve dans cette situation de ne pouvoir avoir des bureaux à Xanthi, suite à une très forte mobilisation des antifascistes locaux .

26/9/17  OPAP : Contre les licenciements mobilisations des travailleurs : OPAP est une entreprise de pari anciennement publique. Elle a été complètement privatisée en 2013, à la suite de la crise économique en Grèce, via l'organisme Hellenic Republic Asset Development Fund. Contre les licenciements illégaux, le Syndicat des Travailleurs de OPAP mobilise aujourd’hui et appelle à participer massivement à l'arrêt de travail de 2 heures, (10 heures-à-12 heures) le jeudi 28 Septembre, et au rassemblement à 10,30, lors devant l'inspection de travail (Agisilaou 10). Mardi dernier lors de la réunion trilatérale au ministère du travail, Andreas Nefeloudi a déclaré aux représentants d’OPAP «revenez avec des propositions sérieuses »! Dans son discours, le Secrétaire général du ministère a souligné que le processus « d'évaluation » qui a suivi est quelque chose de problématique, comme l'a rappelé au journal LEFT le président du Syndicat, Nick Antonakos , exigeant le retrait des licenciements sur la base de cette évaluation. Le syndicat et les travailleurs exige le retrait de ces licenciements illégaux, l’application d’une convention collective, des droits syndicaux, des salaires décents, et des recrutements de personnel.

25/9/17 « DEN PLIRONO » perturbe l'AG des notaires à Athènes : Jeudi 21 septembre, à Athènes, le mouvement « DEN PLIRONO » ( Je ne paye pas) a perturbé l'Assemblée générale de l’Association des Notaires d’Athènes prévue dans l'hôtel Park qui a du être reportée. Le Mouvement a déclaré qu’ « il était temps maintenant que ce cercle de notaires-verreux rende des comptes au peuple grec » ! vidéo: https://www.facebook.com/denplirono/videos/1453514274737570/

Cyber attaque d'Anonymous Grèce sur le site gouvernemental des ventes électroniques : Depuis hier, le groupe Anonymous Grèce a mené une cyber attaque sur le site gouvernemental des ventes électroniques des biens saisis. Il revendique cette action sur son site Facebook . Aujourd’hui dimanche, à midi, le même groupe a revendiqué la cyber attaque sur le site de la Banque de Grèce et a menacé l’Autorité fiscale d'être la prochaine cible. Ces attaques font suite à la publication vendredi d’un communiqué à l’attention du gouvernement grec: « Cher gouvernement grec, Dans le pays où l'accès à la santé a fini par être un luxe pour les pauvres, l’administration de la Sécurité Social refuse de prendre en charge les frais de voyage des personnes qui sont obligées d’aller à l’étranger pour soigner des maladies graves. Le temps des enchères électroniques approchant, tous les « corbeaux » sont prêts et attendent pour saisir les biens des pauvres citoyens grecs! Prédateurs, pensez vous que nous allions vous laisser faire ? Si vous le pensez, vous vous êtes bien trompés, vous allez bientôt obtenir la réponse par Anonymous Grèce pour voir la puissance des Grecs ! NON AUX ENCHÈRES ELECTRONIQUES ! »

20/9/17 Mobilisation contre le procès des 21 habitants anti skouries :Demain , jeudi 21/09 à 10 heures aura lieu le procès des 21 résidents du Nord-Est de Chalkidiki, qui ont osé réagir de façon dynamique contre le projet de la mine aurifère de Skouries.

Le procès a été suspendu aujourd'hui (20/09), en raison d’un empêchement de l'avocat de la défense. Devant , le tribunal de Thessalonique, ont manifesté des dizaines de membres du mouvement contre les mines d'or afin d'exprimer leur solidarité avec les persécutés. Les accusés sont des gens ordinaires, dont la plupart sont des familles et sont assises dans le prétoire suite à l'arrestation du maire "vert" et de l'ancien ministre du PASOK, Christos Pachta, pour les incidents qui ont eu lieu en mars 2012 dans la mairie d'Aristotelis Halkidiki. Jeudi, le Procureur de Thessalonique est déterminé à tenir le procès avec 26 autres habitants accusés dans l’affaire e « Lakkou Karatzas, » accusé en appel pour félonie.

18/9/17 Athènes : une jeune fille de 15 ans sous les verrous http://blogyy.net/2017/09/18/athenes-une-jeune-fille-de-15-ans-sous-les-verrous/

La descente des " Eldorado" à Athènes : Les salariés des mines d’Eldorado Gold de Kassandra seront à Athènes ce jeudi pour manifester devant le Ministère de l’Environnement. 20 bus avec environ 1 500 personnes sont attendues, à 7 heures, à l'extérieur du ministère pour protester, puis marcher vers la Villa Maximos et la Chambre.

Mobilisation contre les ventes aux enchères des biens saisis : 35 maisons, des magasins et des voitures saisis devaient être vendus aux enchères ce mercredi 20 septembre au Tribunal d’Athènes. Avec le slogan « Pas de maison dans les mains des banquiers ! » , les manifestants du Mouvenent DEN PLIRONO ( Je ne paye pas) et de LAE ( Unité Populaire) se sont mobilisés massivement et ont expulsé du tribunal les notaires. Les manifestants, fidèles à leur rendez - vous, chaque mercredi à la cour du comté d'Athènes, ont ainsi permis d' éviter la ventes aux enchères des maisons et des biens populaires. Les notaires étaient assis à leur place habituelle sur les bancs à l’extérieur de la salle d'audience et ont assisté à la mobilisation des militants. Les manifestants du mouvement «Den Plirono» se sont dirigés vers les notaires et les ont expulsé hors du bâtiment. Dans leurs déclarations les manifestants ont souligné l'importance de renforcer le mouvement contre les ventes aux enchères et des biens populaires et ont appelé à participer massivement ce jeudi après midi à 14h30 à l'assemblée générale des notaires, qui se tiendra à l'hôtel Park avec pour thème central les ventes aux enchères en ligne . Vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=q1lfCR8hgsU&feature=youtu.be https://www.facebook.com/denplirono/videos/1452738564815141/

Le groupe anarchiste RUBICONAS envahit le bureau d'un notaire vereux : Un groupe de militants de l’organisation anarchiste « Rubiconas » a envahit aujourd’hui le bureau d’un notaire vereux ,Papatheou, rue Mavrokordatou à Athènes. Ce notaire instruit pour les banques les saisies de biens immobiliers de familles populaires endettées Voir la vidéo de l’action:

MANIF ANTI FASCISTE À PERAMA CONTRE AUBE DORÉE :Les néo nazis avaient décidé de parader à Périma. Les militants antifascistes se sont rassemblés pour exiger l’annulation de cette manif fasciste. Des affrontements avec la police, des jets de pierres, d' objets, ont eu lieu la police répliquant avec des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes. La bousculade a été généralisée avec la participation des militants d’Aube Dorée . Les affrontements ont duré environ une demi - heure. La police a signalé aucune arrestation .

9/9/17  Thessalonique sous haute-tension par Yannis Youlountas

Le cortège du bloc antiautoritaire avance actuellement, encore plus encadré que d’habitude par un nombre énorme de flics (en rangs serrés, de part et d’autre, sur tout le parcours).

Deux hélicoptères, au lieu d’un. Des dizaines de cars de MAT (CRS) venus en renfort d’Athènes. Ambiance très tendue depuis la tombée de la nuit.

Un peu plus tôt, en fin d’après-midi, Tsipras a été chahuté à la foire internationale de la ville, après son discours sur « les réformes à poursuivre ».

Des syndicalistes ont réussi à soulever les barrières de sécurité de la foire et à aller perturber l’événement.

Y.Y. http://blogyy.net/2017/09/09/thessalonique-sous-haute-tension/

7/9/17 Grèce : peinture jetée sur l'Institut français avant la visite de Macron - Avec AFP

L'institut français à Athènes

L'Institut français à Athènes a été vandalisé, la veille de la visite officielle d'Emmanuel Macron. Les réformes du droit de travail en France ont suscité une réaction mitigée en Grèce, où le chômage reste très important.

«Deux personnes circulant à moto ont projeté de la peinture noire sur la façade de l'Institut français à Athènes le soir du 6 septembre, à quelques heures de l'arrivée en Grèce d'Emmanuel Macron pour une visite officielle,» a-t-on appris auprès de la police. «Elles ont jeté une bouteille remplie de peinture sur le mur extérieur de l'institut, avant de prendre la fuite», a fait savoir la police à l'AFP.

L'action contre l'institut n'a pas été immédiatement revendiquée, mais le mode opératoire évoque celui des groupes anarchistes locaux. Déjà en novembre, deux personnes à moto avaient lancé une grenade contre la grille de l'ambassade de France, blessant légèrement un policier en faction.

Le 6 septembre, la police grecque a interdit les manifestations dans le centre-ville pendant la visite présidentielle.

 

Les nouvelles et mouvements en août 2017

11 août 201711 août 2017
31/8/17 Rassemblement national au ministère de la justice contre la mise en ligne électronique des ventes de biens saisis : En septembre prochain, conformément aux vœux de la Troïka et suite à la décision prise par le gouvernement grec, l’Etat procèdera à la mise en ligne électronique des ventes des bien saisis auprès des particuliers endettés et des sociétés en faillite. Jusqu’ici, tous les mercredi , les procédures judiciaires avaient lieu dans les tribunaux de Grèce. La mobilisation exemplaire des citoyens, des militants, de leurs mouvements ( comme « Je ne paye pas-Den Plirono » ) des Comités etc… a fait annulé des centaines de procédures. La mise en ligne électronique de ces procédures vise à éteindre cette mobilisation populaire. Elle a été confiée à la Société Newsphone qui a entrepris la construction et l' entretien de la plate - forme électronique. Il y a eu de vives réactions dans la corporation des notaires. Pour freiner ces oppositions, le gouvernement a adopté en plein été au mois d’août un amendement qui modifie l' article 98 du Code des notaires afin de clarifier le statut syndical des associations notariales et leur permettre d’intervenir sur des affaires régies par le droit privé. Aux termes de cet amendement, même si la Chambre des notaires a refusé de participer à des ventes aux enchères en ligne, les notaires individuels seront en mesure de participer à la plate - forme électronique. L’ensemble des Comités, des Collectifs et des Initiatives populaires au travers d'une coordination nationale contre les ventes aux enchères des biens dans tout dans le pays (Thessalonique, Athènes, Agrinio, Lamia, Pella, Trikala, Karditsa, Ioannina, Preveza, Larisa, Nauplie, Patras) ont décidé de se retrouver devant le ministère de la Justice ce jeudi 31 Août à 14 heures et de tenir une assemblée générale de l'ensemble du mouvement à 17 heures (Locaux du syndicat ΠΟΕ-ΟΤΑ Place Karaïskaki). Des bus seront affrétés à partir de Thessalonique . Les collectifs et les initiatives participant à la mobilisation nationale ont envoyé une demande d'une réunion avec le ministre de la Justice, Stavros Kontoni suivant le courrier suivant : "Monsieur le ministre, Les coordonnations collectives et les initiatives anti-enchères dans le pays organisent une manifestation au ministère de la Justice sur la politique gouvernementale sur la question des enchères et du manque de protection des logements et des biens populaires le jeudi 31 août 2017 à 14 heures. Dans le cadre de cette concentration , nous vous demandons de nous réunir avec vous pour exposer les demandes du mouvement contre les enchères" 23/08/2017 Les travailleurs de Leroy Merlin en lutte contre l'ouverture des magasins le dimanche : Dans la longue liste des desiderata de la Troïka figure l’ouverture des magasins le dimanche au-delà des 8 dimanches déjà travaillés depuis 2013. Pour faire passer la pilule auprès des travailleurs, le gouvernement SYRIZA-ANEL a assorti cette attaque anti ouvrière du critère géographique de « zone touristiques » et désormais les magasins de ces zones sont « invités » à ouvrir 32 dimanches par « saison » de mai à octobre (cf loi de mai 2017) . IKEA avait annoncé dès juillet son intention d’ouvrir ses magasins à Athènes ( Zone commerciale de l’aéroport international Venizelos). IKEA, fait partie du Groupe grec FORLIS qui gère aussi LeroyMerlin, Intersport. Leroy Merlin vient de décider d’appliquer la loi pour ouvrir ses magasins 32 dimanches dans les zones touristiques. Ce sera donc le cas pour son établissement près de l'aéroport d'Athènes « Eleftherios Venizelos » pour tous les dimanches du moi d' Octobre! Cette décision a fait violemment réagir le syndicat des Travailleurs de Leroy Merlin qui communique: « Cette décision est l'occasion, combinée avec tout ce que nous vivons au sein de nos lieux de travail et dans notre travail quotidien, qui nous pousse à dire publiquement ce qui nous angoisse ! Cette déclaration n’exprime pas le point de vue de tous nos collègues de travail, mais nous disons avec certitude que nous exprimons ici les préoccupations et les angoisses de la majorité écrasante dans tous les magasins de la chaîne dans toute la Grèce. La chaîne Leroy Merlin est implantée en Grèce depuis plus de 10 ans et compte déjà 5 magasins dans tout le pays (aéroport Eleftherios Venizelos / Spata, Le Pirée / Rentis, Kifissias / Maroussi, Pylea / Thessalonique, Larissa) et 1 à Chypre. Même pendant la période de crise économique, la société a renforcé son chiffre d'affaires en ouvrant de nouveaux magasins, et en 2018, elle ouvre un magasin dans le centre d'Athènes et un autre magasin dans la banlieue sud. Au cours des deux dernières années, le groupe d'intérêt franco-grec est entré dans une concurrence accélérée a/vec des groupes multinationaux similaires, actifs dans le domaine, pour gagner autant de parts de marché que possible. Tous ceux qui « servent » cette course savent très bien ce que cela /signifie comme concurrence, l’intensification de notre vie quotidienne et le retardement de nos conditions de travail. Nous voulons préciser: - Depuis une année, où les magasins du groupe sont "repartis de zéro » ( opération de « remodeling »), fruits de la pression physique et psychologique et de la formation insuffisante, , les accidents du travail sont quotidiens et sérieux: chutes d’ échelle ou d'escaliers, des blessures avec des chariots électriques ou manuels, des vertiges, des étourdissements et des évanouissements, chutes de matériel lourd, etc. - Le calendrier des horaires serrés couplé à la pression pour un renouvellement et un profit toujours plus grand crée des conditions imprévisibles à mesure que nous nous transformons en "multi-engins » : nous servons, chargeons et déchargons, organisons, nettoyons, concevons et construisons des sections entières et ... à nouveau il faut recommencer à partir du début. - Continuent et s' intensifient les phénomènes d'intimidation et les menaces des gestionnaires à toutes les occasions … malgré le caractère « humain » annoncé à chaque occasion que vous faites bien partie de la «famille » de LeroyMerlin. - Les horaires deviennent de plus en plus élastiques. En particulier, aux caisses et aux entrepôts, outre le fardeau de notre travail, nous devons devons faire face de plus en plus aux horaires flexibles: Heures fractionnées, demi-heures et heures volées après la fermeture dues à la présence de clients, alors qu’il faut nous battre pour tenir notre pause en raison du manque de personnel. - La pratique consistant à renvoyer les collègues plus âgés et à recruter de nouvelles personnes «moins chères» continue. Quelles que soient les motifs des licenciements (par Ex. Comportement au travail, faible productivité, etc.), nous savons qu'ils servent le plan de recyclage du personnel afin de réduire nos salaires déjà bas. Maintenant, dans les magasins de l’entreprise, les collègues qui travaillent encore aujourd’hui depuis l’ouverture, se comptent en quelques dizaines! Au sein de tout cela, nous pensons que la décision du groupe de tirer parti de la loi sur l’ouverture des magasins dans les zones touristiques pour 32 dimanches consécutifs de Mai à Octobre, est un réel défi contre nous! Défi contre nos besoins, nos loisirs, notre bon sens! Nous ne pouvons pas ne pas souligner que les entreprises associées au groupe Fourlis (IKEA, Leroy Merlin, Intersport) sont celles qui se sont précipitées le dimanche 23 Juillet pour annoncer tout de suite leur ouverture, s’affirmant comme « chef de file » dans une attaque flagrante contre les intérêts des travailleurs des magasins et plus encore. Le congé dominical pour les travailleurs a été et est l'une des rares réalisations qui demeure et assure la détente et le plaisir du temps libre. L’ouverture dominicale des magasins pour 8 ou 32 dimanches empêche justement ce droit, ce besoin. Et tout cela au nom du « tourisme » … ce qui ne peut conduire qu’à poser les questions suivantes: - Quels sont les critères qui ont qualifié la zone autour de l'aéroport comme une « zone touristique » quand on sait que les touristes qui viennent en avion à l'aéroport Eleftherios Venizelos, ont pour seul contact que la vision du parc d'affaires lors de l'atterrissage-décollage! - Quelle est cette "offre de produits touristiques » des chaînes situées dans ce parc commercial (Leroy Merlin, IKEA, Kotsovolos, FactoryOutlet) : on ne connait pas de touriste qui achète du ciment, des plantes, des meubles de salle de bain ou des outils... comme souvenirs de Grèce! Et nous sommes sûrs que les appareils électriques, les vêtements et les chaussures de ces chaînes multinationales connues sont vendus au même prix dans le monde entier. Si la Grèce a quelque chose qui innove, c’est le fait qu' ici c’est peut être vendu... plus cher! - Quel est l'avantage commercial pour une entreprise si le chiffre d'affaires atteint le dimanche seulement 1/5 ou 1/8 d'un seul jour de semaine? Ces questions ne sont pas de pure forme. Elles ont des réponses. La mise en œuvre de la loi pour les 32 dimanches au nom du tourisme est le deuxième épisode de la saga de l'abolition complète du dimanche férié . Le premier épisode est la loi actuelle sur le travail pour 8 dimanches. Nous ne voulons même pas voir le 3ème épisode, car dans cette série, les lumières peuvent tomber sur les «protagonistes-clients», mais ce sont les «camarades-travailleurs» qui tirent le scénario dont personne ne leur demande leur avis… La présente communication vise exactement cela. Pour qu’ enfin soit entendu la voix des travailleurs. Nous invitons nos collègues des magasins Leroy Merlin, mais aussi d' une autre chaîne de magasins d'un commerce ou d'un service, à prendre la parole! Pour résister à la suppression du dimanche férié, pour défendre notre droit évident au repos et aux loisirs. NOUS EXIGEONS: DES DIMANCHES FÉRIÉS POUR TOUTES ET TOUS ! LES DIMANCHES , LES MAGASINS FERMÉS! LE SYNDICAT DES TRAVAILLEURS DES MAGASINS LEROY MERLIN DE GRÈCE 14/8/17 L'enseignant à 400 € : La mise en œuvre du programme d'intérêt public de l’OAED (Pôle Emploi grec) crée un nouveau personnel enseignant . Au nom de la lutte contre le chômage, on va recruter des enseignants qui auront un statut encore plus flexible, moins sécurisé et sous-payé. L’OAED a décidé ainsi de recruter comme enseignants des « chômeurs diplômés de l'université et du secteur technologique, enregistrés dans les registres des diplômés sans emploi de l’OAED pour couvrir les positions en fonction de leurs qualifications ». La question que pose cette entrée massive de chômeurs diplômés est la question des critères de recrutement qui déjà pose d’énormes problèmes avec le développement d’un auxiliariat à statut différent. Cette tendance à la flexibilsation, au « sous statut » et au salaire au rabais développée par les politiques méorandaires, va être ainsi encore accentuée avec cette fois des enseignants payés au rabais : 400€ net mensuel! La Grèce en 2050 sera réduite à ...8,9 Millions d'habitants : L’Institut de Berlin pour la Population et le Développement vient de sortir une étude sur des estimations pour la Grèce qui annonce une baisse de population de 10,8 millions d’habitants en 2016 à 9,9 millions en 2030 et 8,9 millions d’habitants à 2050, soit une réduction de 18% de la population du pays . Les données indiquent qu'entre 2011-2016, le pays a perdu près de 3% de la population, en raison de baisse des naissances liée à la crise économique. En Grèce le taux de fécondité est de 1,33 enfants, le taux le plus faible dans l'Union européenne. L'étude constate que, en raison principalement du faible nombre d'enfants nés dans ce pays (environ 90 000 par an), la Grèce est devenue l'une des populations les plus âgées en Europe, avec plus d'un cinquième de la population (21%) qui a plus de 65 ans. Seule l'Italie en Europe a une plus forte proportion de personnes âgées. Cela aura un impact social considérable. L’étude insiste sur le clivage entre le Nord et le Sud de l’Europe avec des répercussions sur l’équilibre retraités/actifs, des difficultés à financer les systèmes de retraite et le maintenir du niveau actuel des prestations sociales. Cela aura comme conséquence d'augmenter le risque de pauvreté pour les personnes âgées. Les chercheurs expliquent qu'une série de facteurs sociaux, économiques et psychologiques se combinent pour pousser les couples de ne pas faire tant d'enfants comme avant: moins de revenu disponible, la liberté personnelle, le désir, poursuivre une carrière professionnelle, des taux élevés de divorce, démystification relative du mariage et de la famille, etc… L'étude indique que jusqu'à présent dans des pays tels que la Grèce et l'Italie, les migrants ne 'ont pas augmenter de manière significative la population, ayant au plus contribué de 0,1% dans les taux de fécondité. Mais si leur nombre augmente à l'avenir, étant donné que généralement ils donnent naissance à plus d'enfants, leur contribution devrait augmenter au cours des prochaines années pour la croissance démographique et le confinement du viei6/8/17 Le groupe anarchiste Ρουβίκωνας au siège de Siemens à Athènes : Tôt ce matin, un commando du groupe anarchiste a attaqué les bâtiments du siège du groupe SIEMENS à Athènes à Maroussi, à coups de peinture.
SIEMENS Grèce est impliqué dans l’affaire de corruption concernant la société grecque de télécommunications OTE. Un contrat avait été passé entre SIEMENS et OTE dont l'Etat grec était alors le principal actionnaire-- pour le passage au numérique. Tassos Mantélis, 72 ans, ministre des Transports et des Communications du gouvernement socialiste de Costas Simitis entre 1997 et 2000, a été condamné vendredi dernier à 8 ans de prison avec sursis et une amende de 50.000 € pour avoir reçu à l'époque 450.000 marks allemands (environ 230.000 euros). Le directeur de Siemens en Grèce à l'époque, Ilias Georgiou, 80 ans, a également été condamné pour "blanchiment d'argent" à 12 ans de prison avec sursis. Outre cette affaire,un autre procès impliquant 64 Grecs et Allemands, accusés également d'avoir reçus de pots-de vins par l'entreprise allemande Siemens, est en cours depuis novembre 2015. Il a été ajourné à plusieurs reprises pour des questions de procédure et de longues grèves des avocats avant de reprendre fin 2016. Certains des accusés encourent des peines de prison à vie. Le géant industriel allemand avait été ébranlé en 2006 par un scandale à dimension internationale, qui avait révélé l'existence de caisses noires d'un montant de 1,3 milliard d’euros. Ces fonds occultes avaient servi à verser des commissions pour décrocher plusieurs grands appels d'offres dans le monde entier, dont l'un lié à l'organisation des jeux Olympiques d'Athènes en 2004. La saga judiciaire en Grèce a été marquée par la fuite il y a dix ans du dirigeant à l'époque de la branche grecque de Siemens, le gréco-allemand Michalis Christoforakos, en Allemagne où il a été condamné pour le volet allemand de l'affaire et réside désormais après sa remise en liberté. Un rapport parlementaire grec a estimé en 2011 à au moins deux milliards d'euros le manque à gagner pour les finances publiques grecques provoqué par ces affaires.

Les nouvelles et mouvements en juillet 2017

3 juillet 20173 juillet 2017
 

Cet appel a été repris au niveau national et des manifs sont prévues ce soir à 19h notamment à Thessalonique et à Patras.

17/07/2017 Irianna restera en prison : La militante emprisonnée , Irianna, a vu sa demande de suspension d’exécution de peine rejetée par 3 voix contre 2 cet après midi au sein de la Cour Suprême. La salle a éclaté en colère avec des cris et des slogans. Des pierres ont fusé , de vives tensions ont eu lieu, poubelles en feu etc… Une manif s’est improvisée avec 150 militants qui est allée vers Exarchia… Dans les médias grecs , c'est une levée de boucliers contre ce jugement qui condamne cette militante à 13 ans de prisons ( cf https://www.facebook.com/constant.kaimakis/posts/1927408354194049?pnref=story vidéo de ANT NEWS : http://www.dailymotion.com/video/x5tugfv

16/7/17 Grève nationale contre les dimanches travaillés : Le combat des salariés grecs contre les dimanches travaillés continue aujourd’hui , journée de soldes où les magasins doivent ouvrir de 11h à 20h, avec une grève nationale appelée notamment par la Fédération des employés grecs du privé (OIYE), le Syndicat des travailleurs de la Grèce des consommateurs (AEMT) la Confédération grecque du commerce et de l'esprit d'entreprise (ESEE), la Confédération générale des travailleurs d'Athènes avec un appel à se rassembler dans Ermou sous le slogan « pas de travail le dimanche !. Nous ne travaillons pas !- Nous n’achetons pas ! » . Des rassemblements identiques sont attendus dans plusieurs villes. Il s’agit de lutter contre une plus grande libéralisation du dimanche, récemment adoptée par le gouvernement dans le mémorandum supplémentaire de mai, exigée par les prêteurs . Avec la nouvelle législation, les magasins peuvent utiliser tous les dimanches de la saison d'été (32 dimanche) dans les zones dites touristiques de la municipalité d'Athènes, du front de mer, l'aéroport et du centre historique de Thessalonique. « Il est évident que si les employés ne résistent pas, l'effritement du dimanche férié continuera, parce ce qu'ils veulent ce sont des grandes chaînes, multinationales, des centres commerciaux, des villages discount. Le service du tourisme est un simple prétexte ", précise le syndicat OIYE, appelant à une bataille de grève massive, et informe que conjointement avec les organisations patronales (ESEE, GSEBEE) il a l'intention de faire appel au Conseil d’ Etat. La GSEE et AEMT soutiennent que pour les consommateurs, ce ne sont pas les jours qui manquent, mais l’argent. « Après les » Nuits Blanches « et les « Black Friday », les » dimanches perdus « viennent faire avancer les choses au nom des loisirs et de la détente. Nous demandons instamment à tous les travailleurs et aux employés de mener la lutte contre l'abolition des dimanches fériés. Un combat que tout le monde du travail doit mener. Nous ne leur donnerons pas nos dimanches, » souligne le collectif des Reworkers

blocage des magasins à Thessalonique :  https://youtu.be/o6lSzgOGj3c

7/7/17  5eme jour d'occupation de la mairie de Mandra ( Ouest de l’Attique) : Les travailleurs de la municipalité de Mandra ( Ouest de l’Attique) occupent depuis 5 jours la Mairie de la commune. En effet, le maire de Mandra,Ioannas Kriekouki, au lieu de prolonger les contrats et de soumettre un plan pour les besoins permanents, a procédé à des menaces contre les employés. Il rappelle que cette occupation est « illégale » et demande instamment aux employés de retourner au travail « pour le bon fonctionnement du service » .

En même temps, le Comité Préfectoral de l' Attique occidentale de SYRIZA a condamné le comportement autoritaire du maire et soutient les luttes des travailleurs pour un emploi permanent et stable. "Nous condamnons le comportement autocratique du maire. Nous soutenons les luttes des travailleurs pour un emploi permanent et stable. SYRIZA soutient fermement l’embauche permanente des travailleurs au service des besoins permanents. Le choix stratégique du néo-libéralisme est la contractualisation de tout le secteur public, et la privatisation et nous sommes résolument contre ces choix ! Personne ne doit être sans salaire- Contrat permanent pour le secteur public ! »

"Enfer sur l'Acropole : les touristes locks-outés des sites anciens ! Tel est le titre d’un article du magazine anglophone "Greece .Greek-Reporters »…

Le journaliste écrit: « des milliers de visiteurs étrangers sont face à des portes closes des principaux sites archéologiques d'Athènes ce jeudi matin en raison d'un arrêt de travail des gardiens des sites historiques. L'arrêt de trois heures en réponse à ce que leur syndicat décrit comme la pénurie de personnel, oblige touristes et habitants à faire de longues files d'attente à l'extérieur de l'Acropole, l'Agora romaine, le site archéologique de Zeus Olympien. Selon certaines estimations, environ 4.000 touristes de navires de croisière et 1.000 autres en groupes organisés ont du attendre trois heures pour entrer dans l’Acropole. Il y avait la bousculade pour entrer dans le monument où les portes ont finalement ouvert. Un guide décrit la situation comme « l'enfer sur l'Acropole. » « Je fais ce travail depuis de nombreuses années, » a-t-il dit « Mais une telle situation horrible et suffocante comme aujourd'hui est très rare. ». Au plus fort de la saison touristique, de nombreux visiteurs se sentaient frustrés et en colère. Beaucoup avaient prévu un jour ou peut-être quelques heures de séjour dans la capitale grecque et ont été extrêmement déçu de manquer les sites. Certains ont été contraints de prendre des photos des merveilles antiques de loin tandis que d'autres ont attendu sous le soleil fort pour que les sites uvrent… La grève a eu lieu le même jour où le Premier Ministre, Alexis Tsipras, a estimé que la Grèce briser la barrière de 30 millions de visiteurs cet été. Il a ajouté que le but est de prolonger la saison touristique et d'augmenter la valeur ajoutée du tourisme. »

Ce qu’aurait pu préciser ce journaliste c’est " l'enfer" quotidien que vivent les personnels des musées et sites archéologiques de Grèce avec des horaires de plus de 12 heures, des conditions de travail désastreuses, des contrats de pacotille et des salaires…non payés pendant des mois… et c’est bien cet « enfer » là qui les a amené à faire grève en pleine saison touristique !

02/07/2017 Succès pour le 3eme Festival anti autoritaire de Ioannina :Le 3ème Festival Antiautoritaire a connu un réel succès les 24 à 25 Juin 2017 au Théâtre Skala avec la participation active de citoyens et de militants de Ioannina et d'autres villes. Pendant 3 trois jours il y a eu une culture de la liberté et de la solidarité avec la création collective d’un espace public temporaire libre et culturel en dehors du seul divertissement et du profit. Dans une ville où la politique de la municipalité est caractérisée par la privatisation de l'espace public au profit de la seule consommation, ce festival a voulu démontré la possibilité d'un espace public véritablement social, collectif, solidaire, où règnent des relations humaines libre, la communication et la solidarité, où la ville est un espace de liberté, pas de marketing. La municipalité qui se comporte comme si la ville lui appartenait , a tenté de saboter le 3ème Festival Antiautoritaire, interrompant l'alimentation électrique de l'espace public. Le festival a démontré que Ioannina appartient aux citoyens, et non pas aux « clients »

01/07/2017 Des milliers de participants au 20e festival antiraciste d'Athènes : L’ouverture du festival antiraciste d’Athènes s’est faite hier soir avec des milliers de participants. Il se poursuit aujourd'hui et demain avec des débats, de la musique, des saveurs et cuisines du monde entier, etc... Une banderolle de soutien à Hirianna ( prisonnière politique emprisonnée pour 13 ans pour simplement avoir hébergé des militants considérés comme « terroriste » ) a été dépliée sur la scène principale.

Les nouvelles et mouvements en juin 2017

1 juin 20171 juin 2017

27/06/2017 Thessalonique Face à la menace de privatisation de la collecte des ordures, occupation du conseil municipal par les employés municipaux : Suite à la provocation du Maire BOUTARIS qui a annoncé sa volonté de confier au privé le ramassage des ordures, les employés municipaux du nettoyage ont envahi ce matin le Conseil municipal où la Commission économique de la municipalité devait examiner la suggestion de participation du secteur privé dans la collecte des ordures. Le président, Petros Lekakis a retiré la question, mais a souligné que la réunion aura lieu ailleurs. Les travailleurs ont répondu que chaque fois que ce débat aura lieu , ils l’arrêteront ! Dans le débat actuel sur l’issue du mouvement de grève au niveau national, la Droite via Nouvelle Démocratie s’est prononcée pour une privatisation du service public… À noter enfin que la justice tente de criminaliser le mouvement en invoquant une atteinte à la pollution environnementale ...vidéos : https://youtu.be/5fjnYa7SK2Y  https://youtu.be/w-7oTJasT6s 

Grève des éboueurs, le combat continue ! Malgré l’esprit d’entente constaté lors de la rencontre,  entre le Premier ministre et les représentants des syndicalistes de l’administration locale, la grève des éboueurs se poursuivra, au moins jusqu’au jeudi 29 juin, date d’un grand rassemblement suivi d’une réunion prévus par le syndicat POE-OTA.

Le gouvernement a adopté  au Parlement un amendement concernant les contractuels du ministère de l’intérieur affectés au secteur de la propreté, malgré l’opposition de la ND, du parti démocratique, du parti communiste et de la Rivière. Aube dorée et l’Union des centristes se sont abstenues. Ce texte prévoit la suppression de la limite d’âge de l’appel à candidatures pour le recrutement d’environ 2 500 titulaires. En outre, les contractuels concernés bénéficieront d’une notation favorable. Les besoins courants seraient couverts via des contrats de huit mois proposés aux personnels actuels jusque mars 2018.( 10 000 personnes sont menacées de perdre leur emploi en septembre prochain, les syndicats demandent des contrats permanents .Le débat s’est politisé entre la majorité ANEL-SYRIZA et la droite de ND qui fait semblant de soutenir les municipaux avec en ligne de mire la privatisation de ces services publics ! La grève  de 24h de jeudi prévue par le syndicat POE-ITA se prépare activement avec des manifestations dans les grandes villes. La fédération des employés du public ADEDY a décidé d’appeler aussi à la grève de jeudi . Le combat continue .

Grève des employés à la CYTA : Un arrêt de travail aura lieu ce matin de 10.00 à 14.00 des travailleurs de l'entreprise de télécommunications CYTA contre l'intensification et la dépréciation de leurs droits de travail par les employeurs. Les employés demandent la suspension, entre autres, des déplacements forcés, des renseignements complets sur l'avenir de la société et de ses employés et la signature de la convention collective. Il est ainsi caractéristique que pendant une semaine un employé peut changer tous les messages possibles, alors qu’il est souvent appelé à combler les lacunes avec des déplacements forcés sous la menace de licenciement. La « flexibilité » tant de l’objet du travail que des horaires ont conduit de nombreux travailleurs à démissionner. Ainsi, 104 personnes ont démissionné l’an passé de la société. Et toujours les actions du mouvement "je ne paye pas" à Corinthe : Des membres du mouvement « Je ne paie pas » ont accompagné ce matin un couple de personnes âgées du quartier de Vochaïko de Corinthe au siège de la société DEH qui gère l’électricité suite à une coupure de courant où ils ont rencontré le directeur. Vu qu’une personne de ce couple a un cancer en phase terminale qui nécessite de conserver au frigo des injections de médicaments anti-cancéreux. La direction de PPC a pris la décision de reconnecter la maison sur le réseau et de les faire bénéficier du tarif social.  https://youtu.be/HLks8MfYqb4 Intervention du groupe anarchiste rubicon dans les locaux de la société des Eaux ΕΥΔΑΠ : Des militants du groupe anarchiste RUBICON ont envahi le siège social de la société des eaux ΕΥΔΑΠ. Ils protestent ainsi contre de nombreuses coupures qui ont été effectué chez des particuliers qui ne pouvaient plus payer leur facture . Ils dénoncent par ailleurs les augmentations de tarifs de cette société ne visant qu’ à faire du profit avec un bien essentiel, l’eau .

22/6/17 LACRYMOS CONTRE ORDURES : Les travailleurs territoriaux l’avait promis : la journée serait chaude … et ils ont tenu leur promesse. De bon matin , deux rassemblements ont convergé vers le Ministère de l’Intérieur avec plus de 3500 personnes . Ils ont jeté des ordures, des œufs et de la peinture sur la façade du bâtiment, arrachant les grilles…

Puis ils sont allés vers le Parlement où ils on tenté de rentrer de force par une porte latérale s’affrontant alors aux MAT ,forces anti émeutes, qui les ont repoussé à coup de gaz lacrymogènes. Des manifestants blessés ont été acheminés vers les hôpitaux. Une délégation du KEDE ( Union des maires de Grèce) présidé par Georges Patoulis a été huée. Elle devait rencontrer le Ministre de l’Intérieur pour tenter de résoudre la question légale des contrats de travail des milliers d’auxiliaires qui risquent d’être licenciés en septembre prochain. Dans un communiqué final elle donne quelques jours au Gouvernement pour trouver une solution, le menaçant d’une fermeture administrative des municipalités en cas d’échec…tout en dénonçant les "voyous" faiseurs de désordre! Par ailleurs, une importante délégation des travailleurs a rencontré la vice-présidente de la Chambre, Tasia Christodoulopoulou. Après la réunion, le président de la fédération syndicale POE-OTA Nikos Trakas a déclaré: « Nous allons continuer la lutte jusqu'à la victoire » et il a annoncé un durcissement de la lutte et de l'attitude des employés, qui en ont assez d’être ridiculisés par des les déclarations officielles, il a annoncé de nouvelles mobilisations et des blocages dans les dépôts et les sites d'enfouissement. La décision finale sera prise par la Fédération dans les prochaines heures. À Thessalonique, la manifestation est partie de la Place Vénizelos à travers les rues du centre ville, jusqu’à la Délégation ministérielle pour la Macédoine-Thrace. Un blocage symbolique de l’entrée a eu lieu avec l’accrochage d’une banderole proclamant « Pas de licenciements - Régularisation de tous les contrats maintenant » Une réunion avec les autorités locales ayant été infructueuse, les représentants syndicaux ont annoncé une escalade dans les formes et moyens de lutte et ont déclaré qu’ils seraient le « cauchemar » de l’administration dans les jours à venir ! Dans la Ville et même toute l’agglomération, les poubelles s’entassent et deviennent un réel problème… A Patras, la grève a été très suivie et les représentants syndicaux ont estimé dérisoires la proposition du Ministre Skourletis d’une embauche de 2500 personnes alors que 10 000 auxiliaires vont terminé leur contrats ! Dans la municipalité 64 personnes sont entrain de terminer leurs emplois et cela crée de nombreuses lacunes au nettoyage, à l'éclairage, au cimetière, aux espaces verts... vidéo: La manif : https://youtu.be/hEWCgqgehWI

21/6/17 Blocage du tribunal de Thessalonique contre les ventes aux enchères : Hier à midi, les membres de la Coordination contre les ventes aux enchères, ont bloqué l'entrée de la cour du comté de Thessalonique afin de ne pas permettre les ventes aux enchères prévues ce jour là. Les membres de la Coordination ont formé une chaîne humaine pour ne pas laisser entrer de notaire dans la salle d’audience. vidéo: https://youtu.be/a1VistWcLLc https://youtu.be/DlFDzW3VeNw  https://www.youtube.com/watch?time_continue=11&v=T0HDrimDj5A

idem à Athènes : De nouvelles actions victorieuses menées par le Mouvement « Je ne paye pas » (Den Plirono) ont eut lieu ce mercredi, 21 juin, à la cour du comté d'Athènes. Les 20 ventes aux enchères prévues, la plupart des biens saisis de personnes ont été annulées après l'intervention décisive du Mouvement. Les notaires « corbeaux » qui sont venus à la Cour du comté, sont repartis les mains vides.

Les retraités crétois manifestent à Rethymnon : Malgré la température élevée, les retraités de toute la Crète étaient présents à la manifestation de protestation tenue à Rethymno.Les retraités exigent la restauration immédiate de leurs pensions, une bonne santé publique un accès libre et sans entrave aux soins, et ils sont inquiets de la réduction des pensions de plus de 50%. En effet, ils sont prêts à dynamiser et à développer leur lutte et à organiser des manifestations   dans tout le pays. Un grand nombre de personnes rassemblées ont parlé sur leurs conditions de survie et de vie sans précédent, qui ont un impact dans leur famille et leur santé, car ils ne sont pas rares ceux qui ont recours à l'ajustement autonome des doses de leurs médicaments, avec tout ce que cela implique pour leur santé. Pour demain est prévue une rencontre avec la vice Présidente de la Région, Mary Lioni, à qui les retraités vont remettre leurs revendications.

16/6/17 CHANIA : grosse mobilisation en défense du squat ROASA NERA : Entre 600 et 700 personnes ont répondu à l’appel pour la défense du squat mythique de Chania.

Les manifestants protestaient contre la décision du recteur de l’École polytechnique, propriétaire du bâtiment, de le vendre à une société hôtelière pour le transformer en hôtel de luxe. La manif a démarré à la place du Marché de Chania pour traverser la ville et aller vers le port vénitien de Chania. En passant devant l’Hôtel Ambassador, les manifestants ont bloqué symboliquement l’entrée pour dénoncer le fait que la société qui gère cet hôtel, qui se cache derrière une société localisée à Chypre... a été retenue pour l’appel d’offres. Puis la manif est allée au squat Rosa Nera où de nombreuses personnes sont restées tard dans la nuit autour d’une cuisine et d’un bar autogérés.

 Santé hospitalière, manifestations jour et nuit devant le ministère des finances : Les militants de la Fédération panhellénique des travailleurs dans les hôpitaux publics (POEDIN) se sont installés pour 24h de manif devant l’entrée du Ministère des Finances à Athènes. Une énorme banderole dit « ministère, engagements non tenus », « Ils nous noient avec la dette et les notes de service » tout en montrant Alexis Tsipras et Euclide Tsakalotos qui portent les cravates de l’Eurogroupe célébrant l’accord...La mobilisation a commencé hier soir et se terminera aujourd’hui à midi. Le syndicat POEDIN revendique l’intégration permanente des personnels auxiliaires dans les hôpitaux, la baisse des coûts de santé. https://youtu.be/alRCppPg_bc

15/6/17  Attaque de la société Nesphone par un groupe anarchiste : Ce matin, des membres du Collectif anarchiste du quartier Kalithéa- Moscatou sont intervenus dans la société NEWSPHONE Hellas SA situé au Boulevard. Venizelou 280, Kallithea. Cette société devrait gérer pour le compte du Ministère de la Justice la plateforme des ventes aux enchères électroniques. Ce projet permettrait de contourner les manifestations combatives contre les ventes aux enchères des collectifs dans les Tribunaux. Les militants anarchistes ont jeté des tracts: « PAS DE MAISON AUX MAINS DES BANQUIERS », « ni dans les tribunaux locaux, ni par voie électronique, BAS LES PATTES DES MAISONS DU PEUPLE ! ». vidéo : https://youtu.be/6MByeh3soKU

11/6/17 Viome : face aux tracas judiciaires, appel au soutien : Les employés de VIOME dénoncent les tracas causés par les autorités judiciaires et le syndic de faillite qui veulent procéder à la vente aux enchères des moyens partiels de production et appellent à la solidarité et au soutien pour pouvoir continuer après 4,5 années leur lutte. Dans un vibrant appel ils condamnent les autorités judiciaires qui n’ont cessé de les empêcher de travailler normalement. et appellent « les syndicalistes, les travailleurs, les collectifs pour les soutenir et montrer comment tous ensemble ce qu'ils ne peuvent pas, nous le pouvons".

04/6/17  Les fascistes hors de Perama: Hier à midi , une intervention du Comité de Lutte Antifasciste ORMANTIFA avec la participation des militants du collectif anarchiste Kallithea Moschato (A.Sy.Ka.Mo.) ont expulsé de la zone du FerryBoat de Perama des militants fascistes d’Aube Doré. Ils ont distribué de nombreux magazines et tracts antifascistes. La police est intervenue peu à après. A Perama comme dans d’autres quartiers, pas un fasciste dans les quartiers!

01/06/17  Plus de 3000 employés sans salaires dans les hôpitaux grecs : Selon le quotidien grec TA NEA , les 3.150 employés recrutés depuis le début de l'année par l’OAED ( Pôle Emploi) , afin de répondre aux besoins permanents dans les hôpitaux publics du pays pendant 12 mois se retrouveraient sans salaire … et pour certains depuis quatre mois !

L' autre problème qui touche les personnels hospitaliers est la question du « travail flexible » . En effet, en septembre prochain, environ 830 médecins auxiliaires devraient voir leur contrat de travail prendre fin… En même temps, les hôpitaux publics manque de personnel médical permanent, la pénurie atteint actuellement 6,500 postes dans tout le pays, en particulier pour les spécialistes dont l'âge moyen est de 60 ans. Pendant ce temps, on estime un « trou noir » dans le personnel infirmier de 20 000 postes vacants… Cette crise est de plus accentuée par le départ à l’étranger de nombreux jeunes scientifiques: on estime que 18.000 médecins (spécialistes et stagiaires) offrent déjà leurs services dans les hôpitaux d'autres pays. Dans ces conditions, L’Union syndicale des médecins d’Athènes a décidé d’une journée de mobilisation le Mercredi 14 Juin avec un rassemblement devant le ministère de la Santé pour exiger le recrutement de personnel permanent. De plus, le Syndicat des employés hospitaliers a lancé ce jour là un arrêt de travail (11 h - 15 heures) pour l'ensemble du personnel auxiliaire.

Intervention dynamique des employés de la société " Real group" : Afin de protester contre le non paiement de leurs salaires depuis 5 mois, les employés de la société de médias « Real Group » ont envahi les bureaux du siège social. Et toujours la mobilisation contre les ventes aux enchères à Athènes : Nouvelle mobilisation et nouvelle victoire pour le mouvement « JE NE PAYE PAS « ( DEN PLIRONO) qui avait mobilisé ses troupes contre la vente aux enchères de biens saisis aux tribunaux d’Athènes Venus nombreux, ils ont à nouveau bloqué les procédures empêchant ces ventes aux enchères.Parmi les militants on a pu voir le secrétaire général d’Unité Populaire, Lafazanis et l’ex Présidente du Parlement, Zoé Konstantopoulou https://www.youtube.com/watch?v=55EFbuoeyzk https://www.youtube.com/watch?v=A8fsNhGwQok  https://www.facebook.com/denplirono/videos/1347952445293754/

Les territoriaux en lutte pour des contrats en CDI : Le syndicat des employés territoriaux OTA de l’Attique continue son combat pour la transformation des contrats à durée déterminée en CDI. Une manifestation a été organisée devant le Parlement qui débattait sur le sujet. Une grève est annoncée pour le jour où sera annoncé officiellement la décision de la Cour qui a jugé inconstitutionnelle l'extension de leurs contrats.

Les nouvelles et mouvements en mai 2017

5 mai 20175 mai 2017

26/05/2017 Mobilisation contre les ventes aux enchères : Comme chaque mercredi, le mouvement « JE NE PAYE PAS « ( DEN PLIRONO) avait mobilisé ses troupes contre la vente aux enchères de biens saisis aux tribunaux d’Athènes et de Thessalonique. Venus nombreux, ils ont à nouveau bloqué les procédures empêchant ces ventes aux enchères. De virulentes attaques ont eu lieu aussi contre les notaires qui sont les complices de ces odieuses démarches pénales. Athènes vidéo: https://youtu.be/c1rEABKj-2c https://www.facebook.com/denplirono/videos/1341542429268089/

18/5/17 Revue de presse hellénique sur les mesures :  Le vote du projet de loi prévoyant les mesures supplémentaires demandées par le FMI et celles compensatoires prévues par l’accord entre le gouvernement grec et ses créanciers aura lieu aujourd’hui après débat en séance plénière. Le débat se fera sans le groupe parlementaire d’Aube dorée, exclu du débat après le comportement violent lundi au Parlement du porte-parole du parti, M. Kassidiaris. Selon leur tendance, les journaux mettent l’accent sur les mesures douloureuses prévues par l’accord mais aussi sur les perspectives favorables et aux messages positifs sur l’allègement de la dette grecque. Kathimerini relève en titre l’« addition » que devront payer les retraités jusqu’en 2021, qui s’élève à 6,5milliards d’euros et évoque des « nouvelles mesures douloureuses », qui constituent en substance un « 4ème mémorandum ». Dans son éditorial principal ce journal souligne que le Parlement votera aujourd’hui un « nouveau mémorandum » qui « réduira davantage les retraites sans diminuer le gaspillage d’argent public » et qui « ne prévoit pas des réductions des taxes afin d’encourager les investissements ». Eleftheros Typos parle également de « 4ème mémorandum » qui sera le « Waterloo politique » du gouvernement et une « tempête économique » pour les ménages. Ta Nea qualifie les mesures compensatoires d’« illusion » et reproche au gouvernement de tenter de « redorer la pilule de l’austérité ». Sous le titre « Le grand moment pour la dette » Ethnos souligne en Une les messages positifs émis depuis Bruxelles et fait valoir son optimisme pour un accord global lors de la réunion de l’Eurogroupe de lundi prochain, 22 mai. Le journal relève que les négociations sur la dette entre Washington, Berlin, et Athènes « sont dans la dernière ligne droite » et qualifie les prochains jours de « décisifs » pour l’avenir immédiat de la Grèce et de sonéconomie. Dans son éditorial principal, ce quotidien souligne que le vote des mesures aujourd’hui est une « condition indispensable » et un « premier pas » vers la sortie de la Grèce de la crise. Dans le même esprit, Le Journal des Rédacteurs souligne que la question de la dette « figure officiellement » à l’agenda de la réunion de l’Eurogroupe du 22 mai et que « toutes les parties impliquées dans la négociation recherchent une solution globale : ratification des mesures votées et solution sur les mesures à moyen terme d’allégement de la dette ». Le journal met en exergue l’appel en faveur d’une solution sur la dette grecque lancé hier par les Socialistes, les Verts et la Gauche au sein du Parlement européen : au cours d’une conférence de presse conjointe M. Gianni Pittela (Alliance des Socialistes et Démocrates), Mme Gabriele Zimmer (Gauche unitaire européenne) Mme Ska Keller et M. Philippe Lamberts (Verts/ALE) ont appelé l’Eurogroupe à prendre les décisions nécessaires sur les mesures à moyen terme d’allégement de la dette grecque au cours de sa réunion du 22 mai. Plusieurs journaux (Avghi, Ethnos, Le Journal des Rédacteurs) relaient l’optimisme affiché également par le Premier ministre grec pour une solution rapide de la dette grecque, sans toutefois cacher son inquiétude pour un éventuel blocage en raison de la confrontation à ce sujet entre le FMI et Berlin. Dans une interview accordée au site d’information politico.eu le gouverneur de la Banque de Grèce, M. Stournaras, se dit « relativement optimiste » sur le redressement économique de la Grèce, estimant que « la Grèce a fait tout ce qu’il lui a été demandé » et qu’« il appartenait désormais aux créanciers » de se prononcer. De même, l’administrateur délégué de la Banque nationale de Grèce, M. Fragiadakis, a exprimé hier son optimisme sur le redressement de l’économie grecque en déclarant que « la conclusion de la 2ème revue du programme grec crée des conditions de stabilité et de fiabilité pour l’économie grecque ». (Kathimerini, Le Journal des Rédacteurs).

Parlement : la presse (Skai TV, Le Journal des Rédacteurs, Ta Nea) souligne que le comité scientifique du Parlement a exprimé hier dans un rapport ses vives réserves quant à la constitutionnalité des mesures prévues par l’accord conclu entre la Grèce et ses créanciers, notamment les réductions des retraites et les grilles de salaires spéciales. Toutefois, ce rapport n’a pas de caractère contraignant. Certains journaux (Ethnos, Kathimerini) relèvent que la Nouvelle démocratie, le PASOK/DIMAR et le député indépendant M. Karras, ont déposé hier au Parlement une exception d'inconstitutionnalité contre les mesures concernant ces deux points, qui a été toutefois rejetée par la majorité parlementaire.

16/05/2017 Revue de presse hellénique sur l'adoption des mesures par le parlement grec : Le projet de loi a été voté par l’ensemble des députés gouvernementaux (SYRIZA et ANEL) et rejeté par l’ensemble des députés de l’opposition, à l’exception du député indépendant, M. Nikos Nikolopoulos, qui a voté en faveur de toutes les mesures compensatoires. A l’exception des articles 56, 70 et 71, tous les autres articles ont été votés par l’ensemble des députés gouvernementaux et rejetés par l’ensemble des partis de l’opposition. Plus précisément -les articles 70 et 71 prévoyant respectivement la réduction de la TVA pour les équipements agricoles de 24 % à 13 % et la suppression des avantages fiscaux des députés ont été votés par 280 voix, soit également par les partis de l’opposition. -l’article 56 prévoyant des dispositions sur les procédures de licenciements des professeurs des écoles privées n’a pas été voté par la députée de SYRIZA Mme Tassia Christodoulopoulou qui, évoquant des raisons personnelles a voté « présent ».

La presse (in.gr, Kathimerini, Le Journal des Rédacteurs) fait état des incidents violents survenus entre la police et un groupe de cagoulés qui a jeté de pierres et de cocktails Molotov et qui a mis le feu au poste de garde se trouvant devant la tombe du Soldat inconnu.

16/5/17 Revue de presse hellénique  :  Incident au Parlement lors du débat des mesures de l’accord conclu avec les créanciers : La presse unanime (Kathimerini, Avghi, Ethnos, Le Journal des Rédacteurs, Eleftheros Typos, Ta Nea, naftemporiki.gr) condamne un incident violent qui a eu lieu hier au Parlement lors du débat des mesures prévues par l’accord conclu entre la Grèce et ses créanciers. Le porte-parole d’Aube dorée, M. Ilias Kassidiaris a été expulsé de l'enceinte du Parlement après avoir « poussé violemment » le porte-parole parlementaire de la ND et ancien ministre, M. Nikos Dendias, qui a qualifié cet incident d’ « énorme insulte » à la constitution grecque. « J'espère que [la suite de] cette insulte aura un impact utile pour la société », a-t-il ajouté en faisant allusion à ce type decomportement fréquent chez les députés d'Aube dorée. Le vice-président du Parlement, qui présidait le débat, M. Makis Balaouras a ordonné l’éloignement de M. Kassidiaris de l’enceinte du Parlement. Le bureau de la Chambre a ensuite prononcé l’expulsion de l’ensemble du groupe parlementaire d’Aube dorée sur proposition du président du Parlement M. Voutsis. Par ailleurs, M. Kassidiaris a été renvoyé devant la commission de déontologie du Parlement. L’expulsion de M. Kassidiaris et des députés d’Aube dorée vaut à ce stade pour les débats parlementaires en commission du projet de loi hier et aujourd’hui (15 et 16 mai). Ethnos parle d’« attaque contre la démocratie ». Ta Nea note que l'«œuf du serpent du nazisme a cassé sa coquille ». Dans le même esprit, Avghi souligne que « les fascistes provoquent au sein du Parlement ». Le Journal des Rédacteurs appelle à la nécessité d’« isoler pleinement ce groupe fasciste néonazi et ses représentants ». Enfin, Kathimerini et Eleftheros Typos dénoncent les « nervis » d'Aube dorée.Cet incident a été condamné par l’ensemble des partis politiques. Pour autant la ND a évoqué une tentative de la part d’Aube dorée de « faciliter [le travail de] SYRIZA » et « désorienter la société » afin que la majorité parlementaire puisse voter le « mémorandum le plus douloureux », souligne Kathimerini.Sur le débat en lui-même, tant le Parti démocratique (PASOK/DIMAR) que La Rivière ont fait savoir hier leur intention de ne pas voter en faveur de mesures ni de celles compensatoires (Kathimerini, Le Journal des Rédacteurs).

15/5/17 Revue de presse hellénique : La presse réserve un accueil très critique aux mesures exigées par les créanciers pour boucler la 2ème revue. Le projet de loi afférent a été déposé au Parlement samedi 13 mai associé à un rapport de la comptabilité générale de l’Etat et les mesures seront débattues en assemblée plénière les 17 et 18 mai pour être votées le 18 ou le 19 mai. Ta Néa détaille à la une les montants à prélever, à savoir 2,723mds€ sur les retraites ; 2,053mds € sur la baisse du seuil des revenus non imposables, 143 M€ sur les cotisations sociales, soit au total 4,92mds €. Pour sa part, Elefthéros Typos titre en une sur « le grand racket des salariés et retraités ». Ce journal relève par ailleurs que l’article 15 concède au FMI et aux institutions européennes la décision quant à savoir si et dans quelle mesure seront mises en œuvre les mesures « positives ». Le journal des rédacteurs, de même que plusieurs journaux électroniques (Kathimérini, Proto Thema, etc.) relèvent une déclaration de l’ancien Premier ministre, M. Samaras, indiquant que le « 4ème mémorandum (…) qui expire en 2021 révèle la plus grande tromperie politique jamais connue par notre patrie ».

11/05/2017 Ventes aux enchères perturbées : Nouvelle mobilisation du mouvement « Je ne paye pas » (Den Plirono) , ce mercredi contre des ventes aux enchères de 2 magasins d’une petite entreprise au Tribunal de Loukareos qui a amené le notaire a quitté le tribunal. Le notaire est entré dans la salle d'audience escorté par la police et a été immédiatement interpellé par les membres du mouvement qui lui ont demandé de les informer de la vente aux enchères. La tension est montée quand le notaire a demandé l'aide de la police pour faire évacuer la salle, provoquant ainsi une forte réaction des membres du mouvement. vidéo: https://youtu.be/vN0u_wgo2uc Una action du même type a eu lieu à Patras et aussi à Thessalonique avec le soutien des partis Antarsya et LAE. Vidéos: https://youtu.be/_eYFg1t2umI  https://youtu.be/NMWcQ6l0NdQ

5/5/17 Revue de presse Grèce –Turquie : Kathimerini fait état du vif mécontentement d’Ankara au sujet de la décision des autorités judiciaires grecques de ne pas extrader vers la Turquie les 8 officiers turcs ayant fui en Grèce après le putsch manqué de juillet 2016. Dans un communiqué, le ministère turc des affaires étrangères menace que « cette décision aura inévitablement une incidence sur les relations bilatérales gréco-turques ainsi que sur la coopération de la Turquie au niveau régional avec la Grèce en tant que pays qui accueille des putschistes ». Par ailleurs, Ankara a émis hier un message NAVTEX sur son intention d’installer un câble sous-marin dans une zone maritime incluant le large de l’île de Kastelorizo.

5/5/17 Des réfugiés transgenres ont été attaqués à Leros : ANA-MPA Deux réfugiés transgenres ont été attaqués à Leros mercredi par des personnes en moto, a déclaré l'Association grecque de soutien transgenres (GTSA) dans un communiqué de presse vendredi. Une des deux femmes est traitée pour ses blessures à l'hôpital local, a déclaré l'association. Selon GTSA, l'incident s'est produit alors que les deux femmes se dirigeaient vers le centre de réfugiés de l'île, dirigé par le HCR. Les victimes ont été surpris car ils ont été attaqués par derrière et l'un d'entre eux a été touché avec une tige en bois ou un câble. L'association a ajouté qu'elle a reçu des informations selon lesquelles il existe un groupe d'environ 20 personnes sur l'île qui agissent sur des motifs racistes clairs, attaquent, terrorisent ou se moquent des réfugiés, notant que la police locale "ne fait rien à ce sujet". C'est le troisième d'une série d'attaques contre les réfugiés sur Leros, a déclaré GTSA, et a exhorté l'État et le HCR à faire ce qui est nécessaire pour protéger les réfugiés.

02/05/17 Action symbolique d'Unité populaire à l’hôtel Hilton : Le cortège du 1er mai organisé par Unité Populaire ( LAE) s’est dirigé vers l’Hôtel Hilton où « négocie » le gouvernement grec avec la Troïka. Un important dispositif policier les a empêché de renter dans l’Hotel. P. Lafazanis a attaqué le gouvernement en disant « C’est d’ici que le pays est gouverné , et non à la Villa Maximos ( Palais du 1er Ministre Tsipras) . De Hilton on gouverne le pays. C'est une dictature. Hilton devrait être attribuée au peuple grec et non à la Troïka. Ici, la troïka exige du gouvernement le sinistre 4 ème Mémorandum. Ce sera la destruction du pays. » vidéo: https://youtu.be/pPX1D4RZxXI  https://youtu.be/OWYTwwv5NJM

1er MAI Lutte contre les nouvelles mesures en préparation : 4 rassemblements prévus en ce 1er mai à Athènes. Des milliers de personnes ont participé aux divers rassemblements avec un même slogan : « PLUS D’AUSTÉRITÉ!".

La manif des centrales syndicales du secteur public et privé ADEDY et GSEE n’a rassemblé que peu de monde. Plus massive, la manif des syndicats pro communistes PAME qui a marché vers l'ambassade des États-Unis avec 10.000 personnes. La surprise est venue de la manif de la gauche extraparlementaire, des collectifs anti racistes et antifascistes, où on a pu noté une présence massive de réfugiés et migrants notamment du camp de Malkasa et du centre d’Hébergement City Plazza ( cf Photos). Le cortège dirigé par l’Unité Populaire a tenté de s’approcher au mieux de l’Hotel Hilton ( Où se déroule les négociations avec la Troïka) comme acte symbolique pour démontrer d’où est dirigé en fait la Grèce. Des manifestations ont eu lieu aussi au Pirée, à Patras, à Thessalonique et dans d'autres grandes villes à travers le pays. A noter l’appel des sections de base de SYRIZA qui appelaient à manifester… contre le gouvernement de SYRIZA! Les syndicats GSEE et ADEDY prévoient une grève générale le 17 mai, le jour où il est estimé que les mesures d'austérité supplémentaires seront votées au Parlement grec. Les propriétaires de magasins de détail et les travailleurs lanceront une grève le 7 mai pour protester contre les mesures prévues pour une ouverture de tous les magasins tous les dimanches de l’année. reportage photos du journal LEFT: https://www.facebook.com/pg/left.gr/photos/… vidéo: la manif du syndicat PAME https://youtu.be/MMD4m4iNhxY la manif de l’Unité Populaire: https://youtu.be/b485EgqV3_U manif à Patras: https://youtu.be/3BkD-tKEXjE

Les nouvelles et les mouvements en avril 2017

6 avril 20176 avril 2017

30/04/2017  "Aucune maison sans électricité "  Le mouvement « Je ne paye pas » ( DEN PLIRONO) organise régulièrement des actions de re-branchement électrique pour des familles en dettes victimes de coupure de courant. Hier à Kipseli, le mouvement a re-branché la maison d'une femme âgée malade qui vit avec son fils au chômage. DEH avait coupé le courant pour non paiement des factures. Désespérée, la pauvre femme pensait vendre les meubles de sa maison afin de rembourser ses dettes !!! Le mouvement informé a décidé de l’aider : « Personne ne doit rester seul face à la crise » , "Aucun maison sans électricité » !

Opération péages gratuits ... A l'initiative du Mouvement AL.ANY.A (Solidarité - Désobéissance - Renversement) avec le soutien et la participation d’ Unité populaire ( LA.E ), des dizaines de militants et combattants se sont rassemblés aujourd'hui samedi ( 29/4 ) à 16 heures sur les péages d’ Elefsina . Les militants de LA.E , de AL.ANY.A et non-alignés / ont ouvert pacifiquement les barrières des péages pour permettre au automobilistes de passer gratuitement. Sur la banderolle de LA.E on pouvait lire : « Le gouvernement fait des fiestas, les entrepreneurs spéculent, les gens paient ». Cette manifestation a eu lieu pour dénoncer la cérémonie d'ouverture et les célébrations que le gouvernement organise à l’ occasion de l'ouverture de nouvelles routes, même si les travaux ne sont pas terminés … et dénoncer le montant élevé des péages .

28/4/17 Manifestation à Athènes des patients atteints de sclérose en plaque : Mercredi dernier, les patients souffrant de sclérose en plaque ont manifesté devant le Ministère du Travail afin de faire valoir leurs revendications permanentes. De nombreux patients de toute la Grèce (Athènes, Thessalonique, Patras, Chios, Céphalonie, Arta, Kavala, Agrinio, Corinthe) étaient présents avec une présence dynamique afin de mettre en évidence les injustices rencontrées par les 12 000 patients atteints de SEP dans leur vie quotidienne difficile. Une délégation des patients a rencontré le ministre du Travail Effie Achtsioglou et la Vice Ministre à la protection sociale Théano Photius pour rappeler leurs revendications : - L'intégration de la sclérose en plaques dans les maladies chroniques et irréversibles. - L’obtention d’allocations d’invalidité comme pour la paraplégie.

27/04/2017  Manifestation au siège de DEH ( Électricité Grèce) : Ce matin des militants du mouvement « Je ne paye pas « (DEN PLIRONO) ont envahi les bureaux du siège de la société DEH qui gère l’électricité en Grèce pour protester contre les coupures de courant de plus en plus nombreuses chez les particuliers incapables de payer leurs dettes. Parmi les manifestants, il y avait Zoé Konstantopoulou ( ex présidente de l’Assemblée) . vidéo: https://youtu.be/DOGp5k-5ubs

26/04/2017 Nouvelles attaques fascistes et racistes à ASPROPYRGOS  (Ouest ATTIQUE) : La ville industrielle d’Aspropyrgos a été à nouveau le cadre d’attaques fascistes et racistes contre des travailleurs agricoles pakistanais. Pour la 3 ème fois , 4 travailleurs pakistanais ont été roués de coups par un commando raciste et fasciste alors qu’ils rentraient de leur travail ce samedi après midi. Les organisations antiracistes locales s’interrogent sur l’ « incapacité » de la police de procéder à des arrestations dans les milieux fascistes locaux bien connus...

Mobilisations contre les péages à Kifissia : Hier la réunion du Conseil Régional de l’Attique avec la présence du ministre des Transports et de l'Infrastructure Ch. Spirtzis a fait l’objet d’une mobilisation citoyenne dynamique à l’initiative du mouvement « Je ne paye pas » ( DEN PLIRONO). À l’ordre du jour, la discussion sur les futurs péages autoroutiers à la hauteur de Kifissia dans la banlieue d’Athènes. Le mouvement est intervenu par la personne de son représentant Leonidas Papadopoulos pour rappeler que la libre circulation des citoyens est un droit constitutionnel et que les routes appartiennent aux citoyens et pas aux multinationales! 20/4/17 Quand Eurobank fait boum ! par Yannis Youlontas  : Encore une banque défoncée à coup de bombe incendiaire, hier soir à Athènes.

Vers 22h40, c’est l’une des principales banques qui participent au harcèlement, à l’humiliation et à l’expulsion des familles pauvres qui vient de partir en fumée, en plein centre de la capitale.

Les auteurs (sans doute le groupe Lutte révolutionnaire, mais ce n’est pas encore revendiqué) ont pris soin de téléphoner 35 minutes auparavant (vers 22h05) pour s’assurer qu’il n’y avait personne à l’intérieur.

Bien connue des manifestants athéniens, parce que située entre les rues Panepistimiou et Stadiou (précisément au 7 rue Santaroza) sur le parcours habituel qui va de la place Omonia à la place Syntagma, cette banque avait déjà été endommagée et brûlée à plusieurs reprises.

L’explosion a été si puissante qu’elle a été entendue dans tout le centre, depuis Exarcheia jusqu’aux alentours du parlement.

19/4/17 ATHÈNES, Nouvel échec des ventes aux enchères :  Comme tous les mercredis, le Tribunal d’Athènes avait prévu des ventes aux enchères de biens immobiliers saisis. La mobilisation des citoyens et militants à l’initiative du mouvement « Je ne paye pas « ( DEN PLIRONO) a fait échec à la procédure. « Personne ne doit être seul face à la crise ! » « Notre arme , la SOLIDARITÉ ! »

14/04/2017 Manifestation anti fasciste dans le quartier de Panormos à Athènes : Les membres de l'espace anti autoritaire du quartier de Panormos à Athènes, ont défilé pour protester contre le passage à tabac de l'étudiant Alex Lazaris par les fascistes d’Aube Doré . (https://www.facebook.com/constant.kaimakis/posts/1871413846460167?pnref=story) La manifestation a commencé à partir de la place de Panormos pour aller vers la Cafétéria Bristol dont le propriétaire est l’un des membres du commando fasciste qui a été arrêté, aux cris de « pas de fascistes dans nos quartiers »

Manifestation d'agriculteurs en colère à Kalamata : Ce matin 200 agriculteurs principalement de la région de Mani et de Messine se sont réunis à Kalamata pour protester contre la nouvelle réforme des cartes forestières.Après s’être réunis au centre de la ville ils ont manifesté vers l’Office Forestier de Kalamata où ils ont symboliquement muré la porte. Vidéo: https://youtu.be/E5FqmJpajvc  https://youtu.be/PbH5CNpmlxg

12/04/2017 Tout de noir vêtu : Les militants du Comité de Lutte des citoyens contre la privatisation de l’aéroport de Chania ont symboliquement drappé de noir la statue de Daskalogiannis, héros crétois de la résistance grecque à l’occupant ottoman, qui a donné son nom à l’aéroport de Chania qui est désormais privatisé par la Société allemande Fraport. Ensuite les manifestants se sont rendus dans les bureaux de la section locale de Syriza, où ils ont accroché des banderoles et ont pénétré dans les locaux pour discuter avec les représentants locaux, pour se plaindre du mutisme des députés locaux. vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=Yt2XQN4iZWc  https://youtu.be/5IIpRuJvZ3

INFLATION : + 1,7% EN MARS : L’Autorité de la statistique grecque ELSTAT a publié les prix du mois de mars. Le taux d'inflation en Grèce a augmenté de 1,7 % en Mars. Cette hausse est due au prix des produits de consommation courante qui ont nettement augmenté : les aliments, les boissons alcoolisées, le tabac, les télécommunications, l'huile de chauffage et le transport en raison des taxes spéciales pour les carburants. En Janvier dernier , on avait eu une inflation de 1,2% et en février de 1,3%.Les augmentations de prix selon ELSTAT sont: + 1,6% pour « La nourriture et les boissons non alcoolisées », principalement pour les fruits frais et les légumes, les pommes de terre, l'huile d'olive et le café; + 2,8% pour les « boissons alcoolisées et le tabac »; + 0,1% pour l'« habillement, et les chaussures »; + 3,6% pour le « logement » en raison de l'augmentation des prix du mazout et du gaz naturel; + 8,6% pour les Transports » en raison de l'augmentation des prix des carburants et des lubrifiants, les tickets d'avion; + 2,1% pour les « Communications » en raison de frais supplémentaires de 5% imposés sur le réseau fixe et la télévision par abonnement; + 1,7% pour les « hôtels, cafés, restaurants ».

Les hausses de prix ont été en partie équilibrées avec des baisses de prix dans certains produits et services tels que les prix des véhicules, des produits pharmaceutiques, l'éducation / frais de scolarité. Ce taux statistique signifie dans la vie réelle une dépense supplémentaire de 10 euros par semaine au supermarché. Mais la hausse des prix se conjugue avec les bas salaires, le chômage élevé, l'augmentation permanente des impôts directs et indirects, ce qui exaspère les consommateurs grecs.

1,234 milliards d’euros : le montant forfaitaire qu’a versé à l’Etat grec l’opérateur aéroportuaire allemand Fraport après la conclusion hier de l’accord de cession pour quarante ans des 14 aéroports régionaux grecs. Outre le montant forfaitaire de 1,234 milliards, le contrat prévoit une redevance annuelle de 22,9 millions d'euros. Le PDG de Fraport, M. Stefan Schulte, se rend aujourd’hui à Athènes où il s’entretiendra avec le Premier ministre grec, M. Tsipras (Kathimerini, Avghi)

07/04/2017 Manifestation du syndicat PAME contre les mesures gouvernementales : Le syndicat pro communiste PAME a organisé hier des manifs dans tout le pays pour dénoncer les mesures actuelles et à venir prises par le gouvernement Tsipras. Le défilé est allé de la,place Omonia au Parlement. Chômeurs, retraités, travailleurs, plusieurs centaines de personnes ont défilé à Athènes. vidéo: https://youtu.be/r9bGtTr8F1Y

Épicerie sans intermédiaires à Rethymnon : le "réseau de solidarité sans intermédiaires » de Rethymnon vient d’ouvrir une nouvelle épicerie coopérative. Le nouveau magasin est destiné à la fourniture de produits de qualité, afin de soutenir l'économie locale et les producteurs locaux.On y trouvera de la farine, du riz, des produits frais, des produits laitiers, de la viande biologique, des pâtes, du miel, etc. Une première diffusion sera faite dimanche 9 avril de 8h à 18h des produits commandés via le site www.dareth.gr. Sofia Katopi, membre du réseau a déclaré: "Nous avons pensé à ouvrir un espace où tout le monde peut trouver les produits du réseau, à des prix correspondants. Cela continuera d'être sans intermédiaires, l' épicerie est un établissement sans but lucratif et les produits y seront un peu plus cher pour être en mesure de payer le loyer et les deux personnes qui exploitent le magasin. Les produits proviennent de producteurs de Rethymnon, de Crète et de producteurs d'autres régions du pays. Nous voulons soutenir l'économie locale. C'est un élément clé de nos principe

6/4/17 MANIFESTATION CONTRE L’ÉVALUATION DES MESURES ET LE 4 ÈME MÉMORANDUM :  Jeudi 6 Avril des rassemblements ont été organisés à Athènes et à Thessalonique contre la deuxième évaluation des nouvelles mesures et le 4ème protocole. A Athènes, à l'initiative des syndicats de base une grande manifestation est partie des Propylées pour se diriger vers les bureaux du Parlement et de l’UE. De nombreux syndicats du secteur public et privé, des collectifs de travail, des mouvements et des organisations politiques ( Antarsya, LAE …) ont répondu massivement à l’appel. Vidéo:   https://youtu.be/vGJKbiR1O9I

 4/4/2017 GRÈVE CHEZ LES POSTIERS GRECS : Les postiers d'Athènes et de l'ensemble de l'Attique sont en grève du mardi 4 au vendredi 7 Avril . Ils critiquent la détérioration de la répartition du travail et la réduction des emplois organisés par le gouvernement de « gauche » comme on dit... Selon l'annonce de l'Union Postale d’Athènes et de l'Attique, « une décision unilatérale provocatrice, » de la «gauche » donne les services postaux aux particuliers, et va porter atteinte à la prestation des services postaux. Dans la pratique, la réduction des emplois dans la distribution, signifie que les distributeurs seront forcés aussi, et ne seront plus en mesure de couvrir de longues distances, et que les citoyens ne recevront pas leur courrier à temps. Se référant à leur expérience actuelle, ils disent qu'un facteur devrait faire tous les jours la livraison motorisée de 20 à 80 kms mais alors « seulement 50% des points de distribution seront couverts, avec des conséquences évidentes. Les périodes de pointe peuvent voir le postier ne passer qu’une fois par semaine ". L'annonce de postiers précise encore qu' « il est significatif que le bassin , à l' exception du Pirée est desservi par 600 distributeurs par rapport à 1026 aujourd'hui » , et que "les bureaux de poste sont invités à travailler avec moins de personnel que la concurrence, lorsque la concurrence a 1000 employés dans le bassin (30% du projet ELTA), montrant ainsi 65% de plus grande puissance de distribution par rapport à la poste publique.

Revue de presse hellénique 31 mars 2017 45,2% : le taux de chômage en février chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans en Grèce, soit plus du double de la moyenne de la zone euro (19,4%) et sept fois plus important par rapport à l’Allemagne (6,6%) (Kathimerini) revue de presse hellénique 4/04/2017  Lutte contre l’évasion fiscale :

La presse (Kathimerini, Avghi, Ethnos, Ta Nea, Eleftheros Typos) signale la mise en place hier du nouveau système électronique de vérification des revenus et dépôts bancaires. 23 300 contrôles fiscaux sont programmés pour 2017 concernant des cas suspects d’évasion fiscale. Dans un premier temps, les contrôles concerneront les transactions effectuées entre 2002 et 2014 par 1,27 millions de personnes physiques figurant dans des listes pour lesquelles les procureurs compétents avaient ordonné un contrôle fiscal. Comme l’a souligné hier le ministre des finances, M. Tsakalotos, ce nouveau système permettra la collecte des données en quelques minutes, alors que jusqu’à présent cette procédure nécessitait 6 à 12 mois. Avghi souligne que la mise en place de ce nouveau système a conduit un grand nombre de contribuables à révéler volontairement leurs revenus des années précédentes, non déclarés au fisc, afin de bénéficier de la possibilité offerte par le gouvernement grec prévoyant la suppression de sanctions et une réduction des amendes et des majorations ce qui aurait apporté à l’Etat des recettes de l’ordre de 130 millions d’euros jusqu’à présent.

Les nouvelles et mouvements en mars 2017

17 mars 201717 mars 2017

31/03/2017  PASSAGE À TABAC CRIMINEL D’UN ÉTUDIANT PAR DES MEMBRES D’AUBE DORÉ : Hier, un étudiant, Alexios Lazarou , a été sauvagement passé à tabac par des membres d’Aube Doré. L’organisation anti fasciste KEERFA dans un communiqué donne la description suivante des évènements : "Il s’est retrouvé près des bureaux d’Aube Dorée, après avoir terminé une photographie d'un bâtiment militaire dans le cadre de la préparation d'une thèse qu’il est entrain de préparer. Il avait ainsi un appareil photo professionnel que les fascistes lui ont dérobé ainsi que son tel portable. Six personnes qui se trouvaient à l'entrée des bureaux des néo-nazis, juste en face d’un poste de police, ont commencé à lui faire, sans aucune raison, des gestes menaçants, l'invitant à approcher. Celui-çi a commencé à s’en aller, en passant dans des ruelles pour aller chez lui, poursuivi par les fachos. En route, il a reçu de nouvelles menaces et a tenté d'échapper en courant, mais un agresseur a réussi à le rattraper , connu pour fréquenter le célèbre repaire des néo-nazis, le Bar Bristol. Ils se sont mis à quatre pour l’agresser, l’un d'eux avait mis une cagoule. Trois des fachos l'ont frappé sur la tête et le corps avec des coups de poing et des coups de pied, tandis que le quatrième le tenait. Les cris des voisins les ont arrêté et trois d’entre eux ont enfourché une moto et se sont enfuis. Lorsque la police est arrivé, un des facho était entrain de lui a demandé s’il était grec… » Un fasciste bien connu qui aurait été reconnu a été arrêté par les forces de Police ce matin.

CHANIA: MANIFESTATION À ALPHA BANK CONTRE LA PRIVATISATION DE L’AÉROPORT : Le Comité citoyen contre la vente de l'aéroport de Chania a organisé une manifestation devant le siège d’Alpha Bank à La Canée ( Crète). Les citoyens se plaignent du prêt de 380 mil. € accordé à la Société Fraport par la banque grecque alors qu'en fait Alpha Bank a enregistré des pertes. Ils protestent contre la perte de cette infrastructure publique grecque au profit des capitaux allemands. Ils ont distribué des tracts et déployé une banderole : « Non à la vente de l’aéroport ».vidéo: https://youtu.be/7MWk2k8LUvk

DEH, BAS LES PATTES SUR L’ÉLECTRICTÉ GRECQUE : Les salariés de la société qui exploite l’électricité grecque DEH continuent leur lutte contre le projet de privatisation par le gouvernement grec. Ils estiment que cette privatisation livre la sécurité énergétique aux appétits des intérêts commerciaux étrangers. La vente de la DEH au privé apportera une augmentation considérable des prix de l'électricité. Les exemples du passé récent, à la fois en Europe et dans le monde, ne sont malheureusement pas pris en compte! L’acheteur n’investira pas ni dans de nouvelles unités, ni dans le personnel , parce que la rentabilité directe était, est et sera toujours le drapeau du capital privé! En cas de privatisation complète, qui garantira aux agriculteurs encore des faibles prix, et aux familles nombreuses, et en général les tarifs spéciaux pour un groupe particulier de citoyens? À moins que l'on pense que les « investisseurs » auront la sensibilité à l'exercice de la politique sociale du pays! (Source :Dimitris Kapellas, iskra.gr)

KOZANI: MOBILISATION DES TRAVAILLEURS CONTRE LA VENTE DE DEH : Hier à Kozani, le ministre du Développement George Statakis est venu à une session extraordinaire du Conseil régional de la Macédoine occidentale pour expliquer la position du gouvernement au sujet de la vente de la société DEH qui gère l’électricité publique grecque. Il a déclaré : « Nous sommes confrontés à des décisions très difficiles, mais le gouvernement est déterminé à soutenir DEH-PPC » Il a été accueilli sou les huées et les slogans « Nous ne voulons pas de déserteur! ». « DEH appartient au peuple grec » Il a été obligé de quitter temporairement la salle suite à une déclaration d’un élu régional se moquant de lui. vidéos: https://youtu.be/_Oeui5sxdjg https://youtu.be/aEYDgqk1L84 LES FEMMES DE MÉNAGE SCOLAIRES EN GRÈVE : Aujourd’hui, les femmes de ménages scolaires de toute la Grèce étaient appelées à faire 24 h de grève et à se rassembler devant le Ministère de l’Intérieur pour marcher vers l’Assemblée nationale. Il y a environ 9000 employées dans tout le pays pour ce travail en sous traitance du nettoyage des écoles. Leurs contrats sont des périodes de 10 mois, sur l’année scolaire, et depuis 10 ans elles sont prises en otage avec la menace de non-renouvellement du contrat et le chômage. Elles perçoivent des salaires de seulement 300 euros. Dans de nombreux cas, elles ne sont pas payées depuis Décembre. Leur statut les prive de droits fondamentaux: elles ne peuvent pas tomber malade et avoir aucun congé de maladie ou de maternité bien que la grande majorité soient des femmes. vidéos: https://youtu.be/iqzqgEvBL38  https://youtu.be/P00FyKhtXlo ATTAQUE DES LOCAUX D’AUBE DORÉE À ATHÈNES : Ce matin une vingtaine de militants antifascistes ont attaqué les locaux d’Aube Dorée de l’Avenue Mesogeion à Athènes. Ils ont cassé les vitrines du « magasin » situé au rez de chaussée du bâtiment en jetant de la peinture. La police aurait procédé à des arrestations. 28/03/17 THESSALONIQUE , ÉNORMES FILES D’ATTENTE POUR DE LA NOURRITURE !

Les journaux de Thessalonique rapportent la situation de ce matin à l’ouverture de la distribution alimentaire : des files énormes composées notamment de personnes âgées qui ont attendu pendant des heures, pour obtenir un peu de viande, du fromage, des fruits… La municipalité et les services sociaux ont organisé cette matinée de distribution de produits alimentaires aux bénéficiaires dans le cadre du programme opérationnel « matières alimentaires et de base aide du Fonds européen d'aide pour les nécessiteux (TEBA / FEAD)".

28/3/17 Grève nationale des instituteurs : Aujourd’hui et demain, les instituteurs font grève avec un rassemblement ce jour au Ministère de l’Éducation et demain devant le Parlement à Athènes. Ils protestent contre l'amendement du gouvernement qui prévoit aucun recrutement de suppléants pour les 2 années scolaires. Ils revendiquent des emplois permanents et des créations de postes pour une service public d’enseignement de qualité. Des manifestations et rassemblements sont également prévus à Thessalonique, en Crète et dans d’autres villes.

26/03/2017 BREAK FREE, ATHÈNES COLORÉE POUR LA PAIX, LA LIBERTÉ, LA DÉMOCRATIE : C’est un cortège original et très coloré qui a parcouru les rues d’Athènes ce dimanche 26 mars. Dans le cadre de la quinzaine mondiale des actions BREAK FREE qui ont lieu du 12 au 31 mars dans 35 pays, les athéniens étaient appelés ce dimanche à défiler pour une « planète durable, l’égalité et la justice ». Une cinquantaine d’organisation grecques avaient ainsi appelé les grecs à manifester sous la forme d’une promenade colorée en faveur de la liberté d'expression, la démocratie, la paix et la protection de l'environnement et toute vie sur la planète. Des milliers d’athéniens ont ainsi défilé de façon festive de Thissio jusqu’à Zapion sous le slogan « Brisons les chaines du changement climatique, des inégalités, de la violence » . vidéo: https://youtu.be/sypCLQNhs38

CRÈTE, UN 25 MARS … DE COMBATS ! En Crète les cérémonies du 25 mars ont été entachées des protestations des citoyens mobilisés contre la privatisation de l’aéroport de Chania. Ainsi, à Heraklion, ils ont hué les discours du Ministre de l’Éducation, Kostas Zouraris et à Chania ils ont déployé des banderoles contre la privatisation. Un meeting et concert a eu lieu au centre de Chania.

CHANIA, MANIF ANTIFASCISTE CONTRE LES NOUVEAUX BUREAUX d’AUBE DORÉE : Comme promis, les antifascistes ont tenu une manifestation contre la présence d’Aube Doré à Chania ( Crète) devant leurs nouveaux bureaux . Les manifestants ont jeté des pierres sur les locaux et casser des vitres. Lors du rassemblement, quelques incidents ont eu lieu avec les forces de police. 200 personnes ont répondu à l’appel des organisations antifascistes et anti racistes locales ( KEERFA, ANTARSYA etc…). Vidéo: https://youtu.be/9ZsDiHPaS2g https://youtu.be/uv_yQC_O0hA KALLITHEA, LES ANTIFASCISTES EMPÊCHENT LA PRÉSENCE D’AUBE DORÉE : À Kallithéa ( Banlieue d’Athènes) les fascistes d’Aube Doré avaient décidé de participer aux cérémonies du 25 mars en déposant une gerbe de fleurs. Dans un premier temps, le Maire de la Commune les avait autorisé; Sous la pression et la mobilisation des antifascistes , le Maire a été contraint de revenir sur sa décision. Le rassemblement antifasciste a réuni plus de 150 participants avec la participation des organisations : KEERFA, KKE,Antarsya, Unité Populaire, le mouvement antiraciste KAP… On a pu entendre les slogans : « Ni à Kalithéa, ni ailleurs, écrasons les fascistes da,ns tous les quartiers » , « Paul vit, écrasez les fascistes! » , « Plus jamais le fascisme ! » . Vidéos: https://youtu.be/n7E-VMdCfc4 https://youtu.be/lRNNQaKicpI 24/03/17 :  4 ENTREPRISES SUR 10 PRÉVOIENT DE FERMER !

La Confédération Générale des professionnels, artisans et commerçants (ΓΣΕΒΕΕ) vient de sortir un rapport sur l’état de santé des entreprises en Grèce. Selon ce rapport , lors du 1er semestre 2017, 18 700 entreprises sont menacées de fermeture, soit 4 entreprises sur 10 ! Ces fermetures seraient concentrées dans la Région Attique et dans le secteur industriel et d’autres entreprises sont dans le « rouge » avec un total de perte de 34 000 emplois à terme … 7 entreprises sur 10 parlent de détérioration de leur trésorerie et d’une dégradation du marché les amenant à l’asphyxie financière... Plus de 4 entreprises sur 5 se disent exposées au risque d’endettement, avec un ralentissement actuel, et un avenir plus restreint qu’une expansion… d’où des formes d’emploi plus souples. Concernant l'emploi pour le 1er semestre 2017, si 2 entreprises vont recruter, 3 entreprises seront amenées à faire des licenciements! Pour les six prochains mois, selon l'enquête, les prévisions sont de 2.000 postes de pertes d'emploi, sans prendre en compte les pertes liées aux fermetures... Mais même pour ces entreprises qui procéderont à des recrutements, environ 40% choisiront des temps partiels ou le statut de partenaire étranger. Les attentes générales concernant le cours normal des affaires pour le premier semestre 2017 reste négatif, puisque 58,8% des entreprises prévoient une aggravation alors que seulement 11% des entreprises attendent une amélioration.

CHANIA : Non aux bureaux d'Aube Dorée : Le parti fasciste Aube Doré ayant décidé d’ouvrir des bureaux à CHANIA ( Crète) , le squat Rosa Nera, des citoyens et des organisations antifascistes ont décidé de s’y opposer par la tenue d’une grande manifestation ce Samedi 25 mars en fin d’après midi. Dans un appel , les antifascistes dénoncent le rôle que tente de jouer Aube Doré dans le climat de crise actuelle en développant le racisme, le sexisme, l’antisémitisme, l’homophobie...

21/3/17 Revue de presse hellénique : 

1 095 866 : le nombre de chômeurs inscrits en février selon les données officielles de l’agence grecque pour l’emploi (OAED). La période entre octobre 2016 et février 2017 a été la pire en termes de chômage depuis le début de la crise, avec 114 224 emplois perdus, tandis que 6 recrutements sur 10 concernaient des emplois précaires (Kathimerini, Ta Nea).

Huit nouveaux colis piégés adressés à des personnalités de pays européens, dont le président de l’Eurogroupe, M. Dijsselbloem, ont été découverts par les services de la Poste hellénique (ELTA) hier. Les colis piégés mentionnaient comme expéditeurs différents universitaires et économistes grecs (Kathimerini, Ta Nea, Ethnos, Eleftheros Typos).

Grèce – Turquie - OTAN : la presse (Kathimerini, Ta Nea) annonce que l’OTAN a annulé l’exercice militaire« Ramstein » qui devrait avoir lieu en mer Egée à la suite d’un désaccord entre Grèce et Turquie. Ankara avait demandé que l'île grecque de Limnos soit exemptée de l’exercice, évoquant sa position ferme en faveur de la démilitarisation de l’île comme il est prévu par le traité de Lausanne, position rejetée par Athènes qui évoque la convention de Montreux de 1936. L’OTAN avait accepté la demande de la Turquie, ce qui a provoqué la vive réaction d’Athènes, qui s’est retirée de l’exercice. Après cette évolution l’OTAN a décidé d’annuler l’exercice militaire en question.

21/3/17 Manifestation au ministère du travail des personnes handicapées : Ce matin à l’appel du Comité de Lutte des personnes handicapés et de l’association des parents d’handicapés AMEA , un rassemblement a eu lieu devant le Ministère du Travail. Sur les banderoles « bas les pattes sur les pensions et les allocations d’invalidité ». Ils protestent contre la fermeture de la Fondation pour les maladies chroniques de Scaramagas. Il y a quelques jours la Fédération Nationale des Aveugles avait manifesté devant les bureaux du Premier Ministre. Vidéo: https://youtu.be/BSgBR9qXXRQ
Grève nationale des territoriaux et manifestation au ministère de l'intérieur :  Les employés des collectivités locales grecques étaient appelé à 24 h de grève nationale ce jour à l’appel des syndicats ΠΟΕ-ΟΤΑ pour protester contre le non paiement des contractuels. Ils se sont rassemblés devant le ministère de l’Intérieur où le ministre a refusé de les recevoir. Puis devant les protestations, une délégation a été reçue par le Vice- Ministre K.Poulaki. vidéo: https://youtu.be/9JByKwp0Lho
19 /03 /2017 Thessalonique, Affrontements entre fascistes et antifascistes : Ce dimanche 19 mars, l’organisation nationaliste Ιερού Λόχου avait décidé de se rassembler devant la statue de Ναυάρχου Βότση (amiral, héros de la libération). Les antifascistes s’étaient rassemblés pas très loin. Les affrontements ont eu lieu lorsqu’un militant nationaliste a tenté de traverser les rangs antifascistes. Les MAT ont séparé les deux groupes procédant à des arrestations. vidéos: https://youtu.be/dvtwsp4p_gM  https://youtu.be/9zqL5qL5A3I  https://youtu.be/vendxiDjtfY  https://youtu.be/ewUzFAZCAF8 Un troisième cortège dénonçant l’Holocauste a défilé dans Thessalonique: https://youtu.be/V6PP_hZTgfc 18/3/17 Contre le racisme : les grecs dans la rue : Ce samedi 18 mars, dans le cadre de la journée internationale d'action contre le racisme, la guerre, le fascisme et la pauvreté, des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés à travers la Grèce. À Athènes, la place Omonia était bondée où se sont tenus un grand concert et de nombreuses prises de paroles. Puis la manifestation a défilé vers le Parlement et devant les bureaux de l’UE. De nombreux réfugiés étaient présents avec leurs associations. vidéos: https://youtu.be/xMHQHmqSBGI  https://youtu.be/TnylcDvaV7I

15/03/2017 Médecins et hospitaliers en grève : Les médecins et les personnels hospitaliers des Hôpitaux publics étaient en grève ce jour à l’appel des syndicats POEDIN et PAME. Ils ont manifesté devant le Ministère des finances avec des banderoles et chars très originaux. Des tensions ont eu lieu devant le Ministère et la police est intervenue. Les médecins ont rappelé leurs revendications : - GRATUITÉ de la santé publique et du bien-être avec un accès facile et universel - Un financement adéquat et du personnel pour les hôpitaux, les Ambulance et le BIEN-ÊTRE - ASSURER Tous les emplois salariés de l’ ex-employeur - Restauration des Unités d’Hôpital de jour - Recouvrement des salaires, l'assurance, des pertes dues au mémorandum vidéo: https://youtu.be/Uyky7xU_w4c Un mouvement du même type a eu lieu à Thessalonique à l’initiative du syndicat POEDIN avec des rassemblements devant les autorités administratives régionales de la santé publique. vidéo: https://youtu.be/U0to53Ux3XU D’autres manifestations ont eu lieu à Heraklion, Lefkada, etc.

13/03/2017 Évacuations musclés de 2 squats pour réfugiés à Athènes :  Ce matin à l’aube, les forces de police MAT ont évacué 2 squats qui hébergeaient des réfugiés et migrants à Athènes : le Centre Drakopouleio, Bâtiment de la Croix Rouge à Acharnon, occupé depuis février avec 120 migrants et la Villa Zografos qui était occupée depuis 2012. Constant Kaimakis la mobilisation pour la riposte a été immédiate et appelle à une manif cet après midi à 18h via Yannis Youlountas Manifs à Athènes, suite à l'expulsion de deux squats à l'aube par la police de Tsipras*.Parmi les slogans du mouvement social grec et des réfugiés :  "pas touche aux occupations"  "la solidarité est notre arme" https://www.facebook.com/yyoulountas/videos/1732695047041115/ Les manifestants jettent des pierres contre la police anti-émeute pendant la marche de protestation  ANA-MPA Procès pour Skouries, les habitants mobilisé , procés reporté :  Ce matin une forte mobilisation des habitants de Halkidiki a eu lieu à Thessalonique à l’occasion du procès qui devait se tenir concernant les 21 accusés acteurs présumés de faits sur les mines de Skouries en février 2013. Tous les accusés sont des résidents de la région Chalcidique et des membres du mouvement contre les mines d'or, qui nient tout lien avec l'attaque. Quatre d'entre eux ont d'abord été détenus puis relâchés, mais avec des conditions. Le procès a été reporté à novembre prochain. "Une société tout entière est jugée parce qu'elle défend le droit humain d'avoir un endroit pour vivre, de l'eau à boire, de l'air pour respirer », tel est le sens de la mobilisation du Comité de lutte. A noter l’appel à la mobilisation des Jeunesses de Syriza: « La jeunesse de SYRIZA déclare qu'il est inconcevable de faire un procès à des gens qui veulent protéger leur santé, la leur et celle de leurs enfants. Il est impensable de poursuivre ce projet, dont il a été prouvé sans aucun doute qu’ il pourrait causer un désastre environnemental, social et économique incalculable, parce qu'une entreprise veut faire du profit au détriment des dizaines de milliers de vies. Il est inconcevable que les habitants soient traînés devant les tribunaux alors qu’ils ont le droit de leur côté. Les vingt prévenus inculpés et poursuivis représentent l'ensemble de la société de Halkidiki, et doivent être acquittés. Le projet doit être arrêté et le site fermé. Rien de moins ne peut pas être accepté, face à l'avenir de toute une région contre les bénéfices d'une société. Comme depuis tant d'années, aujourd'hui nous sommes du côté des habitants de Chalcidique. » La Commission nationale Écologie et Environnement de Syriza s’est aussi fendu d’un communiqué demandant au gouvernement d’arrêter le projet et les poursuites… comprenne qui pourra ! CHANIA, Grande manifestation contre la privatisation de l’Aéroport : Des dizaines d’habitants de la région de Chania, avec une centaine de voitures, ont manifesté dimanche contre la cession de l’aéroport de Chania pour la société allemande Fraport. Partis du Tribunal dans le centre ville ils ont formé un convoi de voitures qui s’est rendu à l’aéroport. La police a essayé de contenir la manif à l’extérieur mais les manifestants ont réussi à pénétrer dans le hall où ils ont accroché le portrait du leader de la révolution de 1770 , Ioannis Daskalogiannis, qui est aussi le nom de l’aéroport, entouré de tissu noir. Le Collectif de lutte a annoncé de nouvelles actions dans les jours à venir
11/3/17 La colère des paysans grecs continue : Après leur 28 jours de barrages, la manif du 8 mars des Crétois à Athènes, les agriculteurs grecs en colère continuent leur combat avec diverses actions. Ainsi à Chania, ils appellent à marcher sur l’hôtel des impôts le mardi 14 mars à 11H. La Fédération Unitaire des Associations Agricoles de Larissa (EOASNL) appelle à un grand rassemblement le Dimanche 19 mars à l’occasion de la célébration des évènements du village de Kileler. A Lamia, les éleveurs ont manifesté pour demander des dédommagements suite aux inondations causées par les pluies diluviennes de ces dernières semaines. VOLOS, LARISSA : NO PASSARAN ! Le député fasciste d’Aube Doré Illias Kasidiaris devait tenir une interview à la télévision locale de Volos « Astra » . Les militants anti fascistes et anti autoritaires se sont rassemblés devant les studios criant des slogans antifascistes. Le député et ses gros bras ont du fuir en passant par le garage de la station. On voit sur la photo le député avec un long bâton à la main. Vidéo: https://youtu.be/htcrmAUY9u0 A Larissa, le même député devrait tenir une conférence à l’Hôtel Impérial ce samedi à 19h, mais les antifascistes ont déjà annoncé leur volonté de ne pas laisser se tenir cette réunion fasciste et appelle à une manif à 18h . La municipalité a publié un communiqué déclarant le député fasciste d’ "indésirable » dans la ville rappelant les crimes commis par les nazis lors de la dernière guerre.

10/03/2017  Port de Thessalonique, plaine des travailleurs et de leur syndicat contre la privatisation : Les salariés du Port de Thessalonique soutenus par la Fédération Syndicale des Employés des Ports OMYLE ont déposé plainte contre la vente du Port de Thessalonique . Ils font valoir que le Gouvernement et HRADF ( le TAIPED) a procédé à «une multitude de violations, d'irrégularités et plus généralement un non respect des lois dans le processus d'appel d'offres, sous prétexte de circonstances particulières que connait le pays, qui tendent à déprécier le Port, le désinvestissement des actifs et du personnel" . Ils soulignent que "le gouvernement et HRADF travaillent clairement pour servir les intérêts des acheteurs potentiels avec un monopole privé puissant, avec une forte puissance et sans exigence d'un investissement important. » C’est pourquoi ils exigent la défense de : • L'intérêt public et le caractère public du Port de Thessalonique; • Le développement du port de Thessalonique et de l'emploi • Les relations de travail statutaires et la négociation collective

À noter que parmi les acheteurs potentiels figure la société française CMA CGM qui à travers sa filiale "Terminal Link", rejoindra avec une participation de 67 %, le consortium principal composé du groupe allemand "Invest Equity Partners" ainsi que l'investisseur gréco-russe Ivan Savvidis.
THESSALONIQUE, LA TOUR BLANCHE « DÉCORÉE" PAR LES ANTI-SKOURIES:
Ce matin une banderole a été posée sur la « Tour Blanche » de Thessalonique par des militants du Collectif SOS HALKIDIKI avec le slogan : « Lutte pour la vie pour le droit d’un territoire » Un appel a été aussi fait à participer massivement à la manif de ce samedi matin au centre de Thessalonique et lundi matin devant les Tribunaux pour le procès des 21 habitants accusés de l’incendie criminel à Skouries.

THESSALONIQUE, LES RETRAITÉS DANS LA RUE !  Les retraités sont massivement descendus dans la rue à Thessalonique. Ils souhaitent protester contre la politique austéritaire du gouvernement et pour le droit à la santé publique et gratuite pour tous. La manifestation a défilé de la Statue de Venizelos au centre ville jusqu’au Ministère de la Macédoine-Thrace. Les slogans étaient : « En avant le peuple, ne baisse pas la tête, la seule voie c’est le combat et la lutte! » ; « Vos lignes rouges sont une arnaque ! La loi est le droit du travailleur! » ; « Des pensions décentes , des soins gratuits, la cries , c’est la ploutocratie qui doit payer ! »

08/03/2017 Aujourd’hui les agriculteurs crétois sont à Athènes, 1er incidents : Les agriculteurs l’avaient promis suite à leur mouvement de blocage des routes le mois passé: ils « monteraient » à Athènes. C’est ainsi près de 2000 crétois qui ont débarqué tôt ce matin au Pirée. Dans leurs rangs, des membres des Centres du Travail, des syndicats ouvriers, des élus municipaux et autres . Leurs revendications sont toujours les mêmes: La fiscalité, les cotisations aux assurances agricoles, les prix des produits agricoles, etc… Ils ont marché vers le Ministère du Développement rural transformé en véritable bunker où le Ministre a refusé de les recevoir. Face au barrage des fourgons de la police anti émeute, les manifestants se sont affrontés avec les MAT. Certains ont tenté de contourné les fourgons provoquant des charges des policiers à coups de matraques et gaz lacrymogènes, les agriculteurs répondant à coups de « Katsouna » , leurs bâtons de marche. D’autres agriculteurs de Macédoine et du Péloponnèse venus en voiture devraient les rejoindre. Le quartier du Ministère est bouclé et la tension est vive. vidéos: https://youtu.be/kC97q2VAhjg https://www.facebook.com/protothemagr/videos/10154559097977199/

8/3/17 Manifestation féministes à Athènes : Comme dans de nombreux pays, le 8 mars a été célébré à Athènes par une manifestation féministe place Syndagma qui a rassemblé des militant e s des organisations : Initiative Anarcho-syndicaliste « Rossinante » , le KEERFA, la LGBT, ANTARSYA, Solidarité Travail, Collectif « Purple », Collectif « Pas de Tolérance » , EEK, OKDE Spartacus, ΣΕΚ, Fédération Anarchiste, l’Assemblée Populaire d’Exarchia. De nombreux-ses militant e s étaient dénudé e s , sur les banderoles ou pancartes on pouvait lire « Non au patriarcat » « Non au sexisme » « égalité des droits » etc… Les représentant e s des femmes de ménages en lutte des Transports OSY étaient là pour réclamer le paiement de leurs salaires. Une délégation des femmes du Comité d’occupation du Centre pour réfugiés du City Plaza était présente sous une banderolle « Si les femmes ne sont pas libres , aucun homme l’est ! ».

4 Manifs pour accueillir Tsipras à Thessalonique : Ce matin les travailleurs des super marchés Karipidis ont manifesté devant le Ministère de Macédoine Thrace. À leurs côtés des syndicalistes des employés municipaux de Thessalonique . Tous demandent que leur salaires non payés soient payés vidéo: https://youtu.be/vH2heYCjzh4 A midi des incidents ont eu lieu devant la caserne Pavlos Melas lorsque la Police anti émeute a cherché à déloger un groupe de manifestants où doit se rendre Alexis Tsipras. vidéos: https://youtu.be/z6-auRIdEAU https://youtu.be/GjPDTbjCtl4 https://youtu.be/p8KDGr2AS0g Cet après midi il est prévu une manif des membres de la Coordination des Comités de Lutte contre les Ventes aux enchères devant le Palis de Justice de Thessalonique. En fin d’après midi ce sera le tour des femmes de manifester contre les mesures gouvernementales au centre ville.

Les mouvements en février 2017

11 février 201711 février 2017

7/2/17  Lutte contre la privatisation de l'aéroport de Chania continue : La lutte continue avec Open Initiative Citoyens Chania qui travaille en coordination avec la Fédération syndicale des employés de l'aviation contre la cession de l'aéroport "Daskalogiannis » au vu de l'incapacité de la société à respecter le contrat. Une rencontre est prévue aujourd’hui à Chania entre les représentants du Comité Citoyen, les représentants syndicaux et les travailleurs de l'aéroport « Daskalogiannis ». La date limite du 1er Février où l'aéroport devait passé sous la responsabilité de Fraport-Slentel est passé sans que le paiement de 1,2 milliard d'euros au titre du contrat ait été recueilli par les fonds publics grecs, comme une première tranche de cette privatisation, alors que la société semble avoir des difficultés de financement avec une dette des banques grecques et internationales. Officiellement, le retard serait dû à des détails techniques du contrat restant à régler. Une nouvelle action en justice est menée le Comité d’initiative citoyenne ouverte contre la cession de l'aéroport "Daskalogiannis » pour "fournir les nouvelles informations comme une fausse présentation des garanties bancaires au cours du processus d'appel d'offres, la taille du capital (5.000 euros) du partenaire du consortium basé à Chypre et en particulier le constant report de la prise en charge de l'administration des 14 aéroports régionaux ce qui indique non seulement l'insolvabilité mais aussi la fraude contre l’État. Dans un communiqué le comité citoyen rappelle « la nature coloniale du contrat » et que le Comité mènera une Information auprès des citoyens de la Crète occidentale , qu’il convoquera des " manifestations dynamiques, mais pacifiques, afin d'éviter l'occupation permanente de l' «aéroport Daskalogiannis". Il appelle "les députés et le personnel civil de La Canée et Réthymnon à se mobiliser et à répondre aux responsabilités historiques de ce nouveau scandale qui sera nommé «Scandale Fraport » .

07/02/2017 Agriculteurs : possible rencontre avec A Tsipras jeudi et Manifestation centrale à Athènes mardi 14/2

Suite à la visite des agriculteurs à Thessalonique hier avec Mme Notopoulou chef du Bureau de Thessalonique, une rencontre devrait avoir lieu jeudi avec Tsipras et la coordination des agriculteurs à Thessalonique. Par ailleurs, la réunion nationale des blocs à Nikaia a décidé un renforcement des barrages, la poursuite des barrages existant et des manifestations notamment auprès des délégations des impôts et surtout une manifestation centrale sur Athènes mardi prochain. Étaient représentés les représentants de 35 blocs, 11 fédérations agricoles et des dizaines de comités de lutte de toute la Grèce. Ils ont exigé une réunion avec les 5 ministères concernés par leur mouvement (Développement rural, des finances, du travail et de l'environnement) pour le vendredi 10/2. Le président de la Fédération unie des associations agricoles Vangelis Boutas a accusé l’irresponsabilité du gouvernement et du ministre du développement rural de laisser la situation pourrir et a souligné que "très peu d'agriculteurs ont de l’argent disponible, et que nombre d’entre eux , ne pouvant payer leur dettes fiscales, sont menacés de saisies. » Les producteurs de la région de Macédoine ont décidé continuer le blocage de Krystallopigi des douanes de la frontière gréco-albanaise. Les agriculteurs et les éleveurs des zones d’Amyntaio , de Florina, de Eordea et Kozani ont prévu une manifestation de 37 km aujourd’hui de l’intersection de Maniakou, sur la rue nationale Florina - Edessa, à travers les villages et avec la destination finale de la place principale de Ptolémaïs, où seront distribués des dépliants avec leurs revendications. À Larissa, les producteurs de lait ont littéralement blanchi la place centrale Riga devant la préfecture devant le bâtiment de la Région de Thessalie.(Photos) Des dizaines d'agriculteurs ont versé du lait et bloqué le bâtiment avec des balles de paille pour protester contre la politique menée par le gouvernement. La manifestation des agriculteurs est arrivée au centre sous escorte policière créant une atmosphère impressionnante avec leurs klaxons. Puis, ils ont distribué du lait aux citoyens. Dans un discours combatif, le secrétaire de la Fédération de l'agriculture, John Bardanikas a déclaré: "Il y a 25 ans, nous étions ici. Pour les mêmes raisons: la misère et la pauvreté. Malheureusement, de nombreux gouvernements sont passés toutes ces années, mais aujourd'hui, ils maltraitent l'agriculteur grec. » Le président de la Fédération, Nikos Palaskas a rajouté : "Nous envoyons un message d'ici à Monsieur le Premier Ministre, qu'il accepte de nous rencontrer et entende nos revendications. Il est dommage de ne pas reconnaitre une industrie qui fonctionne 365 jours par an ».

En Crète, à Héraklion, un grand rassemblement de solidarité avec les agriculteurs aura lieu jeudi après midi. Se mobiliseront, l'Union des employés du privé d’ Héraklion , le Syndicat des Enseignants, le Syndicat de la construction, Le syndicat des Laitiers, Aliments et boissons, l' Union des retraités etc...
01/02/2017  Agriculteurs barrages et rassemblements : Au 10 ème jour, la mobilisation et la détermination des agriculteurs ne faiblit pas. Partout dans le pays, barrages, manifestations et rassemblements continuent et même se renforcent.

Les mouvements janvier 17

15 janvier 201715 janvier 2017

30/1  Le Groupe " RUBIKON" envahit le Ministèredu travail : Vers 13.30 heures 15 membres du groupe anti-autoritaire "Rubicon" ont pris d'assaut le ministère du Travail, en grimpant au 7e et 8e étage et ont accroché des banderoles où on pouvait lire « Nous ne vivrons pas comme esclaves, Nous ne vieillirons pas comme des mendiants. » Des tracts ont été jetés avec des slogans pour les retraites. La police a arrêté le commando.

28/1/17 Agriculteurs : 6 ème Jour de blocage : Ce samedi 28 janvier est le 6 ème jour de blocage par les tracteurs des agriculteurs en colère contre les mesures fiscales gouvernementales. Ils ont intensifié leurs manifestations et des consultations sur la façon d'organiser leur lutte. Le principal bras de fer s’est joué en direction du poste frontalier d’Evzoni avec le FYROM. Les forces de police avec de nombreux éléments anti émeutes ont bloqué ce matin les tracteurs. N’hésitant pas à traverser champs et chemins de diversions, les agriculteurs ont alors tenté de bloquer un autre poste frontière à Bastion. Les autorités avec plusieurs interviews des Ministres concernés ont rappelé leur volonté de laisser les frontières ouvertes. Les autorités grecques redoutent les blocages frontaliers avec , comme l’an passé , des milliers de chauffeurs bulgares bloqués. D’ailleurs, les députés bulgares ont d’ores et déjà adressé des protestations à la Commission Européenne sur l’entrave à la libre circulation. L’objectif de bloquer le poste frontalier de Evzoni semble central pour la Coordination de Macédoine qui a décidé de faire venir le maximum de tracteurs d’ici Mardi. Lundi un autre barrage devrait bloquer l’accès à l’aéroport de Macédoine en Halkidiki. L’autre point noeudal est le bloc de NIKAIA où maintenant plusieurs centaines de tracteurs se sont rassemblés depuis plusieurs jours. Le Comité panhellénique des barrages routiers a décidé de consulter les autres barrages afin d’envisager une escalade dans la lutte pour les jours à venir. L ‘autoroute Thessalonique -Serres qui est un autre point chaud est resté fermé à la hauteur de Lefkona provoquant des incidents avec les forces de Police. Certains péages font aussi l’objet de la colère des paysans grecs c’est le cas notamment à Malagara ( cf Photos). Dans le Péloponnèse, l’axe Patras- Corinthe continue à faire l’objet de coupures de 2 heures par jour. En Crète la mobilisation s’est désormais étendue à toute l’île malgré des conditions climatiques très dures sur le plateau de Lassithi.

25/1/17  Manifestation des hospitaliers chez le 1er Ministre :  La Fédération panhellénique des travailleurs dans les hôpitaux publics (POEDIN) a tenu à fêter à sa manière les deux ans de gouvernement de SYRIZA en organisant un rassemblement de protestation à l'extérieur des bureaux du Premier ministre. La Fédération dénonce la coalition SYRIZA-AN.EL. pour "fausses promesses sur le financement et la dotation en personnel du NHS." Le POEDIN se plaint de la situation dans le système de santé publique, quelle qualifie de « anéanti » , en notant que, selon les données de l'OCDE, en Grèce le coût de la santé publique est à 5% du PIB, alors qu'en Grande-Bretagne est de 7,7% du PIB contre 8,6% en France et 9,4% en Allemagne. Il dénonce qu' en 2017 " les dépenses de santé publique ont diminué de 200 mil. Euro, la subvention pour les hôpitaux restant au niveau de 2016 (1,156 milliards EUR), et a diminué à partir de 2015 de 350 millions d'euros, tandis que les déficits des hôpitaux sont de 1,8 milliard d'euros ". Enfin , il précise qu’il y a «zéro embauche de personnel permanent, des grands besoins en équipements chirurgicaux, en fournitures, médicaments et l’absence d’entretien de l'équipement médical.
20/1  Manifestation anti fascistes à Perama : Suite à l’irruption des néonazi d’Aube Doré dans une école de Pérama  une manifestation antifasciste était convoquée ce matin à Pérama par L’association des parents de Pérama. Avec le slogan «Les enfants réfugiés sont les bienvenus dans nos écoles » des parents, des enseignants et des organisations antiracistes sont venus massivement pour manifester contre le racisme et la xénophobie. "Nous, les éducateurs devont accueillir dans nos écoles les enfants qui ont fui leurs maisons pour échapper à la guerre et trouver un endroit pour vivre en paix», a déclaré aux médias le responsable de l’association des enseignants et il a ajouté " en tant que professeurs, nous devons faire notre devoir, et nous invitons tous les enseignants à ouvrir leurs bras et de défendre le droit de chacun à l'éducation, qu’ ont tous les enfants du monde « .
Des manifestations du même type sont prévues cet après midi à Thessalonique où les « jeunesses nationalistes » ont prévu un rassemblement pour refuser la scolarisation des enfants immigrés.
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18/1 Grève nationale des territoriaux , Manifestation au Ministère du travail : À l’appel de leurs syndicats, les employés des municipalités de toute la Grèce seront en grève ce matin avec un rassemblement devant le Ministère du Travail à 12H. Une délégation se rendra ensuite au Ministère de l’Intérieur, puis la manifestation se rendra au Ministère de la Reconstitution administrative . Les syndicats exigent la signature de conventions collectives tant pour les personnels de droit privés que pour les personnels permanents; le paiement des salaires impayés; les versements des pensions aux retraités et les versements des cotisations aux Caisses de Sécurité sociale pour prévenir les accidents du travail, etc...

16/01/2016 Jamais le dimanche....Grèves et manifestations contre l'ouverture des magasins le dimanche : 

la Fédération des employés grecs du privé a appelé à une nouvelle grève nationale de 24 heures , accusant le gouvernement de vouloir augmenter sans consultation de 8 à 10, le nombre de dimanches où peuvent ouvrir des succursales, au service de gros intérêts et des multinationales. Comme l'a souligné OIYE ces mesures ont été adoptées par le gouvernement « la veille de Noël, de sorte que personne ne remarque les incidents es de ce projet » ! La fédération OIYE annonce que la grève sera répété tous les dimanches où les magasins seront ouverts.

MANIFESTATION DES PROFESSIONNELS DE L’ÉDUCATION SPÉCIALISÉE : Les Associations et Syndicats des institutions d'éducation spécialisée ont organisé aujourd'hui lundi 16 janvier une manifestation dès 9 heures du matin devant le ministère de la Santé, exprimant leur opposition aux accords que l’administration demande de signer. Parlant de «dégradation des interventions thérapeutiques » ils refusent cette pseudo-négociation.
16/1/ Affrontements antifascistes à Veria :  Ce samedi matin une bataille rangée a eu lieu dans le centre de Veria ( Nord de la Grèce) lorsque des antifascistes ont été attaqués par des forces de Police. Tout a commencé lorsqu’un militant fasciste d’AUBE DORÉ a voulu traversé et insulté les rangs des militants anti Autoritaires rassemblés pour dénoncer l’inauguration de bureaux du parti fasciste au centre ville de Véria. https://youtu.be/XEtJe_Ajy9Y
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16/1 Non rémunérées, solidaires et fières !  Cela fait 2 mois maintenant que la centaine de femmes de ménages des Autobus de la Région Attique (OSY) ne sont plus rémunérées et font des manifestations quasi quotidiennes. Ce mouvement fait suite à un changement d’employeur fin décembre où des femmes qui avaient 10 ou 20 d’ancienneté ont vu arriver de nouveaux employés par la nouvelle compagnie de nettoyage . Face à l’intransigeance de l’employeur, à la nonchalance des politiques et des Ministères de Tutelle, les personnels de nettoyage ont décidé de continuer leurs protestations, avec des blocages symboliques tous les soirs dans les dépôts et des manifestations au parlement et les ministères.
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Les mouvements en Grèce décembre 16

5 décembre 20165 décembre 2016
24/12/2016   Le mouvement contre les évictions et la vente aux enchères par les banques des appartements confisqués prend de l’ampleur en Grèce.  Avant-hier, les manifestants ont bloqué la tenue d’une vente aux enchères à Thessalonique pour la douzième semaine consécutive ! La prochaine est programmée mercredi prochain (en pleines fêtes de Noël!) et la participation citoyenne pour l’en empêcher s’annonce massive, accompagnée d’une manifestation devant les bureaux de l’entreprise nationale d’électricité qui a repris les coupures de courant pour ceux qui ne peuvent plus payer leur facture, malgré les promesses gouvernementales. Grâce à ce mouvement, des dizaines de familles démunies passeront Noël chez eux. L’année 2017 sera celle de la riposte populaire!
17/12 Les agriculteurs se préparent à des barrages routiers le 23 Janvier : Plus de  180 représentants d'associations et de comités d'action d'agriculteurs de différentes régions de la Grèce se sont réunis dans la  ville de Larisa samedi pour discuter des problèmes de leur secteur et planifier une nouvelle action syndicale. Ils ont annoncé qu'ils se préparent à bloquer les autoroutes principales le 23 janvier pour s'opposer aux changements annoncés par le gouvernement dans leur fiscalité et l'assurance sociale.
15/12/2016 Des médecins et infirmiers ont muré l'entrée du ministère de la santé :  L'austérité ne passe pas en Grèce. Ils ont muré l'entrée du ministère de la Santé à Athènes. Un geste symbolique des médecins et des infirmiers pour dénoncer des hôpitaux au bord de l'asphyxie.
7/12 Athènes est un volcan, Exarcheia est son cratère (vidéo) par Yannis Youlontas  L’éruption continue dans la nuit, dans le silence total ou le mépris contagieux des journalistes bien-pensants : vrais ennemis ou faux amis qui, dans le meilleur des cas, minimisent les événements et déprécient leur signification. La gamelle doit être bonne.  https://youtu.be/8pxZUNRnIUw 6/12 Vingt-trois émeutiers détenus à Exarchia après la marche de protestation ANA-MPA La police a arrêté 23 personnes au total et les a conduits au quartier général de la police d'Athènes  lors d'affrontements intenses entre les émeutiers et la police autour de la rue Stournari et de Charilaou Trikoupi à Exarchia mardi soir. Les affrontements se sont produits après la fin d'une marche par des activistes anti-establishment et des groupes de gauche non parlementaire marquant le 8ème anniversaire du meurtre de l'adolescent Alexis Grigoropoulos par un agent de police en 2008. Un groupe de manifestants anti-establishment a lancé des bombes à essence, des fusées éclairantes et d'autres objets à la police anti-émeute, qui a répondu avec l'utilisation de gaz lacrymogènes et de grenades flash-bag, rendant l'atmosphère étouffante. Plus tôt, les manifestants ont également mis le feu à une voiture garée dans la zone, a cassé et retiré les dalles de la chaussée et mis en place de nombreux barrages routiers sur la rue Benaki . Des hélicoptères de police survolaient la région 3/12 Les marins grecs annoncent une nouvelle grève de 48 heures à compter de dimanche : La fédération des marins grecs en grève depuis vendredi a annoncé dimanche matin une nouvelle grève nationale de 48 heures, à la suite d'une réunion de son syndicat, samedi dernier. La grève affectera tous les services de navires et expirera mardi matin. Les marins tiendront également un rassemblement de protestation et marcheront  vers le  ministère où les syndicalistes vont chercher une réunion avec le ministre pour lui faire part des questions touchant le secteur. Après avoir pris en considération la position intransigeante  du gouvernement, la direction a décidé d'intensifier sa lutte avec une nouvelle grève nationale de 48 heures pour toutes les catégories de navires qui commencera le 4 décembre et se terminera le 6 décembre à 06:00 a déclaré le syndicat. Les agriculteurs rouvrent le bureau de douane d'Evzones, mettent en garde contre une nouvelle action syndicale l'année prochaine:  Les agriculteurs et les éleveurs ont rouvert le bureau de douane d'Evzones, près de la frontière grecque avec l'ARYM samedi, indiquant que plus d'action syndicale sera prise l'année prochaine. Le bureau a été bloqué par les agriculteurs qui protestaient contre l'augmentation de la fiscalité et l'évolution de leurs frais de sécurité sociale. Le président de leur syndicat, Thomas Karipidis, a déclaré qu'un comité national de blocus se réunira le 17 décembre pour décider d'actions futures en 2017, affirmant que le seul point qui n'a pas encore été décidé est où les barrages routiers seront  mis en place. Pendant 2 heures et 52 minutes Grève des journalistes le 7 Décembre  Revue de la presse hellénique  30/11/2016 :   Privatisations : La presse (Ethnos, Avghi, Ta Nea, in.gr, Kathimerini) fait état du « naufrage définitif » des négociations sur la vente de 66% de DESFA (gestionnaire de système de transport de gaz grec) à la société azérie Socar et au groupe italien Snam. Le ministère grec de l’énergie a annoncé hier dans un communiqué la fin des négociations avec Socar et Snam.

Selon le communiqué, les deux sociétés avaient émis la volonté de payer par tranches, une proposition rejetée comme « légalement inopérante », et aucune option alternative n’a pu être trouvée qui soit conforme au cadre communautaire. Selon Ethnos le gouvernement relancera très prochainement un appel d’offres pour cette cession qui fait partie des prérequis à la conclusion de la deuxième revue du programme grec. Le journal souligne que le gouvernement laisse ouverte l’éventualité de céder également la « gestion » de l’entreprise.

Cotisations d’assuranceEleftheros Typos et Ethnos relèvent que le nouveau mode de calcul des cotisations d’assurance prévu par la nouvelle loi sur la sécurité sociale qui entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2017, entraîne une augmentation des cotisations pour plusieurs catégories de travailleurs. Selon Eleftheros Typos environ 3,6 millions de travailleurs indépendants, agriculteurs et fonctionnaires verront ainsi leurs revenus réduits. Cette augmentation des cotisations représente une réduction salariale de l’ordre de 3,5%-6% pour plusieurs catégories de fonctionnaires et une réduction du revenu de l’ordre de 21,2% pour les agriculteurs

 

Les mouvements en Grèce 1e quinzaine d’octobre 2016

8 octobre 20168 octobre 2016
12/10/16 MOBILISATION GÉNÉRALE CONTRE LES SAISIES IMMOBILIÈRES : Le Mouvement citoyen DEN PLIRONO ( je ne paye pas) a lancé un appel à se mobiliser dans tous les tribunaux où sont prévus des jugements pour ventes aux enchères de saisies immobilières de familles qui ne peuvent plus payer les crédits de leur résidence principale pour ce Mercredi 12 octobreadns toute l’Attique ( 30 ventes aux enchères sont prévues : 17 à Athènes, 2 à Maroussi, 3 à Kalithéa, 3 à Kropîas, 1 à Ionia, 1 à Nikea, 2 à Halandri)
BAS LES BATTES DES PROPRIÉTÉS POPULAIRES! AUCUNE MAISON DANS LES AMINS DES BANQUIERS!
9/10/16  CHIOS : MANIFESTATION DYNAMIQUE ANTIRACISTE : Vendredi après midi plusieurs centaines de citoyens de Chios répondant à l'appel du syndicat ADEDY et de nombreuses associations, se sont rassemblés pour dire «Non à la xénophobie et au racisme » montrant encore une fois que le mouvement de solidarité dans l'île est vivant et qu’il continuera à défendre les principes de l'humanité malgré ceux qui ternissent l'image de l'île dans le monde entier.
Avec eux, des dizaines de réfugiés avec des banderoles en anglais et en arabe demandant l'ouverture des frontières afin d'être en mesure de poursuivre leur voyage à la recherche de leurs familles et amis ou une destination sûre pour eux-mêmes et leurs enfants. Les manifestants ont demandé la nécessité de décongestionner l'île du grand nombre de réfugiés et de migrants, l'amélioration de leurs conditions de séjour, l' abandon de toute idée de création de nouveaux points d'accueil et d'assumer les responsabilités qui incombent à l'État et non aux ONG. Le rassemblement s'est terminé par un grand concert. 9/10  CRÈTE: SUCCÈS DE LA MANIF ANTIRACISTE :  Samedi une manifestation était organisé à Rethymnon en Crète. Plus de 2000 personnes venant de toute la Crète ont répondu présent à cet appel pour exprimer leur antifascisme et leur antiracisme suite aux tensions fomentées ces derniers temps par l’extrême droite, en affirmant clairement que les réfugiés étaient les bienvenus sur l’île. La semaine passée des militants d’extrême droite avaient tenté de bloquer le conseil municipal de Rethymnon qui délibérait sur l’accueil de réfugiés dans la ville. https://www.youtube.com/watch?v=EoibT9uUaoQ
7/10 MANIF ANTI CETA SAMEDI 8 OCTOBRE 12H SYNDAGMA: A l’initiative du Comité STOP TTIP CETA TISA pour que le gouvernement grec ne signe pas l’accord CETA ! Les manifestants refusent de subir les conséquences désastreuses pour la démocratie, les biens sociaux, la production agricole, la sécurité alimentaire, l' environnement, le travail et les droits sociaux, etc. Des millions de personnes à travers l' Europe, la GSEE, ADEDY les OLME, municipalités et régions, associations de juges, universités, associations, professionnels Chambers, les PME, les agriculteurs et beaucoup d' autres crient NON aux accords. Le gouvernement grec ne doit PAS SIGNER IL NE DOIT PAS VALIDER L’ACCORD AECG 7/10 LICENCIEMENTS ET PROTESTATIONS DANS LES CENTRES D’ÉDUCATION SPÉCIALISÉE: Les travailleurs des établissements et des institutions d’Éducation spécialisée se sont rassemblés ce matin devant le Ministère du Travail exigeant d’avoir une entrevue avec le Vice Ministre de la Solidarité Sociale Thénars Photios, qui n’a pas accepté de les recevoir.Le syndicat des Travailleurs des Institutions d’Éducation spécialisée, La coordination des Comités de Luttes pour les Handicapés, l’ Association des Parents et Tuteurs des personnes Handicapées d’Attique et des Iles, ont appelé à cette concentration pour protester contre les licenciements dans les fondations Pammakaristos, Margarita et Sikiaridio. Ces licenciements aggravent la situation et le bon fonctionnement des institutions. Un exemple caractéristique est par exemple la Fondation Sikiaridio qui au cours des dernières années en raison de la réduction délibérée de services n’accueille plus que 60 enfants au lieu des 200 , avec un effectif de travailleurs qui est passé de 75 à 25 personnes ! 7/10 MANIFESTATION DES RETRAITÉS DE GRÈCE CENTRALE À LAMIA :Ce matin les retraités de toutes les régions de la Grèce centrale se sont retrouvé à Lamia pour dénoncer la politique continue d’austérité du gouvernement TSIPRAS. Ils étaient venus de Halkida, Thèbes, Livadia, Amfissa et d'autres régions de la Grèce centrale. C’était l'une des huit manifestations organisées par leurs associations à travers tout le pays. Les représentants des syndicats ont regretté la politique continue d'austérité et les coupes du gouvernement actuel, mais aussi l'attitude des autres partis qui soutiennent les politiques des mémorandum que l'Union européenne impose avec la DN T. et les grandes entreprises. Ils ont fait une référence particulière à la réduction des pensions au cours des six dernières années et les problèmes du secteur de la santé publique et ont également parlé de pillage de leurs fonds de pension par le placement des réserves dans des obligations structurées et le marché boursier. Dans le même temps ils ont fait des références spécifiques à des questions telles que le chômage et l'austérité et ont envoyé un appel à la fois à leurs collègues et dans d'autres parties de la société pour coordonner leurs protestations militantes contre les politiques de mémorandums et l'appauvrissement de la classe ouvrière. Les retraités ont marché dans le centre de Lamia avec en destination finale le bâtiment de la région de la Grèce centrale, où la délégation a présenté la résolution de la manifestation au préfet Kostas Bakoyannis. 06/10/2016  La Mobilisation citoyenne contre les ventes aux enchères des résidences des familles endettées se poursuit , ici, c'est à PERISTERI banlieue ouest d'Athènes où le Comité de lutte contre les Ventes aux enchères est arrivé à faire annuler la vente .

06/10 CRÈTE: CONVERGENCES ENTRE RETRAITÉS ET TRAVAILLEURS DE LA SANTÉ : Les retraités crétois avaient décidé de se rassembler pour manifester à Heraklion devant les bureaux de la Région. Au même endroit se sont rendus les travailleurs de la santé de l’île qui manifestaient aussi notamment contre les lois et mesures anti-Sécurité sociale.

SUR LE « FAUX PAS » DU GOUVERNEMENT DE TSIPRAS : Le gazage des retraités qui manifestaient hier pour leurs droits à Athènes a provoqué quelques « réactions » officielles et surtout quelques vagues… Tout d’abord c’est TSIPRAS en personne qui se serait énervé et même mis très en colère auprès de son Ministre de la Protection du Citoyen N. TSOKAS l’obligeant à assumer la responsabilité de ce « faux pas » ( sic!) et à lancer une enquête administrative au sein de la police pour déterminer les responsables de " l'incident" …mais le président du syndicat de Police ΠΟΑΣΥ Mr G. GARAKALOS a tenu à préciser : « La police avec ce gouvernement ,comme avec les autres, exécute toujours des ordres »… Mais là où le « faux pas » devient cocasse… si l’on peut dire, c’est qu’en première ligne du gazage, il y avait une veille dame de 85 ans ( cf Photo) Mme Katina Manitara qui n’est pas n’importe qui… Depuis hier les réseaux sociaux se sont enflammés sur le gazage de cette vielle dame, car c’est une militante emblématique de la résistance et de la gauche grecque qui a « vécu la guerre, la faim et l’exploitation depuis l’âge de 8 ans » et pour qui les lacrymogènes ne sont qu’une broutille ...: Petite fille, à 10 ans, elle mènera sa première mission dangereuse en portant des messages sous le nez des carabiniers italiens, à 14 ans, elle est témoin de la torture de son père; à 15 ans, elle connait les premières tortures des fascistes; à 15 ans elle s’engage dans l’Armée Démocratique de la Grèce où elle connaîtra de violents combats et une vie héroïque dans les montagnes; à 16 ans elle prend part à la bataille de Makryvaltou à Ano Chora Nafpaktia où elle sera blessée par un éclat d’avion à la tête; à 17 ans, elle entre dans l’école d’officiers de l'Armée Démocratique dont elle sortira lieutenant; Puis elle restera une militante toute sa vie notamment dans les rangs du syndicat PAME . Voilà qui était cette dame en 1ère ligne des retraités au combat hier et qui se sont fait gazés. Un « faux pas » … assurément !

3/10 /16  Syriza a fait gazer et matraquer aujourd’hui une manifestation de gauche qui a protesté sa récupération déguelasse du site de Kaissariani où 200 communistes et autres résistants ont été exécutés par les Nazis pour faire une fiesta qui prétend que sa politique - la plus antisociale actuellement en Europe - constitue une continuation de la lutte des résistants. Vidéos ici http://info-war.gr/ta-mat-psekazoun-diadilotes-gia-na-min-…/

Et comme l'a remarqué Panagiotis Sotiris voici les sous-titres anglais du discours de Tsipras à Kaissariani http://www.capital.gr/…/6898c2f55b6f4348828383f331261304.pdf

RETRAITÉS: "L'HISTOIRE ÉCRIRA EN NOIR TOUS CEUX QUI ONT MASSACRÉ NOS RETRAITES COMPLÉMENTAIRES " Ce matin une manifestation est appelée Place Kotzia à 10:00 par la Fédération nationale des retraités des assurances complémentaires (ΠΟΣΕΑ-ΕΤΕΑ) pour protester contre les coupures dans les retraites complémentaires. La manif se dirigera vers la Villa Maximos ( Bureaux du 1er Ministre) "Le gouvernement et les prêteurs et usuriers doivent comprendre que des millions de travailleurs ont contribué pour le système d'assurance sociale et que l'histoire va écrire avec de la peinture noire tous ceux qui ont massacré nos retraites complémentaires et nos droits à pension » .

1/10 1284 JOURS DE LUTTE DANS LES CIMENTS DE XALKIDA : L’un des combats les plus emblématiques de Grèce ( avec ceux de Coca Cola), celui des travailleurs des cimenteries de Halkida qui luttent contre leurs licenciements depuis 1284 jours. La multinationale a commencé a licencié le personnel de cette usine à partir d’août 2014 jusqu’en juillet 2015. Depuis ils se battent en justice dans un long procès qui devrait voir son aboutissement dans quelques mois.

GRAND CONCERT À THESSALONIQUE CONTRE LES MINES D’OR ET DE CUIVRE EN CHALCIDIQUE : La coordination de Ierissos avait organisé hier soir un grand concert dans le port de Thessalonique contre l'exploitation minière de l’or. Plusieurs milliers de spectateurs ont répondu à l’appel.

vidéo : https://twitter.com/Chris_Avra…/…/781921089458929669/video/1

Les mouvements en Grèce septembre 2016

22 septembre 201622 septembre 2016

30/09/2016 ARRÊT DE TRAVAIL ET MANIFESTATION DANS L’ÉDUCATION :Un nouveau mouvement de protestation contre les réformes est prévu aujourd’hui dans l’enseignement primaire avec appel à manifester devant le Ministère de l’Éducation à midi.

29/9/16 MANIFESTATION À IERAPETRA JUSQUE DANS LES BUREAUX DE SYRIZA :

Les habitants de Ierapetra ont manifesté dans les rues de Ierapetra dans le sud de la Crète. Ala fin de la manifestation, le maire a apporté dans les bureaux du SYRIZA local une résolution du Conseil municipal demandant l’annulation de la privatisation de l’électricité. Les habitants ont envahi les bureaux de Syriza en poussant des cris et des huées. vidéo en grec : https://youtu.be/TiHIzworD8I

28/09/2016  MOBILISATION CITOYENNE CONTRE LES VENTES AUX ENCHÈRES DES RÉSIDENCES Des militants ( Antarsya et Unité Populaire) et des citoyens de Thessalonique sont arrivés à faire annuler la vente aux enchères de la résidence principale d’une famille dont le père est au chômage et dont un enfant est handicapé. Le mouvement « Je ne paye pas » soutient et développe ce combat     vidéo: https://youtu.be/ej6DtZjckMA

27/9/16 MANIFESTATION DEVANT LE MINISTÈRE DE LA DÉFENSE : Les pompiers, les gardes côtes et des policiers se sont rassemblés ce matin devant le Ministère de la Défense pour protester contre les réductions de salaires. Ils demandent que le ministère de la Défense alloue des ressources aussi pour la police, la Garde côtière et les sapeurs-pompiers et pas seulement pour l’armée. Ils ont scandé des slogans «L'argent appartient au peuple grec pas à l'armée!» Et «Kammenos souvenez vous de vos promesses et si vous ne pouvez pas, allez démissionner! » Ils ont dit qu'ils continueront leur protestation jusqu'à ce qu'ils obtiennent justice.

A Thessalonique, le personnel de la société de transports en commun (OASTH) est toujours en grève pour le 11 ème jour exigeant le paiement des salaires de plusieurs mois.
la manif des travailleurs des Transports en commun de Salonique : https://youtu.be/ugMSgOe8Em8 https://youtu.be/v1owaNNHA-c https://youtu.be/3k5BdQi4nLw

MATRAQUAGE DES TRAVAILLEURS DE L’HOTELLERIE AU MINISTÈRE DU TRAVAIL : Ce matin peu après 11h les travailleurs de l’Hôtellerie s’ étaient rassemblés devant le Ministère du Travail. Ils souhaitaient rencontrér un représentant du Ministère. Ils ont été accueillis par la police anti émeute à coups de matraque . Ils se plaignent sur les nouveaux calculs de leur retraite à compter de 2016 et les retards de paiement des pensions Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=o0BwnehFjq4 https://www.youtube.com/watch?v=lHLLL3GurEQ https://youtu.be/cXBLDTYa48k

27/09/2016 THESSALONIQUE, SYRIZA AU SEC…Dans le cadre de leur journée d’action et de grève contre la privatisation en cours, les travailleurs de la Société des Eaux de Thessalonique ( EYATH) ont coupé l’approvisionnement en eau aux bureaux de SYRIZA. vidéo de la coupure en grec : https://youtu.be/aWwvk4QJ7YY

21/09/2016 MANIFESTATION DES TRAVAILLEURS DE L’HOPITAL « EVANGELISMOS » : Les travailleurs de l’Hôpital « Evangelismos » d’Athènes sont à bout. Les conditions de travail sont totalement dégradées avec le manque de personnel, des horaires non-stop etc… Les employés exigent l'embauche de personnel permanent et le renforcement de la subvention de l’Etat. Excédés, ils ont manifesté dans la cour de la Fondation, pour protester contre le manque de personnel et le sous-financement de l'hôpital.
LES BUS TOUJOURS EN GRÈVE À THESSALONIQUE : Pour le 5 ème jour, les travailleurs de l’OASTH feront grève ce mercredi. Ils estiment que la rencontre avec le Ministère des Transports n’a toujours rien donné sur le paiement de leurs salaires non payés depuis juillet dernier .
20/09/2016 · CONTRE LES RÉDUCTIONS DES PENSIONS COMPLÉMENTAIRES, MANIFESTATION DEMAIN DEVANT LES BUREAUX DU FONDS UNIQUE DES PENSIONS COMPLÉMENTAIRES:
Demain Mercredi 21 septembre à 10h un rassemblement de protestation est organisé par la Fédération des employés privés de la Grèce (OIYE), en collaboration avec la Fédération nationale des retraités - Assurance complémentaire et d'autres organisations de retraités à l'extérieur des bureaux du Fonds Unique des Pensions Complémentaires (ETEA) à la place Syndagma. "Le gouvernement continue de réduire considérablement nos retraites complémentaires, atteignant maintenant 50% de leurs montants. Les réductions se poursuivront, conformément à la loi 4387/16, adoptée par le gouvernement, les retraites complémentaires, avec une précision mathématique, disparaîtront", a déclaré la Fédération.
17/9 MANIFS ANTIFASCISTES À LA MÉMOIRE DE PAVLOS FYSSAS : Ce week end sera marqué par de nombreuses manifs et rassemblements prévus dans toute la Grèce à la mémoire du rappeur Pavlos Fyssas assassiné il y a 3 ans à Athènes par des nazillons d’Aube Doré dont le procès a lieu en ce moment.
À Thessalonique ce samedi matin une première manif a rassemblé des centaines de personnes. Elle était appelée notamment par le KEERFA , le Mouvement Anti Autoritaire, Unité Populaire, OKDE et de nombreuses organisations antiracistes et antifascistes( Photos) D’autres rassemblements sont prévus en fin d’après midi dans la ville vidéo: https://youtu.be/KAUSzaJmX9M À Athènes, une manifestation est prévue ce samedi à 18h devant la statue de Pavlos à Keratsini. La soirée une projections de films est prévue dans le quartier. Des manifestations sont aussi prévues à Patras, Yannena, Larissa, Samos, Arginion, Chania, Volos etc... Demain au Pirée il y aura un grand rassemblement avec un concert de rap en fin d’après midi. Enfin, lundi matin à 8h30 les antifascistes se donnent rdv au palais de justice pour la reprise du procès des nazis d’Aube Doré. 16/9 LES RETRAITÉS DANS LA RUE : Ce matin les retraités ont défilé dans les rues d’Athènes à l’appel des syndicats , notamment du PAME. Ils protestent contre les réductions de leurs pensions actuelles et à venir et pour le maintien du système de protection sociale. La manif qui devait initialement se rendre au Ministère du Travail est allée rejoindre les Syndicalistes du PAME rassemblés devant le Zappeion. MANIFESTATION MATINALE AU ZAPPEION: Ce matin des militants du Syndicat PAME se sont rassemblés devant le Zappeion avec des banderoles contre Georges Katrougalos Ministre du travail. Ils protestent contre le gouvernement et le patronat qui sont entrain de mettre à bas les acquis des droits du travail notamment dans la redéfinition des conventions collectives exigée par les créditeurs.
GRÈVE DANS L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE : Aujourd’hui les syndicats des enseignants DOE et OLME, soutenu par la Fédération ADEDY, avaient appelé à la Grève dans le Primaire et les Jardins d’enfants contre la réorganisation des journées scolaires et pour la nomination immédiate de poste d’enseignants . Une manifestation dynamique a été organisée devant le Ministère de l’Éducation Nationale à Athènes

Les mouvements en Grèce août 2016

6 août 20166 août 2016
30/8/16 Succès pour la manifestation de solidarité avec Notara 26 : En solidarité avec le squat de Notara attaqué la semaine passée, des centaines de personnes se sont rassemblées aux Propylées ce soir pour manifester. De nombreux collectifs , le KEERFA, Unité Populaire, Antarsya étaient présents. Des manifestants ont jeté de la peinture rouge sur la mairie. Vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=ubwtyfsiqps. https://www.youtube.com/watch?v=GefCJ9z6z44 https://www.youtube.com/watch?v=e8hk9rYVgj0 https://www.facebook.com/sol2refugeesen/videos/1610326022593068/ 21/08/2016 DURCISSEMENT DU CONFLIT DANS LES BUS À THESSALONIQUE:
Le conflit qui dure depuis plusieurs semaines pour les 2300 employés des Transports en communs de Thessalonique s’est encore durci ces dernières heures. La direction de la société OASTH et le Ministère des Transports se renvoient la responsabilité du conflit. Mais pendant ce temps, les salariés attendent toujours le paiement de leurs salaires qui s’élèvent à 2,5 mois ! Ils ont décidé de poursuivre leur mouvement à compter de lundi pour une durée indéterminée.
  
16/8 / 2016 GRÈVE DANS LES TRANSPORTS À THESSALONIQUE :Comme prévu, il n’y aura pas de bus pendant trois jours à partir d’aujourd’hui à Thessalonique. Les 2300 employés de l’OASTH protestent de ne pas avoir été payés depuis plus de deux mois. La direction de l’OASTH s’en prend à l’État qui lui doit plusieurs millions d’euros… De son côté le syndicat déclare "Le gouvernement grec doit plus de 130 millions d' euros à l'Agence, qui à son tour doit plus de 95 millions d' euros» et précise "Au cours des dernières années , l' OASTH en proie à des problèmes économiques, qu'Ils ont créé en raison de la faute du gouvernement grec, n'a pas respecté la mise en oeuvre de l'accord économique du 30.4.2001, laissant s’accumuler ainsi les dettes. » Le syndicat explique par ailleurs que pendant des années il y a eu une accumulation de dettes des divers ministères vis à vis de l’OASTH en fonction des différentiels de tarifs liés à des réductions sociales pour les bénéficiaires qui n'ont pas été compensés, difficultés auxquelles il faut rajouter les diverses augmentations de TVA non compensées par l’État.13/08/2016 DES CENTAINES DE JEUNES SCIENTIFIQUES MENACÉS PAR LE CHÔMAGE:
Un projet du Ministère du Travail, de la Sécurité Sociale et du Bien Être menace des centaines de jeunes scientifiques de se retrouver au chômage à compter du 31 octobre. Ces jeunes scientifiques sont actuellement sous contrat dans des structures d’intervention sociale qui luttent contre la pauvreté: les épiceries sociales, soupes populaires , les banques de temps et sociétés de courtage. En effet, la Vice-Ministre Mme Théano Photiu, dans le cadre de la politique sociale du gouvernement, a décidé de remplacer les structures sociales existantes par de nouvelles tout en relançant tous les emplois qui avait été déclarée selon les procédures précédentes de l’ ΑΣΕΠ et de supprimer les emplois nécessaires sociaux, scientifiques et économiques qui permettent d' améliorer les connaissances et l' expérience du travail social et administratif de ces structures.
L’AMBASSADE DE GRÈCE À BERLIN OCCUPÉE : lundi matin 30 militants et sympathisants du réseau anti-autoritaire "Au-delà de l'Europe» ont occupé pacifiquement l'ambassade de Grèce à Berlin pour protester contre l’évacuation par la police grecque des bâtiments auto-organisés à Thessalonique, et contre le déplacement catastrophique des milliers de réfugiés -migrants dans les soi-disant "refuges" dans toute la Grèce. Les membres de "Au-delà de l’Europe" sont entrés dans le bâtiment de l'ambassade à environ 10 heures et ont annoncé l'occupation. Ils ont exigé du gouvernement grec d' accorder des zones évacuées à nouveau dans les structures politiques auto-organisés de Thessalonique et à retirer immédiatement ses menaces de nouvelles évacuations similaires dans d'autres villes grecques. Sur l’ Ambassade ont été accrochées des banderoles sur lesquelles était écrit «Solidarité, Résistance, l'auto-organisation plutôt que l'emprisonnement" en allemand, anglais, grec. Après deux heures, l'occupation de l'ambassade a pris fin sans tensions.
12/08/2016 THESSALONIQUE: LES EMPLOYÉS DES TRANSPORTS EN COMMUN CONTINUENT LEUR MOUVEMENT:
Le ministre des Transports n’acceptant de rencontrer les représentants des employés des transports en commun de Thessalonique que fin aout début septembre… les salariés de l’OASTH ont décidé de poursuivre leur mouvement de grève les 16-17 et 19 août. Les 2300 travailleurs de l’OASTH se plaignent du non-paiement de leurs salaires depuis plus de deux mois.
9/8/16 Encore un mort au camp dela Softex  de la part de Tieri Briet
Hier, Ibrahim est mort à l'intérieur du camp Softex, faute de soins médicaux. Il avait 23 ans et connaissait déjà l'enfer du camp d'Idomeni. Je n'en sais pas plus. Mais ce que je sais, c'est que ce nouveau camp de réfugiés, aménagé à la va-vite dans une usine désaffectée et maintenant cernée de barbelés, se transforme jour après jour en camp de mort. Le 3 août, les réfugiés de Softex avaient manifesté leur colère, suite au décès de Ragda Azaz, une réfugiée syrienne de 29 ans. Trois personnes sont mortes dans ce camp, depuis son ouverture en mai.
9/8/16 Hôtel Ledra , les travailleurs devant le Ministère de la justice : Les employés de l’Hôtel LEDRA continuent à se battre et à mettre la pression sur le pouvoir. Ce matin ils se sont donnés rdv devant le Ministère de la Justice à 11h pour exiger la sécurisation de leurs emplois et de leurs droits , le paiement immédiat des salaires et primes dues. Ils souhaitent être reçu par le Ministère pour accélérer le processus de sanctions pénales pour les employeurs de «Athens Ledra». Ils doivent aussi étendre leur lutte avec le soutien du Syndicat du Tourisme et de l’Hôtellerie dans les entreprises, dont les propriétaires sont des actionnaires de la société «Athens Ledra».
04/08/2016 LES SALARIÉS DE L’HOTEL LEDRA D’ATHÈNES MAINTIENNENT LA PRESSION:

Les salariés de l’Hôtel LEDRA d’Athènes en lutte pour le maintien de leur emploi se sont rassemblés devant le ministère du Travail dans la rue Stadiou. Une délégation a rencontré le Secrétaire général du ministère, Andreas Nefeloudis. Avant cette rencontre, la société qui gère l’Hôtel a annoncé la suspension permanente des opérations commerciales ce qui «de facto» induit des licenciements collectifs. Les 230 salariés exigent le paiement de leurs salaires dus et la sauvegarde de leur emploi. Le président du syndicat des employés, Babis Totsikas a déclaré à l'agence de presse d'Athènes que M. Nefeloudis leur a présenté des excuses bien que le gouvernement n’accepte pas ce licenciement collectif sur le fond mais qu’il n'a pas obtenu une réponse sur la façon de le faire. M. Totsikas a souligné "à partir du 1er Juin nous sommes pris en otage, car la suspension de la société nous confère un statut de licencié sans tous les droits que cela implique" et il a précisé qu'ils continueront leur lutte jusqu'à ce que leur obtention complète.

2/8/16 ARRÊT DE TRAVAIL DE 5H CE MARDI DANS LES MÉDIAS :

En raison de l'assemblée générale des Fonds d’Assurance Sociale et pour permettre la participation de ses membres, le Syndicat des Employés des Médias a appelé à un arrêt de travail de 5 heures aujourd'hui, mardi, de 11h à 16 heures. Cet arrêt concerne tous les employés, travaillant dans tous les secteurs privé, public et dans les médias communautaires (impression, diffusion et en ligne), télé ERT, d'Athènes et de l'Agence de presse macédonienne, le Secrétariat général de l'information et de la communication et le Bureau de presse. Le Syndicat ESHEA souligne que «Les journalistes se battent pour l'indépendance des fonds et veillent à la ressource, qui assurera leur viabilité….les fonds journalistiques et les associations journalistiques sont les garanties non négociables pour l’ indépendance et pour la liberté d'expression, et le droit du public à l'information responsable."

LES 26 MILITANTS ANARCHISTES ARRÊTÉS , INNOCENTÉS:

Les 26 militants anarchistes arrêtés hier suite à leur envahissement de l’Église Gregory Palamas du diocèse de Thessalonique, ont été déclarés innocents par la Cour. Le procureur demandait des poursuites avec l’acte d’accusation de comportement abusif pendant le culte. Cependant, 19 d'entre eux ont été condamnés à 6 mois avec sursis pour avoir refusé d’obtempérer aux formalités de fichage. Tous les condamnés ont fait appel et ont été libérés. On notait 19 femmes et 7 hommes, jeunes, parmi lesquels 17 Grecs et 9 étrangers (Allemagne, Espagne, Autriche, Suisse, Royaume Uni et Maroc). Pendant le procès , s’est tenue un rassemblement de solidarité devant le palais de justice suite à une manif qui est partie du Département de Théâtre occupé de l’Université Aristote.

Par ailleurs, le Saint-Synode de l'Eglise de Grèce a tenu à faire une déclaration dans laquelle il remercie tous les Partis qui se sont « empressés pour condamner fermement l’agression » , il note le " silence des organisations militantes pour les Droits de l’Homme qui ne sont pas choquées par la violence lorsqu'elle est dirigée contre la majorité chrétienne orthodoxe. »… « Enfin, concernant ces « anti autoritaires » qui pensaient que profaner la prière du dimanche matin porterait un coup au pouvoir, nous souhaitons juste leur dire : vous êtes notre échec. Notre échec en tant que société, comme école, comme famille, comme démocratie. » Amen...

Revue de presse : Parlant des « attaques organisées » contre des bureaux de SYRIZA et ANEL, la presse (Kathimerini, enikos.gr, Ethnos) relève qu’hier dans la nuit des extrémistes ont cassé les vitres et jeté de la peinture contre trois bureaux de SYRIZA dans les quartiers d’Exarheia, de Kallithea et de Kypseli et jeté des cocktails Molotov contre le siège des ANEL avenue Syngrou. Aucune personne n’a été blessée et aucune arrestation n’a été faite jusqu’à présent. Par ailleurs, deux impacts de balle ont été repérés sur le bâtiment hébergeant, entre autre, l’ambassade du Mexique dans le quartier de Kolonaki. Selon la police, des inconnus ont tiré des balles contre le bâtiment. L’un des deux impacts a été repéré au quatrième étage du bâtiment juste en dessous du drapeau du Mexique. L’autre au troisième étage où sont hébergés les bureaux d’une société de vêtements. Selon la presse, la police examine deux scénarios : la cible de l’attentat serait soit l’ambassade du Mexique soit une société de transaction boursière se trouvant dans le même bâtiment. La presse rappelle qu’il y a quelques semaines des membres d’un groupe anarchiste «Rouvikonas» avaient déjà pénétré et occupé les bureaux de l’ambassade du Mexique.

La ND s’est saisie des derniers événements (attaques et occupation des bâtiments à Thessalonique) pour exercer une vive critique à l’encontre du gouvernement, lui reprochant de faire preuve de tolérance face à l’action des extrémistes. Kathimerini relève que le Président de la ND, M. Mitsotakis, a évoqué hier une « escalade progressive vers une situation d’anarchie » avec la « tolérance silencieuse du gouvernement ». Ce quotidien souligne ainsi : « au vu des tentatives des extrémistes de provoquer des tensions, il devient de plus en plus urgent pour le gouvernement d’œuvrer afin de garantir l’équilibre entre la responsabilité gouvernementale d’imposer la légalité et la volonté de SYRIZA de satisfaire une partie de son corps électoral». Pour sa part Le Journal des rédacteurs reproche à la ND de tirer profit de la situation et de surestimer les divergences internes au sein de SYRIZA.

Dans cet esprit, l’entretien hier entre le président de la ND, M. Mitsotakis et le maire d’Athènes, M. Kaminis, a été axé sur les questions de sécurité intérieure et d’ordre public et les problèmes quotidiens des citoyens. Les deux hommes ont souligné la nécessité de faire revenir le sentiment de sécurité dans les quartiers d’Athènes (Kathimerini, Ethnos, Ta Nea, Eleftheros Typos).    

Les mouvements en Grèce juillet 2016

23 juillet 201623 juillet 2016

28/07/2016 OCCUPATION DES BUREAUX DE ELLINIKO SA CONTRE LA VENTE DE L’ANCIEN AÉROPORT :

Le comité de lutte pour le Parc Métropolitain à Elliniko a occupé ce matin les bureaux de la société ELLINIKO SA pour protester contre la vente prévue d’Elliniko.

Plusieurs dizaines de militants ont tenu à dénoncer ce processus illégal et scandaleux par lequel cet édifice va passer aux mains du groupe LATSIS , sans respecter les intérêts de la population. Des banderoles ont été suspendues. Dans un communiqué, les occupants ont « dénoncé le rôle du gouvernement et du TAIPED ( HRADF) : - qui continuent à procéder à cette cession scandaleuse de biens publics au Groupe Latsis, alors qu’une enquête est en cours par le Procureur et le Comité des Pétitions du Parlement Européen, sur le prix scandaleux de la privatisation et des infractions en série à la législation sur « la concurrence» et la législation environnementale. - qui signent un accord complémentaire présenté comme une « réussite", tout en ne changeant pas la substance du contrat qu'avait fait le gouvernement précédent, qu’ils ont dénoncé sur tous les tons ...et qu’ils essayent maintenant de légitimer par la Cour. - qui utilisent les mêmes arguments trompeurs pour les citoyens, ces soit disant «investisseurs», le groupe Latsis et d’autres, qui apporterait le développement et donnerait du travail aux chômeurs, alors qu’ils volent la richesse de notre peuple depuis des décennies.» Ils précisent : « Nous envoyons un message au gouvernement et à HRADF qu'il y a des forces qui comprennent l' escroquerie et qui résistent. » Et lancent ainsi un appel aux citoyens pour les alerter que, " si elles se concrétisent, les vues de Latsis auront de grandes conséquences négatives, au détriment de l'environnement et de la qualité de vie, au détriment de leurs droits, au détriment des professionnels, des commerçants et des travailleurs. » Ils rapellent qu’ " il y a une autre solution pour le bénéfice de la grande majorité de la société, et non pas de quelques - uns. La création d'un parc métropolitain, qui valorise la culture ancienne et moderne, l’environnement terrestre et marin, le sport populaire et de compétition, d' autres utilisations publiques, des alternatives et des collaborations d'envergure internationale, avec un fonctionnement tout au long de l'année , un modèle de développement économique qui prône le respect de l'environnement et du patrimoine culturel, une zone de création de richesse matérielle et spirituelle pour la population et les jeunes. » Précisant enfin, qu’ "Il est possible et vaut la peine de se battre pour cette solution, plutôt que d'accepter la proposition de bétonnage d'une création d'une nouvelle ville, en partie privée, avec des milliers de maisons de luxe, centre commercial, gratte - ciel, casinos, avec de nouvelles exclusions sur la plage et en général dans l'espace public.» En conclusion, les manifestants exigent : " d'annuler le contrat et tout le processus de concession d'Elliniko au groupe Latsis , pour que demeurer possible la création d' un parc métropolitain. La lutte continue. » Parmi les soutiens, on a pu noté la présence de George Gavrillis et Panag. Athanasiadis , Vices Présidents de la Région Attique; le maire de Keratsini - Drapetsona Christos Brettakos et le maire de New Philadelphia Aris Vassilopoulos; le Secrétaire général de l’Union Populaire Panag. Lafazanis, venu avec de nombreux militants de son parti

26/07/2016  MANIF ESTIVALE à SKOURIES :

Nouvelles manifestations contre les mines d'or en Chalcidique Pour protester contre les mines d'or en Chalcidique environ 200 personnes ont manifesté ce matin à 11h sur le site de Μεγάλης Παναγίας. On pouvait compter 150 résidents, et 50 personnes du «No Border Camp» de l'Université Aristote de Thessalonique. Les campeurs avaient quitté plus tôt le matin en bus de Thessalonique à Halkidiki pour rejoindre les habitants.

23/07/2016  1ÈRE VICTOIRE POUR LES TRAVAILLEURS DE L’HOTEL LEDRA:

Les employés de l’Hôtel LEDRA ATHENES sont en lutte depuis plusieurs semaines contre la fermeture de leur établissement annoncé subitement le 1er juin dernier. A force d’haranguer les autorités à coup de manifs et rassemblements devant le Ministère du Travail, ils viennent d’obtenir une allocation de 1000 € par employé à compter de la fin juillet . Le montant engagé par l'OAED ( Agence Nationale pour l’Emploi) sera d'un montant de 231.000 euros. Hier, lors d'une réunion des représentants du Syndicat des travailleurs Athens Ledra «Unity» soutenus par le Syndicat du Travail Alimentation, Tourisme, Hôtel et personnel assimilé d’Attique avec le ministre du Travail George Katrougalos, ils ont été informés de l'évolution positive de leur demande de paiement de l'aide. Par ailleurs, le montant d'un million d’euros a été engagé par l' OAED, pour le paiement de dispositifs respectifs aux employés de cinq autres entreprises: 1. Hestia SA, propriétaire de l'hôtel société «Vacances à Eubée» et «Eretria Village» 2. Goumas Constantine tion et IKE, société propriétaire de fast e- food de Goody 3. Electronic SA Athens Trading Company 4. Sarafidis, une filiale du groupe électronique dans le nord de la Grèce. 5. ΠΥΡΣΟΣ sécurité. Le même jour, les employés d'Athènes Ledra étaient mobilisés devant les bureaux du SETE (Association des entreprises de tourisme grecques) où ils ont rencontré son président, Andreas Andreadis. Ensuite, les travailleurs ont rencontré le Secrétaire général du ministère du Tourisme, Gerasimos Zacharatos et ont souligné la responsabilité à la fois du ministère et du gouvernement dans son ensemble pour la situation que vive les employés. Il a été précisé: "En ce qui concerne la question de la protection sociale des travailleurs et de leurs familles, le ministère du Tourisme a promis qu’il allait voir ce qui doit être restauré immédiatement. » Mercredi, 27 Juillet , est prévue une réunion tripartite au ministère du Travail pour discuter des questions de sécurité de l'emploi avec leurs droits du travail, la poursuite de l'exploitation de l'hôtel, le paiement de leur salaires actuels ainsi que la question du paiement des allocations dues.

22/07/2016  LES TRAVAILLEURS DES SUPERMARCHÉS « KARIPIDIS » TOUJOURS EN LUTTE :

En raison du non-paiement des salaires, primes et congés payés dus, les salariés de la chaîne « KARIPIDIS » seront en grève de 24 heures aujourd'hui, le vendredi 22 Juillet, avec une concentration à 10,30 en face du magasin " Καρόλου Ντηλ", et une manifestation vers le ministère de Macédoine-Thrace. Les salariés et leur syndicat note : "A partir de 2015 la société KARIPIDIS a pris des retards dans les paiements des salaires avec 5 à 6 mois dus… Elle nous demande d’être encore « patients »…. Notre employeur est rempli de promesses et de mensonges quotidiens , nous accusant nous, syndicat et travailleurs , de chercher la faillite de l'entreprise. Nous ne pouvons pas attendre plus longtemps et simplement suivre ainsi le cours des choses. Aujourd'hui, nous voulons des solutions pour faire payer tous nos salaires. Nous ne pouvons pas et ne voulons pas revivre ce que nous avions avant pendant 2 ans avec notre ancien patron «Arvanitidi » . Et de préciser « alors qu’il ne s’exécute pas comme le demande une ordonnance du Tribunal pour payer ces salaires, M Karipidis il y a quelques jours, a trouvé 1.200.000 euros ….à «investir» dans PAE ARIS.!!! » Et de conclure : « Nous appelons nos collègues à ne pas continuer à incliner la tête, à ne pas consentir à notre misère pour sauver les bénéfices de l'employeur. Nous les appelons à se battre ensemble pour travailler avec les droits, avec un salaire qui couvrira nos besoins pour une vie décente. Nous exigeons: • Le paiement immédiat de nos salaires dus; • L' assurance de nos emplois; • Les informations complètes sur l'avenir de l'entreprise et des employés. »

 GRÈVE CHEZ MARINOPOULOS:

Je vous ai déjà parlé de ce conflit qui oppose les employés des supermarchés MARINOPOULOS ( le Carrefour grec…). Aujourd’hui c’est Grève pour 24h dans l’Attique pour tous les salariés de la chaîne : magasins, bureaux et entrepôts avec un grand rassemblement au ministère du Travail à 11h30 ce vendredi matin. Les salariés et leurs syndicats protestent contre l’ « attaque sauvage » que subit toute la branche de la diffusion de l’industrie agroalimentaire, ils refusent de se "contenter des miettes que jettent les employeurs pour supprimer toute humeur militante qui existe » ; refusent « le cumul de salaires impayés » . Cette journée est étendue à tout le pays : à Thessalonique: Les travailleurs en grève des magasins se rendront à une concentration à 10h30 devant la boutique Vardar . C' est la deuxième grève organisée par le syndicat des travailleurs de l'entreprise dans le nord de la Grèce, exigeant le paiement des salaires et des congés payés. à Kavala: Les travailleurs des deux magasins Marinopoulos Kavala participeront à la grève et se rendront au rassemblement de 10 heures dans le magasin central de la ville. à Héraklion: L'Union des employés privés Héraklion, en collaboration avec le Comité de lutte des magasins et des entrepôts de «Marinopoulos , ont lancé un appel à la grève et une concentration à 10.30 à l' Inspection du travail à Heraklion. à Volos: Le Comité de lutte des travailleurs du groupe « Marinopoulos » de Volos et N. Ionia appelle les travailleurs de l'entreprise à la grève étau rassemblement qui se tiendra à 9h00 devant le magasin du 2 Novembre.

·22/07/2016 Hier soir à Thessalonique : "COMPAGNONS DE LUTTE EN FRANCE, TENEZ BON !"
Une manifestation spontanée de 500 membres de Beyond Europe, du réseau anti-autoritaire AK et de No Border, a rejoint le consulat de France, pour appeler à continuer le combat dans l'hexagone comme en Grèce, pour "détruire la forteresse européenne, brique après brique, mur après mur" et sortir du capitalisme dévastateur qui agit avec la "même logique en Grèce et en France."
Y.Y.

Les mouvements en Grèce du 13 au 19 juin

18 juin 201618 juin 2016
19/06/2016  GREVE MARDI DES METRO, TRAMWAY ELECTRIQUE À ATHÈNES:
Le métro et le tramway électrique seront à nouveau immobilisé ce mardi 21 Juin à partir de 22.00 jusqu'à la fin du service dans la continuité des mobilisations de ces dernières semaines. Les travailleurs continuent à protester contre l'intégration imminente des transports publics dans le « SuperFond » de privatisation.
17/06/2016  Coût des produits alimentaires : selon Kathimérini qui se réfère à des données d’Eurostat, malgré la crise, l’achat des produits alimentaires serait plus cher en Grèce qu’en Allemagne, aux Pays-Bas, au Portugal ou en Espagne. En 2015, la Grèce a été le deuxième pays le plus cher au sein de l’UE pour les produits laitiers, derrière Chypre. Le pain et les céréales y étaient en moyenne de 14% plus chers et pour les poissons, la différence était de 13% (de fait, la Grèce était le quatrième pays le plus cher après le Danemark, l’Autriche et la Suède). 16/06/2016  OCCUPATION DU SIÈGE DU PORT DU PIRÉE:
Depuis hier minuit, 300 employés occupent le siège de l'Autorité portuaire du Pirée. Ils poursuivent leur grève pour le 22e jour, demandant des garanties écrites pour leurs relations de travail.Le responsable du syndicat OMYLE a annoncé que comme la situation « tournait au ridicule » avec un gouvernement qui refusait de les rencontrer ces derniers jours , les travailleurs étaient amenés à passer à de nouvelles formes de mobilisation plus dynamiques et qui auront une incidence sur l'ensemble de la communauté locale du Pirée ». Cette occupation a des incidences très sérieuses sur le traffic commercial et passager du port et dès demain posera des problèmes en matière d’amarrage etc… À suivre..
16/06/2016  ÇA VA MIEUX…EN GRÈCE AUSSI :
John Doukas, directeur adjoint de IKA, la Sécurité sociale grecque, vient de démissionner exprimant, de cette manière, son opposition à la politique menée dans le domaine de la sécurité sociale par le gouvernement d’A . Tsipras. Dans sa lettre de démission, il fait un réel réquisitoire sur la politique sociale menée par Syriza , notamment sur les annonces et promesses faites il y a un an et les mesures votées actuellement , pronostiquant une catastrophe sociale à moyen terme en matière de droits sociaux pour les plus démunis.
15/06/2016  20 JOURS DE GREVE DANS LES PORTS et TOUJOURS RIEN !
Hier les dockers, employés portuaires des ports du Pirée et de Salonique entamaient leur 20 ème jour de grève, malgré le message personnel envoyé samedi par le ministre de la Marine Theodore Dritsas appelant à mettre fin à la grève et à choisir d'autres formes de protestation. Les syndicats OMYLE, l'Union des Dockers et le Syndicat des surveillants-contremaîtres soutenus par l’IDC( International Dockers Council) estiment qu ‘il s’agit de la crise majeure qu’ait jamais connu les travailleurs portuaires en Grèce. Les répercussions sont nombreuses notamment sur les processus des débarquements/embarquements des passagers à bord des navires pour les croisières et d’une façon générale pour la logistique d’entretien et d’alimentation des navires. Les armateurs excédés en sont à une 3 ème lettre-ultimatum au gouvernement.Les travailleurs en lutte exigent toujours un texte législatif qui consacre leurs relations de travail, les règlements et les conventions collectives dans les nouvelles entités portuaires issues de la privatisation.
 14/06/2016 LES GRECS SCRUTENT LA FRANCE...
De nombreux articles, des photos, des vidéos dans les médias et les réseaux sociaux grecs sont la preuve que nos amis grecs suivent avec grand intérêt ce qui se passe en France ( Nuits debout, grèves, manifs etc...). Un militant du Comité de solidarité " Marseille avec les Grecs" a transmis cette photo d' une banderole vue au port de La Chanée (CHANIA) au moment de la visite de notre premier ministre en Grèce il y a une dizaine de jour. Revue de la presse hellénique 14/06/2016 La presse (Kathimerini, Le Journal des Rédacteurs, Ta Nea, Ethnos) souligne que la tension monte entre le gouvernement et l’opposition au sujet du rassemblement contre le gouvernement organisé demain sur la place Syntagma avec comme slogan principal « Démissionnez ». La ND reproche aux cadres du gouvernement (notamment M. Filis) de mettre de l’huile sur le feu avec leurs déclarations, jugées contraires à la légalité constitutionnelle, tandis que des cadres du gouvernement reprochent à la ND de se cacher derrière ce rassemblement qui se veut « apolitique ». Revue de la presse hellénique Excédent primaire : 15/06/2016 la presse (Ethnos, Ta Néa, Kathimérini) relève que, dans un rapport de la Banque de Grèce sur la politique monétaire 2015-2016, le gouverneur de cette banque, M. Stournaras, revient sur la question de la réduction de l’excédent primaire fixé à la Grèce, proposant qu’il soit baissé à 2%. Le président de l’Eurogroupe,M. Dijsselbloem, aurait qualifié le montant actuellement fixé à 3,5% de réaliste, néanmoins « pas pour longtemps », raison pour laquelle il devrait baisser progressivement dans les prochaines décades 14/06/2016 Imposition / recettes : Sous le titre « Les effets secondaires de la surimposition» Kathimerini relève à la Une que malgré la hausse de l’imposition, les recettes publiques au lieu d’augmenter se seraient considérablement réduites. Le journal souligne en particulier qu’alors que la taxe sur les boissons alcoolisées a augmenté de 46% au cours des dernières 6 années, les recettes publiques émanant de ce secteur ont été l’année dernière inférieures à celles de 2009. Cette réduction est due à la baisse de la consommation (de l’ordre de 50% par rapport à 2008) mais notamment à la hausse de la contrebande qui fleurit puisque désormais les taxes représentent 65% du prix des boissons alcoolisées. Ethnos souligne pour sa part que les pertes de l’Etat issues de la contrebande de cigarettes s’élèveraient à 670 millions d’euros. Par ailleurs, Kathimerini fait état du déclin dramatique du secteur des ingénieurs. Des milliers de professionnels du secteur demandent chaque année leur radiation de la Chambre technique de Grèce et de la caisse d’assurance du secteur en raison de leur immigration à l’étranger, d’un changement de profession ou de leur incapacité à payer les cotisations. 840 demandes de radiation de la Chambre technique de Grèce ont ainsi été déposées en 2010 pour atteindre le nombre record de 4.000 en 2015, tandis que 14.000 demandes ont été déposées au total entre 2010 et 2015.

Les mouvements en Grèce du 29 mai au 5 juin

3 juin 20163 juin 2016
2/6/16 fin des contrats collectifs au Métropolitan Hôtel :  La saison touristique démarre en Grèce… mais après les fermetures de « fleurons hôteliers » à Athènes, on assiste maintenant à une remise en cause des conventions et contrats de travail. Ainsi au Métropolitan de Thessalonique, les salariés et leur section syndicale dénoncent la réduction des salaires et la non application des conventions. «L'employeur refuse d'abandonner sa tactique anti-travail comme il la pratique depuis 2 ans, avec chantage et menaces régulières,ce qui a amené à une réduction de salaire», a déclaré le Syndicat. Comme il est devenu connu, en vertu du contrat, à partir du 1er Juin 2016 au 31 mai 2018, la rémunération pour 4 catégories d'employés déterminés est passée à 500 euros. Et malgré l'interdiction de la législation actuelle, il va "casser" les limites du salaire minimum légal. Plus précisément, le salaire pour quatre catégories de travailleurs comme employés ou indéterminés (réceptionnistes, porteurs, serveurs, femmes de chambre, etc.) est désormais fixé à 500 euros et le salaire brut à 20 euros brut, au lieu de 586.08 euros et 26,18 euros qui est le seuil du salaire minimum légal. Le président du Centre du travail de Thessalonique, Panagiotis Tsarampoulidis, a dit " Ce n'est pas la première fois que cette société d'hôtel procède à une telle action et il a annoncé que la question va prendre le chemin de la justice, comme avec le licenciement d'un syndicaliste dans le passé. Malheureusement, on note aucune trace de honte de la part de la direction de l'hôtel et une fois encore c’est le chantage au personnel qui va continuer à travailler avec le même régime horrible qu ‘il connait depuis deux ans, d'autant plus qu'il n’y a pas le problème économique: l'hôtel est en occupation continue ». "La direction de l'hôtel ne vise qu’à accroître ses bénéfices et appauvrir simultanément son personnel, ce qui conduit à la misère économique complète, et va recourir à nouveau à des tactiques contraires à l'éthique, alors que le tourisme dans la ville note une croissance continue et le mouvement dans les hôtels à Thessalonique est élevé. "

Colère, souffrance,indignation ... : La colère, la souffrance, les files d'attente et de frustration sans fin ont prévalu hier matin pour des milliers de nécessiteux de Thessalonique, qui se sont précipités lors de la distribution alimentaire. En effet, des fruits - légumes, huile d'olive, du poulet, du fromage et des produits de base d'assistance matérielle ont été distribués par la Ville dans le cadre de la mise en œuvre du programme opérationnel «Alimentation et produits de base » du Fonds européen de soutien pour les nécessiteux (TEBA / FEAD), dans le pavillon 16 de la Foire Internationale de Salonique. Les 9196 bénéficiaires de la municipalité ont formé des dizaines de mètres des files d'attente en attendant leur tour. La chaleur était le plus grand facteur de frustration pour des milliers de personnes de toutes les classes et surtout pour les personnes âgées. Certains ont pu constater que suffisamment de nourriture a été « détériorée " et pas en bon état. Par ailleurs, on a noté un certain retard dans la distribution du fromage et des articles réfrigérés, en raison de problèmes avec le camion transportant les aliments spécifiques. Toutefois, selon l'adjoint au maire, responsable de la politique sociale de la municipalité de Thessalonique, Calypso Goula, c’était «la troisième distribution ayant lieu pendant la mise en œuvre du programme opérationnel des aliments de base et une aide matérielle pour le Fonds européen de soutien pour les nécessiteux. Il est l'implication totale du secteur oriental de Thessalonique qui coopère avec d'autres municipalités du côté est de la ville. La vérité est que la procédure ne se terminera pas tant que les bénéficiaires auront besoin de nourriture.Il faut noter que seulement ceux qui sont en droit prennent des aliments ».

Les  personnels de l'HP " DROMOKAITIO " en grève :
Les personnels du principal Hôpital psychiatrique d’Athènes « Dromokaitio » se sont mis en grève aujourd’hui et se sont rassemblés devant le Ministère de la Santé pour dénoncer le non paiement des salaires depuis 4 à 5 mois ainsi que les factures des fournisseurs. Ils prévoient de se réunir avec leur familles lundi 6 juin devant le Ministère jusqu’à ce que celui ci leur fournisse des solutions appropriées.
Les travailleurs du nettoyage de la ville de Thessalonique portent plainte pour non paiement de salaires : 

Exaspérés par des retards de salaires concernant les mois d’Août, septembre et décembre 2015, et des promesses non tenues, les travailleurs et les membres de l'administration de la municipalité de Thessalonique ont déposé une plainte auprès de l'Inspection du travail. Pendant ce temps, les travailleurs se sont rassemblés devant les bureaux de l'Inspection du travail sur Koromila.

01/06/2016: Mobilisation des travailleurs portuaires du Pirée

Comme prévu hier à Athènes les salariés du Port du Pirée étaient mobilisés contre leurs conditions de travail dans le cadre de la privatisation du Port par le chinois COSCO.Ils ont tenté de s’inviter à l’AG extraordinaire des actionnaires mais les MAT les en ont empêchés. Les travailleurs se sont alors rendus au Ministère des Finances. Les médecins de l'agende nationale des services de santé en grève :
Suite au non paiement des salaires pour la seconde moitié de 2015 et le premier trimestre 2016, les médecins de l’EOPYY ont décidé de se mettre en grève illimitée. L'Union des Médecins EOPYY (EMI-EOPYY) a exprimé le ras le bol des médecins non payés et à qui on promet chaque mois d’être payé…
L'hôtel Ledra ferme ses portes à Athènes, 150 travailleurs au chômage ! 
Un fleuron de l’hôtellerie athénienne, le Ledra, ferme ses portes en raison de difficultés financières, laissant derrière lui 150 travailleurs qui demeurent impayés depuis des mois. La banque créancière a gelé les comptes avec des dettes d’environ 33 millions d’euros. vidéo en grec :
31/05/2016 : Skouries, 450 poursuites...solidarité ! Le mouvement contre l'exploitation destructrice des mines de Skouries a reçu la plus grande terreur et répression par l'Etat et la police avec 450 personnes poursuivies.
Nous ne laissons pas quelqu'un seul dans ce combat. Nous sommes solidaires, contre les efforts honteux déployés pour réduire au silence le mouvement. Le samedi, 4 Juin à Thessalonique , un concert sera organisé pour assurer une aide financière pour les combattants persécutés. Nous envoyons un message très fort que nous sommes ici et que nous continuons vigoureusement jusqu'à ce que finalement se lassent ceux qui violent la nature, notre liberté, la vie et la santé de nos enfants. Participent les groupes suivants: Appels interurbains déchets Social & DJ Magnum Folk 'n' Roll George Valiakos & Perfect Blackberry Jam.

5 jours de grève pour les travailleurs des ports du Pirée et de Thessalonique :Après 5 jours de grève dans les Ports du Pirée et de Thessalonique, c’est une semaine très difficile qui commence pour les travailleurs et pour la direction politique du ministère de la Marine, qui a reçu des plaintes de la part des représentants des secteurs touchés par cette grève. Une manifestation est prévue ce matin par les syndicats des Dockers et des travailleurs portuaires pour rencontrer les actionnaires en AG extraordinaire. Hier une réunion tripartite a échoué sur la stabilité de l’emploi et des conditions de travail dans le cadre de la privatisation en cours des Ports. Ils sont déterminés à poursuivre la grève.

Déception des personnels de nettoyage en lutte : Après plusieurs mois de luttes des personnels de nettoyage dans les autobus urbains OSY (Transport routier SA) pour recevoir leur salaires dus, c’est la déception qui règne dans les rangs des grévistes.

Après la nouvelle grève de plusieurs jours par les nettoyeurs impayés dans cinq dépôts de l'Attique et le mouvement de solidarité qui a eu lieu en leur faveur, le ministre des Transports Christos Spirtzis a admis publiquement que les entrepreneurs privés étaient en tord et a commencé l'emploi direct de personnel via des contrats individuels, comme ce qui est appliqué aux hôpitaux publics.

Ensuite , l'administration de OSY a annoncé qu'elle a conclu un accord avec l'entrepreneur de disposer de la contrepartie de deux mois, un montant d'environ € 275.000, pour payer aux travailleurs ce qui leur est dû. Mais finalement , même cela ne se produira pas car les banques ont saisi l’argent qui ira en priorité aux créanciers. Cela a exaspéré les travailleurs qui continuent protestations avec des grèves, déclarant leur détermination à ne pas reculer jusqu'au paiement des salaires.

Les mouvements en Grèce du 23 au 28 mai 16

29 mai 201629 mai 2016
26/5/16  Les syndicats de dockers tentent d'éviter la privatisation annoncée des ports du Pirée et de Thessalonique.   (Boursier.com) — Les salariés des ports grecs sont appelés à cesser le travail pour 48 heures à partir de jeudi... Les syndicats de dockers protestent contre la privatisation des deux principaux ports du pays, promise par Athènes aux créanciers internationaux dans le cadre en échange de soutiens financiers. Les privatisations grecques, censées depuis 2010 constituer un volet clé du plan d'assainissement des finances publiques, n'ont généré jusqu'à présent qu'une petite fraction des 50 milliards d'euros de recettes attendues initialement, car elles se heurtent à de fortes résistances syndicales. Possible prolongation "Vendre les ports est une erreur, cela ne ramènera aucune croissance", a dit à Reuters George Gogos, secrétaire général du syndicat des dockers du port du Pirée. Les syndicats se prononceront sur une éventuelle prolongation de la grève à l'issue du premier arrêt de travail de 48 heures, a-t-il précisé. Meilleur offrant Le gouvernement d'Alexis Tsipras, qui avait suspendu l'an dernier le processus de privatisation des ports du Pirée et de Thessalonique, l'a relancé après le nouveau plan d'aide conclu avec les créanciers. Il a annoncé le mois dernier que le chinois Cosco Shipping avait présenté la meilleure offre pour 67% du capital du port du Pirée. Autres grèves  - Les bus et le métro d'Athènes annoncent des arrêts de travail jeudi Le gouvernement n'a pas l' intention de privatiser les transports d' Athènes, a déclaré le ministre de lInfrastructure - Les avocats  continuent de s'abstenir de fournir des services juridiques jusqu'au 6 Juin -  la presse (Kathimerini, Avghi) relève que l’avenir de la chaîne de télévision Mega Channel reste incertain, le conseil d’administration de la chaîne réuni hier n’ayant pas réussi à procéder à une augmentation de son capital. L’Union des rédacteurs des quotidiens d’Athènes (ESIEA) a annoncé hier l’organisation d’ arrêts de travail, en signe de solidarité aux 500 employés de la chaîne (journalistes, techniciens etc.) qui risquent de se retrouver sans travail.

Les mouvements en Grèce du 17 au 22 mai

19 mai 201619 mai 2016
20/5/2016 À l'appel d'Adedy Manifestation à Syndagma contre le plan d'austérité : La confédération ADEDY appelle ce dimanche 22 mai à 17h à une manifestation cotre le plan d’austérité qui sera présenté au vote le jour même au Parlement . ADEDY exige "de ne pas passer le nouveau paquet de mesures barbares. »
Le Comité exécutif de l'ADEDY invite les travailleurs dans le public lors de ce rassemblements « le nouveau projet de loi va imposer des impôts indirects supplémentaires de 1,8 milliard d'euros. Il y aura l'augmentation de la TVA sur les éléments de base de la consommation populaire, ainsi que les nouveaux impôts directs sur le revenu de 1,8 milliard €. L'ADEDY dénonce la politique de pillage des revenus des personnes et des biens publics. La lutte pour le renversement des politiques austéritaires du gouvernement, de l'Union européenne, du FMI et du capital " Un appel à se rassembler émane aussi du syndicat PAME, de l'Unité Populaire , Antarsya etc...
19/05/2016 Occupation du ministère des finances : Suite au dépôt du projet de loi qui prévoit la transformation du secrétariat du trésor public en instance indépendante , des syndicalistes de ΠΟΕ-ΔΟΥ et des employés du Ministère ont occupé symboliquement le bâtiment du Ministère des Finances et ont donné une conférence de presse.
18/05/2016 Arrêt de travail des Trolley, du Métro, de l’Électrique et des trams : Les travailleurs des transports urbains d’Athènes ont décrété une grève ce jour pour revendiquer: le recrutement du personnel manquant, le remboursement du redéploiement interne et le détachement… Les syndicats dénoncent « la gestion calamiteuse des personnels et des moyens nécessaires à un service public lié aux besoins notamment des citoyens faibles et vulnérables."
Hôpital Alexandra encore un hôpital qui se meurt ... : À l’hôpital "Alexandra » le personnel médical et paramédical est en baisse constante. Spécialisé pour les cas obstétriques et pédiatriques il est amené à réduire son nombre de lits chaque jour un peu plus. Les travailleurs et leur syndicat ont envoyé une lettre marquée «extrêmement urgente » à la direction politique du ministère de la Santé. Ils réclament un engagement écrit immédiat du ministère pour des actions concrètes, en soulignant que «tout retard ferait peser sur les patients et les travailleurs des risques pour la santé».
Les employés soulignent que le personnel de soins infirmiers et obstétricaux existant ne suffit pas, il ne couvre même pas 50% des postes permanents, alors qu'il y a une augmentation de la fréquentation des patients de 30% en raison de la crise économique et des réfugiés.
Les sages-femmes et infirmières travaillent sans jours de congé, avec une infirmière pour 30 patients, ce qui rend les actes sujets aux accidents et aux infections. "Il y a des sections qui seront désormais fermées. Les infirmières sont au désespoir" , dit la présidente du syndicat des travailleurs Sophia Hatzidi. La solution du personnel temporaire avec des contrats de cinq et huit mois est inefficace. "Il y a beaucoup de postes de médecins vacants insuffisamment couverts par l’intérim, qui , une fois formés partent, sans offrir beaucoup d' aide » , ajoute le président de l'association.
Le département de microbiologie de l'hôpital manque de spécialistes médicaux, tandis que le don ne peut pas fonctionner. "Les brancardiers existant travaillent dans les limites de la fatigue,quelques fois il couvre 100 lits " , note Sophia Hatzidi.
Le service Informatique compte seulement deux personnes au lieu de six, de sorte que l'hôpital n’est pas capable de recevoir et de traiter des informations, les services administratifs ne pouvant pas répondre aux besoins, ce qui donne à l'hôpital l'image de services du Tiers-Monde.
Le personnel administratif fait des efforts surhumains et les heures supplémentaires de travail sans salaire, afin de faire face, et un manque complet de secrétariat est observé en raison de la réduction des effectifs drastique.
Thessalonique Manifestation des dockers  « nous voulons rencontrer Tsipras » : Cet après midi à Thessalonique, à l’occasion de la visite de Tsipras pour le lancement du Pipe Line , protestation des dockers et des travailleurs du Port à 14:30.
"Nous avons l'intention de donner au Premier ministre grec notre lettre de plainte au sujet de la vente de 51% + 16% de la Thessaloniki Port Authority SA", a déclaré à l'ANA-MPA, le leader de l'Association des employés administratifs du Port, Fanny Gourgouri, et a ajouté: "Nous travailleurs dans les ports pays nous sommes mobilisés et à la fin de la semaine nous démarrons le début des mobilisations dynamiques à Thessalonique."
"Bios coop"  Maîtriser son alimentation : En Grèce, avec la crise est né un mouvement d’économie sociale et solidaire. Il se manifeste notamment dans la création de nombreuses épiceries solidaires et autogérées. Le réseau « Bio Coop » est ainsi né il y a 4 ans à Thessalonique, L’idée de départ était « de prendre en main notre nourriture ». Le «business» ? «Nous couvrons nos besoins et nous ne faisons pas de spéculation » . Aujourd'hui, l'association compte 425 membres, elle a eu une augmentation des ventes de 25% en 2015 par rapport à 2014, a en moyenne 200 reçus par jour, et a presque doublé les emplois coopératifs qui sont passés de 4 à 7. Sur leurs étagères on compte maintenant près de 4000 produits, dont 95% sont disponibles directement dans les épiceries sans intermédiaires, dont 37% sont des produits des coopératives grecques ou du commerce équitable, avec 21% de producteurs individuels et 37 % d'unités de production de qualité grecque. Ils insistent sur la qualité de leurs produits et le processus d’évaluation mis en place ainsi que leur coopération avec le Département de chimie de l'Université de Ioannina, qui certifie leur qualité.
Le fonctionnement de la coopérative relève de la démocratie directe,chaque actionnaire, quel que soit son nombre d’actions, a une voix dans les organes, et il y a des réunions hebdomadaires et des décisions prises par tous les participants. De plus , ils mettent l’ accent sur la nature sociale de leur action, en aidant par exemple les structures impliquées avec les sans - abri qui ont besoin de soins, les réfugiés, etc...
17/5/16 Grève aux impôts le jeudi 19 mai :   Le syndicat national des impôts DOY a décidé d’une grève de 24h le jeudi 19 mai contre le projet du gouvernement de créer une instance fiscale publique indépendante en dehors du Ministère des Finances. Le syndicat a déclaré : "Le gouvernement fait pression pour l' adoption , après entente les créanciers, d'un projet de loi pour la création d'une Autorité indépendante des recettes publiques hors du ministère des Finances.
Nous rejetons ce projet de loi dans son ensemble, parce que nous sommes fondamentalement opposés à la création d'une autorité des recettes publiques indépendantes, en dehors du ministère des Finances, car cela est risqué pour l'état des revenus de l'état, l'indépendance du pays, la direction des contrôles et les droits à l'emploi des travailleurs, et nous demandons le retrait immédiat de ce projet ».
Euro-baromètre, les jeunes grecs se sentent marginalisés  À 93%! Instructif,le dernier sondage d'opinion Euro-baromètre, menée dans 28 Etats membres de l'Union européenne. L'enquête réalisée sur un total de 10 294 Européens, entre le 9 et 25 Avril, montre des différences significatives entre les pays de l'UE en ce qui concerne la plupart des problèmes auxquels sont confrontés les jeunes. Les répondants, en particulier dans les pays les plus touchés par la crise économique, comme la Grèce, le Portugal, Chypre et l'Espagne, se sentent exclus de la vie sociale et économique.
Plus de la moitié des jeunes Européens âgés de 16 à 30 ans, ont le sentiment que la crise économique les a mis à l’écart. Ainsi, les Grecs, à la question de savoir s’ils se sentent exclus de la vie sociale et économique, répondent «oui» à 93% (le plus élevé dans l'UE), alors que la question de savoir si le système éducatif est adapté aux conditions de travail existantes trouve 74% de réponses négatives.(cf Graphique 1) Cependant, ils peuvent se sentir marginalisés par la crise économique, mais peu sont ceux qui veulent quitter leur pays. Malgré les difficultés, le pourcentage de ceux qui se sentent obligés de quitter leur pays est assez faible (15%). Bien que marginalisés, les jeunes grecs disent quitter le pays qu'à un taux de 44% (cf.Graphique 2) 32% des jeunes Européens souhaitent étudier ou travailler dans un autre pays de l'UE, et en dépit du fait que 90% d'entre eux estiment qu'il est important de se renseigner sur l'UE et le fonctionnement de ses institutions, seulement 51% disent qu'ils votent aux élections.

Les mouvements en Grèce du 9 mai au 15 mai

10 mai 201610 mai 2016
Ils luttent pour : - l’adéquation des moyens en personnel et matériels sanitaires avec les besoins des hôpitaux; - la modernisation de la formation et des enseignements à l’Université et dans les écoles spécialisées. - la création d'une branche professionnelle spécifique au personnel infirmier dans les hôpitaux publics .
Les « KARIPIDIS »continuent leur combat, manifestations jeudi et vendredi : Les personnels des supermarchés « Karipidis » en lutte pour le paiement de leurs salaires depuis janvier dernier, appellent à un rassemblement le jeudi 12 mai à 10h30 devant les tribunaux de Ioannina à l’occasion du référé et le vendredi 13 mai à 10h à une manifestation devant le siège de la région de l'Epire.
Grève du personnel de nettoyage des bus de Ο.ΣΥ: Les personnels de nettoyage des Bus sont à nouveau en grève du 11 au 16 mai après leur grève des 25-27 avril dernier avec le soutien de la Maison des Syndicats d’Athènes et de la GSEE. Ces personnels, immigrés dans leur majorité, sont employés par la société d’intérim LINK SA qui viole systématiquement le droit du travail et qui licencie. Les personnels demandent à être employés directement par les employeurs où ils travaillent, l’application des conventions collectives, un emploi permanent et stable pour tous, l’arrêt des violations du droit du travail, les mêmes droits pour les salariés grecs et immigrés. La solidarité est notre arme !
10/5/16  Mobilisation des enseignants ce vendredi 13 mai  : La Fédération des enseignantes et des enseignants grecs a appelé à la mobilisation avec un rassemblement à 13h00 le vendredi 13 mai à l'extérieur du ministère et a déclaré parallèlement un arrêt de travail de 3 heures , demandant le retrait de la décision ministérielle sur le fonctionnement de toute la journée de l’Ecole Primaire, le retrait du texte que l'assemblée a voté pour les jardins d’enfants, et exigent des nominations permanentes pour les besoin de l'éducation.3 h ·
780€, Salaire minimum d'un fonctionnaire grec : Le Vice Ministre des Finances George CHOULIARAKIS a fixé le salaire minimum d’un fonctionnaire débutant à 780€. Une disposition d’avancement au mérite a été instaurée : avec 3 avis positifs consécutifs vous passer à l’échelon supérieur; avec 3 évaluations négatives vous stagner à votre niveau…
SKOURLETIS, Ministre de l'environnement donne son feu vert pout Skouries : vendredi dernier le ministre de l’Environnement Panos Skourlétis a donné son feu vert pour l’exploitation des carrières d’or de Skouries. Le PDG d’Eldorado Gold s’est félicité de la « compréhension et de la coopération constructive » avec le Ministère… Les opposants au projet notamment du site antigold.org opposent à cela l’aspect juridique de cette autorisation ne l’interprétant pas comme un réel « feu vert", dénoncent les tentatives de la multinationale de s’attirer la sympathie en laissant filtrer des infos dans la presse complice et surtout rappelle que la question de l’amiante présente sur le site n’est en rien réglé par la décision du Ministre.
Mobilisation à Thessalonique contre la vente du port : La tension régnait hier dans la matinée sur le Port de Thessalonique où les travailleurs ont assiégé le terminal à conteneur alors qu’une délégation d’acheteur potentiel philippin était présente. Les manifestants sont opposés à la privatisation du Port."Nous sommes passés immédiatement à l'action, afin de montrer aux acheteurs potentiels que nous sommes ici opposés avec véhémence à la vente de 51% + 16% du Port", a déclaré le responsable de l'Association des employés administratifs de l'Agence, Fanny Gourgouri.
9/5/16 Grève portuaire continue aujourd'hui :  Toujours à l’appel du syndicat PNO , la grève des marins et des dockers se poursuit ce lundi pour une 4 ème journée.
La Grèce adopte les lois contestées par la rue : Hier tard dans la soirée, les députés grecs ont adopté les 2 textes de loi sur la réforme des retraites et la fiscalité. Par 153 voix des députés d'ANEL-SYRIZA contre 143 voix de toute l'opposition, les textes ont été adoptés.Quatre députés étaient absents de l’hémicycle : la présidente du PASOK, Mme Fofi Gennimata, deux députés de la ND (Mme Dora Bakoyannis et Kostas Vlassis) et un député d’Aube dorée (M. Nikos Michos).
Dehors, c'était ambiance guérilla urbaine après une journée de grève et de manifestations qui auront mobilisé moins de personnes qu'en février dernier Précisions : Les médias grecs se sont fait l'écho cet après midi d'une agression par un groupe de jeunes d'un des manifestants présenté comme leader des agriculteurs en colère. Les réseaux sociaux grecs démontrent ce soir que cet individu était bien un fasciste d'Aube Doré.
De Vangelis Goulas : Ce soir à la place de ‪#‎syntagma‬ à Athènes le gouvernement de Tsipras à montre son vrai visage , de la répression pour faire passer des nouvelles mesures d’austérité . La police à attaque directement le block d'‪#‎unitépopulaire‬ Deux cardes du secrétariat politique d' #UnitéPopulaire envoyés blessés à l' hôpital . Sophie Papadogianni , blessée dans la tête par des gazes de lacrymogène tirés directement dans la tête et Vassilis Makridis blessé dans la tête par une " poing américain" des sbires provocateurs cagoulés du régime . La terreur du gouvernement des serviteurs des créanciers des mémorandums et de la troïka ne passera pas . Ce soir après la dispersion violente du rassemblement en dehors du parlement grec "L'ordre des mémorandums règne à Athènes , Sbires stupides votre ordre est bâti sur le sable"
Attaque à coup de Molotovdu localSyriza à Saloniquehttps://youtu.be/P9CUs4myaFc
Violence et brutalité policière : La manifestation à Syndagma a été violemment attaquée par les forces de police qui a frapper indistinctement les manifestants pacifiques en blessant grièvement à la tête Sophie Papadogiannis, membre du Secrétariat politique de l’Unité Populaire et et Vassilis Makridis responsable de l’UP qui ont été hospitalisés . 2 autres militants de l’UP ont été aussi blessés. Pendant ce temps les débats s’éternisent au Parlement.

Les mouvements en Grèce du 3 mai au 8 mai

4 mai 20164 mai 2016
06/05/2016  La terreur ne passera pas : Les employeurs et le gouvernement essaie de limiter les réactions des milliers de grévistes à travers le pays, en ce premier jour de la grève de 48 heures contre la loi-guillotine pour la sécurité sociale - l' impôt.
Dans la journée, les intimidations ont été nombreuses par les patrons, notamment les armateurs, au Port de Volos bloqué par les syndicalistes. Cet après midi à l’issue de la manifestation de Pame, des arrestations et des détentions ont été opérées par les forces de police sur le chantier du futur Centre Culturel de Delta Faliron. 30 arrestations ont été ainsi effectuées à l' extérieur du site de construction de Niarchos. Les syndicalistes arrêtés ont été transférés au Siège de la police. Immédiatement, des travailleurs d'autres secteurs, des habitants se sont rassemblés en dehors du siège de la police, criant des slogans contre la répression. Déclaration du syndicat PAME : "Nous dénonçons le terrorisme des employeurs, du gouvernement et l'orgie de répression en cours contre la grève générale nationale et les grévistes et syndicalistes. Actuellement 30 syndicalistes qui ont défendu leur droit de grève, ont été arrêtés à la demande des employeurs avec des arrestations violentes et ont été transférés au siège de la police. De plus, on note l’arrestation d’un syndicaliste qui passe au tribunal de Volos cet après-midi à la demande des armateurs. Nous exigeons que le gouvernement relaxe aujourd'hui tous les syndicalistes et arrête ce climat de terreur! Le terrorisme ne passera pas! Tous en grève! Tous dans l’action! Tous dans les manifestations! " Dernière minute : Face à la détermination des manifestants et aux protestations, les militants arrêtés ont été relâchés!
04/05/2016 PAME dénonce le manque de lits en soin intensif : Le secrétariat du syndicat Pame d’Héraklion en Crète dénonce le manque de lits en soins intensifs avec le cas d’une personne transportée en urgence de l’hôpital Vénizelio à l’Hôpital de Larissa sur le continent. Cet incident démontre la grave pénurie de personnels dans les hôpitaux et cliniques grecques. Partout dans le pays il manque autour de 200 lits de soins intensifs fermés en raison du manque de personnel, on compte ainsi à Heraklion au Venizelio 7 sur 11, au PAGNI 12 sur 15. Dans le même temps , il y a 25.000 places dans les hôpitaux. Mais seulement à Héraklion dans les 2 hôpitaux il manque 1200 employés . Des interventions urgentes sont reportées en raison d’un manque de lits en soins intensifs. Dans le contexte de casse de la sécurité sociale avec le projet de loi guillotine, PAME appelle tous les travailleurs de la santé et tous les citoyens à organiser la lutte pour un droit à la santé dans un service public et gratuit.
Occupation des services municipaux à partir du 5 mai : Les syndicats Territoriaux ΠΟΕ ΟΤΑ appellent les fonctionnaires territoriaux à occuper les divers services municipaux à partir de demain pour protester contre la réforme de la sécurité sociale. Des réunions d’information seront organisées pour mieux comprendre l’impact et les changements à venir dans le système de sécurité sociale. Les personnels sont par ailleurs invités à participer à une grève jusqu'à vendredi organisée par la Confédération ADEDY. CÉPHALONIE: Pas touche à hôpital MANTZAVINATEIO : Le comité démocratique populaire de Céphalonie, les syndicats de la santé appellent ce soir à un rassemblement devant l’Hôpital Mantzavinateio contre la suppression de personnel à l’Hôpital et dans de nombreuses structures de santé de la région. Ils exigent que la santé demeure un service public et gratuit couvrant tous les besoins, avec un effectif complet à l’hôpital.

Les mouvements en Grèce du 25 avril au 2 mai

26 avril 201626 avril 2016
29/4/16 Les travailleurs de Carrefour et Auchan Grèce inquiets : Jusqu’ici les conditions de travail dans les supermarchés de Sklavenitis n’étaient pas les pires notamment avec la conservation du dimanche férié. L’accord de joint-venture entre Marinopoulos ( Carrefour Grèce) et Sklavenitis ( Auchan Grèce) conclu en février dernier a permis la création d' une nouvelle société de 33 hypermarchés qui inquiète les travailleurs des deux groupes. Cet accord ne prévoit rien quand à la préservation des emplois, des droits acquis, et des milliers d’employés connaissent l’incertitude, la menace de fermeture de leur magasin, le licenciement et de nouvelles réductions de salaires. Les syndicats de la branche ont lancé une mobilisation.
Nouvelle mobilisation des agriculteurs en vue : Le comité national des « Blocs » des agriculteurs grecs appelle tous les éleveurs et agriculteurs à se préparer en rentrer à nouveau en mobilisation lors des 48h de grève nationale appelée par les syndicats de salariés. Elle dénonce la Loi-guillotine sur la Réforme de l’assurance sociale qui doit dans le secteur agricole accélérer les processus de concentration des terres et la production dans encore moins de mains. Le Comité National des blocs annonce sa participation à la grève nationale de 48 heures qui a été décidée par les syndicats les jours où le projet de loi sera discuté en séance plénière à la Chambre, et l'organisation d’un rassemblement national à Athènes, le deuxième jour de la grève.
27/4/16 Manifestations syndicales contre la loi-guillotine : Jeudi à l’appel du syndicat PAME plusieurs milliers de travailleurs ont défilé dans diverses villes de Grèce: Thessalonique, Halchida, Athènes...
À Athènes, les travailleurs, chômeurs, retraités etc… ont défilé sous le slogan « Retirez votre loi-guillotine» , « Tous en Grève générale de 48h ! » Aujourd’hui d’autres manifestations sont prévues à travers le pays: à Naoussa, Edessa, Preveza, Larissa etc… Par ailleurs les syndicats préparent aussi une journée nationale d’action le Dimanche 8 mai qui remplacera le 1er Mai, jour des Pâques orthodoxes grecques cette année.
Conflit dans les supermarchés Karipidis : 131 supermarchés du nord de la Grèce employant 1400 travailleurs qui étaient gérés jusqu’ici par la société Arvanitides-Marinopoulos Group sont sur la sellette. Les travailleurs ne sont pas payés depuis plus de quatre mois et n'ont pas reçu leurs congés payés 2015. Ils sont l’objet d’un imbroglio juridique dans le cadre du transfert de société. Les travailleurs se mettent en grève jusqu'à samedi . « C'est la seule solution que nous avons aujourd'hui pour préserver et récupérer nos salaires et nos emplois. Les magasins sont vides de marchandises. Notre société est remplie de promesses et de mensonges. Nous ne pouvons pas attendre plus longtemps et simplement suivre l' évolution. Aujourd'hui , nous voulons des solutions pour faire payer tous nos salaires. » affirme leur syndicat. Les travailleurs appellent le ministère du Travail à accélérer la réunion tripartite qu’ils ont demandé et exigent: - Le paiement immédiat des acquis - La sauvegarde de l'emploi - Des informations complètes sur l'avenir de l'entreprise et des employés
26/4/16 Manifestation du syndicat ADEDY à Athènes cet après midi : Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dans Athènes cet après midi à l’appel de la Confédération ADEDY, avec la présence de syndicalistes de la Fédération des employés des organismes sociaux, des militants de l’Unité Populaire, de Antarsya, etc…
Grève des trains pour Pâques :  Pour protester contre la privatisation des chemins de fers grecs, pour exiger l’embauche immédiate de conducteurs de trains, les cheminots ont décidé de faire grève tout le week end pascal.
25/04/2016 Occupation du fond de pension des fonctionnaires  : L’ association Hellénique des enseignants retraités et la Fédération ADEDY ont occupé symboliquement le Fonds de Pension Des Fonctionnaires ce matin à 6h . Ils ont accroché une banderole sur la façade sur laquelle on peut lire « NON À LA DISSOLUTION ! »
Cet après midi ADEDY et d’autres syndicats appellent à une manifestation.

Les mouvements en Grèce du 18/4 au 24/4

18 avril 201618 avril 2016
 24/04/2016 Attaque du poste de police d'Exarchia par des anarchistes : Cet après midi une soixantaine d’anarchistes ont attaqué le poste de police d’Exarchia à coups de pierres et de cocktails molotov, endommageant une voiture de police. Cette attaque fait suite à des attaques ciblées cette nuit dans plusieurs lieux d’Athènes.
Incendie criminel dans un café solidaire à Chios : Un groupe d’individus non identifiés a mis le feu hier en fin d’après midi au Café SOLIS à Chios. Ce café est connu comme lieu solidaires des réfugiés qui offre notamment des repas. Ce lieu avait été visité par la police quelques jours auparavant.
Manifestation antifasciste devant la maison de Roupakia assassin de Paul Fyssas : Samedi, 200 personnes du mouvement antiautoritaire sont allés manifestés devant la maison de George Roupakia, responsable de la mort du rappeur Paul Fyssas. Ils ont écrit des slogans antifascistes sur les murs.
23/04/2016 Tous dans la rue ! : Appel de l’Unité Populaire à se rassembler ce lundi 25 avril à 18h30 à Chafteia pour marcher vers la place Syndagma."Le gouvernement Tsipras a déposé au Parlement pour examen, en vue d’une possible mise aux voix pendant la Semaine Sainte, les projets de loi qui prévoient la destruction de la sécurité sociale et la création de nouvelles taxes. Ces deux projets de loi réduisent considérablement et pillent les pensions et les revenus des gens, menant vers la perte d'emploi et le chômage des centaines de milliers de professionnels et de scientifiques et conduisent la paysannerie à sa perte.
Le gouvernement favorise également la nouvelle croissance des impôts indirects, la vente de biens publics et même la livraison de la résidence principale des ménages endettés au profit des banques prédatrices de capitaux spéculatifs étrangers. Mais ce n’est pas tout.En dehors de ces mesures, qui auront un coût de 5,4 milliards d'euros, le gouvernement SYRIZA- ANEL a finalement convenu avec les prêteurs de légiférer d'autres mesures "de précaution" de 3,6 milliards d’euros, sans l’avis du peuple, en appliquant directement de fait un programme austéritaire. Ils mettent en oeuvre de fait un 4 ème Mémorandum !
Ces mesures impopulaires ne peuvent être combattus que par la résistance et la lutte des syndicalistes et des luttes coordonnées des travailleurs, des retraités, des jeunes, des chômeurs, des PME, des professionnels, des scientifiques et des agriculteurs, avec des rassemblements de tous les travailleurs, des grèves et des manifestations.L’inertie et les compromis des directions syndicales servent ouvertement le gouvernement et l' establishment politique. Faire des manifestations ou des rassemblements séparés ne dérange pas et ne perturbe pas le pouvoir.
Dans ce contexte, l’Unité Populaire appuie le noyau d'une nouvelle série de combats, et appelle à une participation massive à la mobilisation organisée par les syndicats et à Chafteia (Aeolus et Stade) le lundi 25 Avril à 18h30. LE COMBAT VAINCRA ! "
Les médias à nouveau en grève pour 3 jours jusqu'à mercredi 27 avril : La fédération syndicale POESY appelle à nouveau à une grève de dimanche à mercredi tous les médias avec boycott des conférences de presse et déclarations officielles liées au projet de réforme sur l’assurance sociale. Elle rappelle que l’une des conséquences serait la perte d’autonomie du fond de pension ETAP-Médias. En cas de dépôt du projet de loi, elle appelle ses adhérents à une grève illimitée. Occupation des bureaux du fond de retraite de la marine : Depuis jeudi, l'Union panhellénique des marins de la marine marchande (PENEN) et des marins retraités occupent pacifiquement les bureaux du Fonds de retraite de la Marine. Ils protestent contre la réforme de l’assurance sociale et des pensions qui provoqueraient de graves conséquences sur leur système de sécurité sociale, notamment par la perte d’autonomie de leurs fonds de retraite. Les " robins des bois" ne sont pas seuls : Ce samedi 23 avril est une grande journée de mobilisation et d’information pour les « Robins des bois » qui occupent toujours leur usine depuis 4 mois après 5 ans de luttes avec leur direction. Le Réseau de Coopération des entreprises organise une réunion d’information à Athènes au Café Youkali à Pangrati avec la présence d’un représentant des salariés en lutte , Satvros Douvis.
 22/04/2016 Coca Cola Grèce, 936 jours de lutte : Les travailleurs de Coca Cola Grèce de l’usine de Thessalonique sont en lutte depuis 936 jours contre la fermeture de leur usine et leur licenciement . Depuis ils multiplient les campagnes de sensibilisation notamment « OUTE GOULIA » ( pas une goutte) pour le boycott des boissons du groupe Coca Cola. Caravanes de voitures sillonnant les centre villes, piquets d’informations aux portes des supermarchés et sur les places, manifs, actions de solidarité avec d’autres luttes ( Skouries etc…), les "Coca Cola » ne ménagent pas leurs combats dans ce conflit.
plus d’infos sur leur blog : http://chronico-apergias.blogspot.fr Employés non payés depuis Noël : Une semaine avant les pâques orthodoxes, 9000 employés des services de nettoyage des écoles demeurent non payés depuis Noël! Celles et ceux qui travaillent sous contrat ne savent toujours pas si leurs contrats seront renouvelés. Hier , il y avait un grand rassemblement devant le ministère de l' intérieur, où des centaines de femmes de ménage non rémunérées ont scandé des slogans, notamment celui là : « Ils ne paient pas leurs femmes de ménages mais présentent un excédent primaire ! ».
Les cols blancs en lutte aussi contre L'Asfalistiko : Avocats, ingénieurs, médecins, professions scientifiques, sont plus que jamais mobilisés contre la réforme de la Sécurité sociale. Les avocats font grève depuis le 12 janvier jusqu’au 25 avril et devraient se prononcer pour renouveler leur mouvement. Les ingénieurs ne siègent plus dans tous les comités techniques et ne signent plus d’actes administratifs.
21/04/2016 Occupation du ministère du travail : Des militants des syndicats PAME ont occupé ce matin à 6h les bureaux du Ministère du Travail contre le projet de loi sur la Sécurité sociale. Ils ont accroché sur la façade une banderole où on peut lire : « l’abolition de la sécurité sociale ne passera pas» L’hôpital "Metaxa" du Pirée se mobilise : Dans la perspective de la grève générale de 48h annoncée par les confédérations syndicales pour le moi de mai, les travailleurs de l’Hôpital « Metaxa » se sont mobilisés hier . Ils ont dénoncé le manque de moyens de l’Hôpital et l’attaque sans précédent du projet de casse de la Sécurité sociale. Grève et rassemblement des travailleurs de l'Education spécialisée : l' Association des travailleurs dans les unités et les établissements d' enseignement spéciaux (SEMISEA) appelle à le grève ce jour et à un rassemblement cet après midi devant le Ministère du Travail.
Arrêt de travail chez Nokia : Les salariés de Nokia Grèce ont cessé le travail hier pour exiger d’avoir une convention collective qui prenne en compte l’expérience, l’expertise et les qualifications de chaque employé, qui règlement les conditions de travail et qui permette à chacun d’avoir un développement correct de carrière.  Grève de 48 heures dans les médias
 20/04/2016 Les pompiers dans la rue à Athènes :  Mobilisation des pompiers qui ont défilé de la place Omonia au Parlement en passant par le Ministère de l’ Intérieur.
Ils demandent un engagement sur 5 ans; le maintien du statut de pompier et une extension de contrat pour les saisonniers. slogan original : « ÉTÉ DANS LES FEUX, HIVER DANS LES MENSONGES » ... Vidéo : https://vimeo.com/163525108
·18/04/2016  Manifestation dynamique des personnels d'Electronics Athènes : Ce matin, les personnels de la chaîne Electronics qui a déposé subitement son bilan, qui va fermer ses 50 magasins mettant au chômage les 450 employés, ont manifesté de façon dynamique devant le siège de la chaîne à Péristéri. Ils réclament à la direction que les prestations et indemnisations de chômage soient attribués en bonne et due forme.
18/4/2016 Thessalonique blocage de la chambre de commerce : Aujourd'hui blocus de la Chambre de Commerce de la Grèce du Nord, par les forces de l'Unité populaire et les employés du port de Thessalonique, afin de protester contre la présence du président de du TAIPED Mr Pitsiorlas qui tient réunion avec les agences de la ville pour la vente du port de Thessalonique. 18/4/2016 Skouries Massive intervention policière : Ce dimanche les comités contre l’extraction aurifère de Skouries avaient appelé à une manifestation. Les manifestants avaient bloqué la route avec des troncs d’arbre. La police est intervenue pour débloquer ces barrages. Une guérilla forestière s’en est suivie..

Les mouvements en Grèce du 10/4 au 17/4

12 avril 201612 avril 2016
17/04/2016 Pluie nocturne de Molotovs à Exarchia 
Cette nuit les groupes anti autoritaires ont attaqués à plusieurs reprises diverses cibles à coup de cocktails molotovs à Exarchia . Locaux du Pasok, les bureaux du Secrétariat général du commerce et de la consommation à la place Kaningos Square, ainsi qu’au Ministère de la Culture.
16/04/2016 Contre les licenciements, blocus d' Eurobank :
Hier après midi le bâtiment administratif d’Eurobank a été bloqué par des dizaines d’employés. Ils protestaient contre le licenciement de 17 employés précaires ( Intérimaires).
15/04/2016 Enseignants grecs par milliers dans la rue 
Ce sont des milliers d’enseignants qui ont répondu à l’appel des syndicats pour manifester ce matin devant le Ministère de l’Education.Ils protestent contre le nouveau système de recrutement pour les remplacements
Quelques enseignants ont franchi les grilles du Ministère et se sont fait refouler par la police. Un nouveau rdv est fixé pour mardi prochain. vidéos: https://youtu.be/AgN3uwRRWpA https://youtu.be/8ArkvfpwuZI
14/04/2016 Le monde de l'art appelle à la démission du Ministre de la culture : Réunis pour une seconde assemblée générale des artistes, suite au départ de Jan Fabre et à la nomination de Vangelis Theodoropoulos, les artistes ont dénoncé la situation catastrophique de la culture en Grèce. Ils ont dénoncé la politique et l’attitude du ministre A. Balta en exigeant sa démission.
Mobilisations des travailleurs de l'hôpital Evangelismos : L'Association des travailleurs de l'hôpital "Evangelismos", appelle à la mobilisation demain tous les travailleurs de l'hôpital et tous les comité de santé en dehors du ministère de la Santé en réaction au système de contrats individuels et en demandant le recrutement de personnel permanent dans toutes les disciplines.
Fermeture de la chaine " e electronics : La chaîne historique « e électroniques » jette la clé sous la porte et ferme ses magasins en mettant à la rue 450 salariés , en raison de l’état des commandes et du capital control .
Blocage symbolique du Ministère des finances par les taxis en grève : Ce matin, dans le cadre de leur grève de 24h, les taxis ont bloqué l’entrée du ministère des finances à Athènes.
13/4/16  Grève des taxis dans toute la Grèce et les trolleys à Athènes Les propriétaires de taxis seront en grève ce jeudi pour 24h. Ils se plaignent des nouvelles réglementations fiscales présentées par le gouvernement. Les personnels des trolleys d’Athènes feront grève ce jour pour analyser en AG le compte financier , la convention collective , contre la réforme de l’assurance sociale. 12/4/16 Thessalonique : mobilisation et manifestation des salariés d'Elvo  Les travailleurs de la Société ELVO qui fabrique des véhicules industriels et militaires à Thessalonique se mobilisent et ont manifesté ce matin auprès du Ministère de Macédoine et Thrace pour protester sur le non paiement de leurs salaires depuis 3 mois et contre les projets de privatisation.
Grève des personnels administratifs à l'Université d'Athènes : 
Ce matin les personnels administratifs de l’Université d’Athènes se sont mis en grève pour protester contre la dégradation de leurs contrats de travail, la stabilité des emplois et une égalité des droits.
Occupation de la caisse de retraite complémentaire :  Occupation des bureaux de la caisse de retraite complémentaire unique, ETEA (Filellinon 13-15) à Athènes, par des militants de l’Unité Populaire. Sur la façade de l'immeuble a été accrochée une grande banderole avec le slogan: «Celui qui coupe les pensions, coupe des vies humaines" . Des manifestants ont crié des slogans à l’extérieur : "Avec des luttes, a été créé l'assurance, non pas pour le marchandage et la dissolution", « bas les pattes des fonds, l'État et les patrons doivent payer "," Tsipras et Stournaras font un accord pour sauver les banques et fermer les fonds "," l' argent pour les fonds et non pas pour les banques et la ploutocratie "et" Ceci est l'accord du gouvernement, pour sauver les banques et fermer les fonds ". La mobilisation de l’unité Populaire est en réponse à la signature imminente de l'accord entre le gouvernement SYRIZA-ANEL et le" quartet "des prêteurs, sur la base de l' application des dispositions honteuses du troisième protocole, selon lequel de nouvelles réductions dramatiques seront causées dans les pensions, principalement sur les retraites complémentaires, conduisant à la paupérisation encore plus grande de la majorité des retraités.
11/4/16 SKOURIES : 3  jours de mobilisation 
Le Comité de lutte de M. PANAGIA constatant l’impasse juridique dans laquelle est arrivé le conflit sur l’extraction aurifère des mines d’or de Skouries a décidé de 3 jours de mobilisation les 15,16 et 17 avril avec des rassemblements et des manifestations. "LA VIE NE SE NÉGOCIE PAS , PAS DE COMPROMIS, PAS DE TRACTATION! »
11/04/2016 Marche contre le chômage : 8e jour et arrivée à Athènes 
La marche s’est élancé ce matin d’Elefsina où elle était arrivée la veille. De nombreux syndicats et Fédérations syndicales ont rejoint les marcheurs. 1ère pause de la journée à Astropirgos où les nombreux bus ont amené de toute la région de Patras et des environs les personnes qui vont se joindre à la marche . Devant l’usine sidérurgique en grève de « Χαλυβουργία » les grévistes ont salué la marche aux cris de « Nous exigeons des mesures immédiates pour protéger les chômeurs » . Arrivée impressionnante à Haidari où des milliers de personnes accueillent les marcheurs. Un repas populaire et une grande fête y sont organisés. Le maire Michael Selleck a déclaré : « A Haidari et cette banlieue d’Athènes, nous comptons des dizaines de milliers de chômeurs, des magasins fermés, des artisans qui ont plié boutique, des usines où aucun marteau ne sonne sur les chantiers de construction. Ici, le taux de chômage est supérieur à 30% et pour les jeunes à 60% ». Pour populariser la marche et faire venir le plus grand nombre de personnes à l’arrivée finale à 18h place de la constitution a été réalisé ce clip : https://youtu.be/ix0jcazNUfg

Les mouvements en Grèce du 4 /4 au 9/4

7 avril 20167 avril 2016
9/4/16 Rassemblement devant le ministère du travail pour la protection et les droits des chômeurs

Hier midi à l’appel du Syndicat Hellénique des Musiciens et de l’Associations des travailleurs de l’Opéra national, un rassemblement s’est tenu pour demander des mesures de protection immédiates pour tous les chômeurs et leurs familles. Participaient aussi au rassemblement , des représentants de l’Ensemble de la télévision ERT, de la Ville d’Athènes, et des musiciens de l’Orchestre de l’Etat.

Comme l'a souligné leurs représentants, le chômage dans le secteur dépasse 70%, avec aussi le problème du travail non assuré, des formes flexibles et temporaires de l'emploi et du travail non rémunéré. Ils ont appelé à une participation massive au rassemblement - concert qui aura lieu le dimanche 10 Avril à 18 heures Place de la Constitution , pour la marche des chômeurs de Patras à Athènes 7/4/16 Marche contre le chômage : 7e jour.
L’arrivée de la marche à Mégara hier a été très chaleureuse avec la présence de nombreux habitants, syndicalistes et étudiants. Le parcours de cette avant dernière étape les amènera ce soir vers Elefsina. Ce matin de nombreux autocars ont amené des renforts pour la marche composés de syndicalistes, sportifs, chômeurs etc… Des renforts sont aussi arrivés du Pirée composés des personnels portuaires, dockers, étudiants de la marine etc… A la mi journée la marche a fait une halte à Néa Perama où l’accueil de la population fut très chaleureux , notamment les salariés d’un super marché qui sont sortis du magasin pour les applaudir. Puis la marche s’est arrêté au lieu dit Néraki pour une pause réparatrice . En fin de journée la marche est arrivée à Elefsina: https://youtu.be/re0NWpfssuk Après des prises de paroles des nombreux responsables syndicaux rappelant que la marche était ici « chez elle »… car « malheureusement dans cette grande zone industrielle et ouvrière, les travailleurs savaient ce qu’était le chômage » , la soirée s’est terminée par des chants et une fête.
7/4/16 Grève du public et des médias  : La grève de 24h prévue ce jour dans la fonction publique et dans les médias a été bien suivie . De nombreuses manifs ont eu lieu dans diverses villes de Grèce. A Athènes il y a eu deux cortèges: l’un regroupant ADEDY et ses diverses fédérations syndicales, l’ autre appelé par le syndicat pro-communiste PAME à OMONIA : https://youtu.be/I_3zLJIV26g https://youtu.be/u9DkOs-opWQ A l’arrivée du cortège devant le parlement, une guillotine symbolisant la loi « guillotine » a été brulée A Thessalonique, le cortège a été rejoint par des réfugiés venant du camp de Diavata.https://youtu.be/PTyDyXxrLGk Une autre manif avait été organisé par le syndicat PAME. A Patras : https://youtu.be/obCBrZRRDYI 6/4  5ème Jour d'occupation dans les usines sucrières E.B.Z.: Aujourd’hui, cela fera 5 jours que les usines sucrières de E.B.Z. de Platy, Orestiada, Serres et Larissa sont occupées par les producteurs de betterave sucrière qui bloquent les usines avec leurs tracteurs. Si rien ne bouge, ils ont menacé les autorités de porter plainte en justice pour le non paiement de la campagne de 2015 et les dettes antérieures. Ils exigent que ces usines restent dans les mains grecques et ne soient pas vendues pour une bouchée de pain à la Royal Sugar ΕΠΕ.
6/4 Marche contre le chômage :  6 ème jour Après une nuit de repos la marche s’est élancé de St Théodore pour aller à Mégara. https://youtu.be/IypsfWeXaB8 1ère étape en fin de matinée à Kineta où la population a accueilli les marcheurs aux cris de « Du travail pour tous! des droits pour tous! » . Puis la marche est partie pour Kakia Skala avec un parcours plus difficile. En fin de journée la marche est arrivée à Mégara. Une réception était prévue par la Mairie et le Centre du travail de Megaera. Un spectacle de théâtre a été organisé . https://youtu.be/na2ETV83r1o
5/4/16 Dehors le quartet ! Manis devant le Hilton cet après midi.
A L’initiative du syndicat ADEDY avec le soutien de l’Unité Populaire, Antarsya, EPAM, plusieurs centaines de personnes sont venus dénoncer les « négociations » qui ont lieu en ce moment avec le "quartet" Vidéos: https://youtu.be/8S76t3nclYU https://youtu.be/TDgFJ1ZztDA
4/4/16 Marche contre le chômage 22O kms CONTRE LE CHÔMAGE: La marche contre le chômage partie de Patras continue son chemin. Après être passée hier par les communes voisines de Patras , Άγιου Βασιλείου,Ανθούπολη, Μποζαΐτικα, où elle a été acclamée par des habitants chaleureux à leur balcons, à leurs portes, sortis des magasins etc… Elle a reçu un accueil chaleureux par les employés de l’Hôpital Universitaire de Patras où 500 postes sont actuellement vacants...et par une délégation d’employés territoriaux du syndicat ADEDY. La nuit a été passée au Centre sportif d’Αίγιο. Ce matin la marche a repris sa route pour Akrata 4/4/16 Grève des ports et dockers grecs  Une nouvelle grève de 24h est appelée ce Vendredi 8 avril dans tous les ports de Grèce par la Fédération des employés des ports Association (OM.Y.L.E) et l'Union des Dockers du Port du Pirée. Il y aura une manifestation à Athènes tandis que dans le Zappeion sera signer l'accord de vente de 67% des actions du Port du Pirée entre le TAIPED et la société chinoise Cosco. 4/4/16 Réagissant contre la réforme de la sécurité sociale, le syndicat des fonctionnaires ADEDY organise une grève de 24h00 le 7 avril. Les deux principaux syndicats, GSEE et ADEDY envisagent une grève de 48h00 à partir du jour du dépôt du projet de loi en question au Parlement. D’autre part, les avocats poursuivent leur grève jusqu’au 15 avril (Ta Néa). 4/4/16 Occupation de l'usine EBZ de Platy  Depuis ce matin les producteurs de betteraves à sucre occupent l’usine EBZ de Platy protestant contre le non paiement de leur production pour 2015. Ils ont bloqué l’entrée de l’usine avec des tracteurs et des véhicules agricoles.

Les mouvements en Grèce 29/3 au 3/4/16

3 avril 20163 avril 2016
3/4/16 De Patras à Athènes : Marche contre le chômage  Après une soirée de musiques et de prises de paroles hier, ce dimanche 3 avril la marche contre le chômage part de Patras pour parcourir les 220 kms qui la mèneront à Athènes Dimanche prochain.Kotas Pelidi, le maire communiste de Patras qui en est à l’initiative a déclaré : "nous avons choisi cette forme de mobilisation,pour mettre en évidence et réclamer des mesures de sécurité contre le chômage, car aujourd'hui il n'y a pas de famille populaire qui n'ait pas même un chômeur ...Nous protestons et affirmons tous de travailler avec des droits, et d'exiger des mesures de protection pour les personnes sans emploi. Il est temps d'entendre la voix des chômeurs, la voix des travailleurs, des retraités, des jeunes. Les 220 km de notre route en huit jours est la participation à ce combat à notre manière, notre protestation, notre revendication. Nous nous opposons à la politique anti-populaire des gouvernements bourgeois d’hier et d'aujourd'hui, ce sont les responsables qui commandent l’économie » Pendant cette marche, il y aura des rencontres, des concerts, des manifestations et des événements culturels dans toutes les villes étapes notamment à Aegio, Akrata, à Xylokastro, Corinthe, à Theodori, Megara, Elefsina et Haidari. La Mairie de Patras assurera la logistique des transports et des citoyens qui souhaitent participer aux divers évènements en course marche. Le dimanche 10 Avril des bus partiront pour Athènes pour transporter tous ceux qui veulent prendre part à la réunion, qui se tiendra à Place de la Constitution.
1/4/16 Skouries autorisations gouvernementales et manifestation Depuis quelques jours on assiste à une pluie d’autorisations gouvernementales pour la tenue de l’exploitation minière à Skouries par Hellas Gold. Dans ce contexte, une grande manifestation est organisée. 1/4/16 Occupation symbolique du Ministère de la santé : Ce vendredi matin des syndicalistes de la Fédération panhellénique des travailleurs des hôpitaux publics - POEDIN ont bloqué l'entrée du ministère avec des chaînes et ne permettent pas l'entrée au public.Le président du POEDIN Michael Giannakosa déclaré: "il y a un an, le premier ministre a promis 4.500 recrues et l' augmentation du financement. Le financement a diminué, alors que selon les données les employés des hôpitaux sont inférieurs de 2500 que l’an dernier ! " 30/3/16 Arrêt de travail des employés de IGME ( Institut de géologie et d'exploration minérale): Retard budgétaire, manque de financements de projets, violation continue du droit du travail , manque d’opérationnalité, etc… autant de causes qui privent de faisabilité des projets de recherche et de reconstruction productive du Cadre de Référence Stratégique National (CRSN) pour la mise en ouvre des programmes européens. Dans ce contexte, les employés de l’IGME ( ( Institut de géologie et d'exploration minérale) ont décidé d’un arrêt de travail et d’un rassemblement de protestation devant le Ministère de l’Environnement. 29/3/16 Occupation du Ministère des finances par le syndicat PAME: Des militants syndicaux du PAME ont occupé symboliquement ce matin le Ministère des Finances pour protester contre la réforme des assurances et des retraites. PAME appelle tous les travailleurs à participer à des rassemblements organisés aujourd'hui à Thessalonique et jeudi à Athènes, demandant de ne pas présenter le projet de loi à la Chambre. Il invite aussi les salariés à une grève nationale de 48 heures si le gouvernement osait présenter les mesures au Parlement. 29/3/16 Le principal syndicat du secteur public ADEDY a appelé à la grève pour le 7 avril. Aujourd’hui une consultation a lieu avec d’autres forces syndicales. Dans un communiqué ADEDY affirme qu ‘il est possible de « changer la politique impopulaire du gouvernement, de l’UE et du FMI » soulignant que " la dissolution de la sécurité sociale ne passera pas" et appelant à une participation massive à la prochaine mobilisation et à l'escalade de la lutte.
29/3/16 Arrêt de travail chez EKAB: Les salariés d’EKAB ( équivalent du SAMU) ont décidé de 4 heures de grève ce jour face au non paiement de leurs salaires. 29/3/16 Débat sur la justice au Parlement : Le débat sur les questions de justice, qui a été reporté la semaine dernière en raison des attaques terroristes à Bruxelles, devrait commencer mardi à 19h00, au Parlement. Le Premier ministre Alexis Tsipras, dans une lettre au président du Parlement Níkos Voútsis a demandé ce débat parce que l'opinion publique a été récemment empoisonnée par des plaintes sans fondement concernant la politique du gouvernement en matière de justice. Selon Avghi le PM grec, M. Tsipras, est décidé à « ne pas mâcher ses mots » et devrait procéder à la révélation de noms et d’éléments sur les personnes (du milieu politique ou autre) impliquées dans des affaires de corruption. Le journal souligne que les « relations triangulaires » entre les médias, les directions des banques et le vieux système politique seront au coeur du débat. Kathimeri et Ta Nea prévoient une vive confrontation entre MM. Tsipras et Mitsotakis.   La presse (Avghi, Kathimerini) relève que la République de Chypre a lancé un mandat d'arrêt européen contre Leonidas Bobolas, homme d’affaires grec, administrateur délégué des entreprises actives dans le domaine de construction ELLAKTOR et ILEKTOR, suspecté d'être impliqué dans un scandale de corruption concernant la gestion du site de décharge de Pafos à Chypre.

Colère en Grèce : L’assassin de Pavlos Fyssas libéré

20 mars 201620 mars 2016
Le néo-nazi Yorgos Roupakias vient de sortir de prison, sans même avoir été jugé, désormais chez lui sous surveillance la justice n'ayant pas anticipé la durée maximale de détention préventive ( 30 mois).  

Ministre du travail rejette les mesures qui ne sont pas dans l’accord

17 mars 201617 mars 2016
 15/03/2016
BRUXELLES (ANA-MPA / M Spinthourakis.) - Le gouvernement grec ne prendra pas plus de mesures au-delà de ce qui a été convenu l'été dernier, a déclaré mardi lors d'une séance d'information du comité de suivi permanent du Parlement européen des négociations grecques le ministre du Travail Giorgos Katrougalos. "J'ai informé les députés que nous allons respecter nos obligations à la lettre, mais dans le cadre d'une réforme qui a un plan national et poursuit l'équité et la justice sociale. Dans ce contexte, j'ai expliqué et je pense que tout le monde l'a accepté, que nous rejetons de nouvelles exigences qui sont sans rapport avec l'accord  de Juillet, et qui met  sur la table des choses que nous n'avons pas convenu et que nous ne sommes pas obligés de suivre., "at-il dit aux journalistes. "Je souhaite donc que les négociations, même si elles durent, auront une bonne fin et le poids du Parlement européen dans cet effort est important," at-il ajouté.  

Mouvements semaine 10

12 mars 201612 mars 2016
Grève le 10 mars dans le métro d'ATHENES: Un arrêt de travail est organisé par les employés du Métro d'Athènes, exigeant un dialogue constructif sur le nouvel accord de négociation collective.  Opération coup de poing aux bureaux de l'UE : Opération coup de poing d' Unité Populaire en Grèce aux bureaux d'Union Européenne . On peut lire : "Union Européenne ,barrières pour les réfugies ,mémorandums pour les peuples "
 9 mars Les 2 grands centrales syndicales GSEE et ADEDY organisent la protestation contre la réforme de l'assurance sociale.
GSEE " exige le retrait de la réforme d'assurance moralement insoutenable et inacceptable et a déjà pris une décision sur une grève générale nationale de 48 heures, si le gouvernement procéda au dépôt du projet de loi contesté à la Chambre. »
L'appel de l'ADEDY à tous les travailleurs du secteur public et tous les citoyens précise que "les propositions du gouvernement pour l'assurance viennent briser ce qui restait debout du système d'assurance public. Ces propositions ne constituent pas la réforme de l'assurance qui permettra de sauver la sécurité sociale, comme elle le prétend. Ils se dirigent vers le respect des engagements pris par la coalition SYRIZA - ANEL. ,découlant du troisième mémorandum visant à réduire les dépenses de retraite de 1,8 milliard. d’euros pour 2016 et les années suivantes afin de donner aux prêteurs le remboursement de la dette publique du pays lourde, illégale et injuste. " ADEDY met en garde contre l'escalade des protestations dans un avenir proche, avec une nouvelle grève générale et occupations de bâtiments, si le gouvernement s’entête à procéder au dépôt du projet de loi. Source EFSYN

Dette grecque – Conférence au Parlement européen le 1er mars

25 février 201625 février 2016
L'annonce d'une conférence le 1er mars au Parlement européen à Bruxelles sur la dette grecque, et une présentation des travaux du Comité pour la vérité sur la dette publique ( en anglais) http://www.guengl.eu/news/article/events/sovereign-debt-default-and-the-eu-the-impossible-marriage-1-3-2016

Avocats en grève

24 février 201624 février 2016
Revue de la presse hellénique 23/02/2016 Les avocats ont décidé de poursuive leur grève jusqu’à lundi prochain, en signe de protestation contre la réforme de la sécurité sociale. Kathimerini relève que le Président des Avocats européens, M. Michel Benichou a adressé une lettre au PM grec, M. Tsipras lui demandant de revoir la réforme de la sécurité sociale estimant que le projet actuel risque d’avoir des conséquences graves sur les citoyens grecs. M. Benichou exprime sa solidarité aux avocats grecs et demande au gouvernement grec de réexaminer la question en faisant part de la volonté des avocats européens de contribuer à la recherche d’autres solutions.

Un nouveau VIOME à Veria

24 février 2016
Alors que les travailleurs de VIO ME viennent de fêter leur 3 ème anniversaire de fonctionnement autogéré, une nouvelle entreprise autogérée va fonctionner à Véria ( Nord de la Grèce). Les salariés d’une entreprise de bois en lutte depuis 2011 contre la faillite et les intimidations des patrons de la société E.Papadopoulos - N.Pagouras SA, ont décidé de prendre la production en autogestion en se nommant les « robins des bois » . Ils organisent un week end de lutte avec débats et portes ouvertures ce samedi et dimanche .

Sommet plan B à Madrid

18 février 201618 février 2016
Le programme du sommet qui se tiendra à Madrid ce weekend ( sans le nom des intervenants) Programme du plan B à Madrid

Grèce : gréve générale du 4 février

11 février 201611 février 2016
Selon euronews 50 000 manifestants à Athènes contre la réforme de la sécurité sociale et des retraites alors que les créanciers sont sur place pour vérifier les réformes proposées par le gouvernement.  

Sommet à Madrid

8 février 20168 février 2016
Dans le prolongement du sommet « Plan B » organisé par le Parti de Gauche à Paris le 23-24 janvier se déroulera à Madrid la conférence ONG les 19-21 février 2016 . Paris mettait l’accent sur les partis politiques de gauche en Europe alors que Madrid mettra l’accent sur la société civile.