Les députés de la majorité préfèrent le CETA au climat

Bien qu’interpellés individuellement sur les dangers écologiques liés à la signature du CETA, ces députés de l’Isère

  • Caroline Abadie caroline.abadie@assemblee-nationale.fr LREM
  • Catherine Kamowski catherine.kamowski@assemblee-nationale.fr LREM
  • Cendra Motin cendra.motin@assemblee-nationale.fr LREM
  • Emilie Chalas emilie.chalas@assemblee-nationale.fr LREM
  • Jean-charles Colas-Roy jean-charles.colas-roy@assemblee-nationale.fr LREM
  • Marjolaine Meynier-millefert marjolaine.meynier-millefert@assemblee-nationale.fr LREM et membre du collectif « Accélérons latransition » qui a invité Greta Thunberg
  • Monique Limon monique.limon@assemblee-nationale.fr LREM
  • Olivier Veran olivier.veran@assemblee-nationale.fr LREM
  • Elodie Jacquier-laforge elodie.jacquier-laforge@assemblee-nationale.fr MODEM et membre du collectif « Accélérons latransition » qui a invité Greta Thunberg

ont choisi de soutenir sa ratification malgré tout.

Parmi eux, en Isère, 1 député MODEM et 8 députés LREM ont voté pour la ratification. Mieux, 2 députés parmi eux sont membres du groupe “Accélérons la transition”, à l’origine de l’invitation de Greta Thunberg et des jeunes mobilisés pour le climat.

Ce mardi 23 juillet, Greta Thunberg et les jeunes mobilisés pour le climat étaient reçus à l’Assemblée nationale pour dire combien il faut agir vite et ne surtout plus prendre des décisions qui accroissent les émissions de gaz à effet de serre.

Applaudir Greta et les jeunes mobilisés pour le climat à midi et ratifier le CETA, accord jugé par les experts non compatible avec l’urgence climatique, l’après-midi illustre l’obstination manifeste, continue et obstinée de l’exécutif à donner la priorité à la mondialisation économique et financière et le commerce transatlantique, quel qu’en soit le prix, alors qu’il faudrait tout au contraire de toute urgence les réguler au nom du climat, de la santé, de l’emploi, d’une agriculture de qualité, et plus généralement au nom de l’intérêt général. Pourtant, il n’y aura pas de commerce, ni de parts de marché, sur une planète morte.

Pour donner un peu de relief à leur attitude, voici une conséquence de leur choix : « On vient de nous faire adopter le Ceta, en nous expliquant que grâce à la traçabilité, le saumon OGM canadien et la viande aux farines animales et aux hormones ne viendront pas chez nous alors qu’on est incapable d’avoir de la traçabilité à l’intérieur même de l’Europe.” https://www.marianne.net/economie/scandale-des-faux-steaks-haches-c-est-encore-pire-que-ce-qu-savait

Faites connaître leur vote pour faire savoir leur forfait car c’en est un qui a conduit le chef économiste de l’AFD à interroger sur twiter : ttps://twitter.com/GaelGiraud_CNRS/status/1154011396612472832?s=20«  Sera-t-on un jour en mesure de porter plainte contre les députés qui votent des ratifications irresponsables, contraires à la souveraineté et la sécurité nationales ? A quand une “Affaire du siècle” engagée contre les députés eux-mêmes ? »

Madame Catherine KAMOWSKI prétend que “cet accord n’a pas d’impact sur les émissions de gaz à effet de serre, la qualité de notre alimentation et le devenir de nos filières agricoles. Cette étude a été réalisée par un organisme indépendant, le CEPII (Centre d’études prospectives et d’informations internationales).” Voir sa réponse ici.

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