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Hébergement et accompagnement de réfugiés

lundi 12 octobre 2015, par gilles

Vous trouverez ici le texte du collectif d’associations qui appelait à manifester en faveur des migrants et le nom des associations.

Compte rendu des rencontres que j’ai eu avec des associations en charge de l’hébergement et de l’accompagnement des réfugiés le 10 octobre 2015 à Grenoble.

Il faut distinguer les réfugiés syriens, érithréens,... dont nous parlent les radios ces jours-ci des migrants. On attend 240 réfugiés à Grenoble s’ajoutant aux quelques 400 migrants qui ont obtenu un droit de séjour et sont sans logement.

Les associations que j’ai rencontrées travaillent aujourdhui avec les migrants présents à l’heure actuelle à Grenoble et ont peu de connaissance de la gestion des réfugiés dont on peut avoir connaissance à travers les documents émis par la préfecture.
Ces associations craignent qu’une concurrence malsaine soit établie entre les nouveaux réfugiés politiques et les migrants déjà à Grenoble car des derniers ne bénéficient pas des avantages offerts aux nouveaux migrants.

Pour répondre aux obligations de la Communauté Européenne, la France doit mettre en place l’accueil de réfugiés politiques arrivant principalement de Syrie. Une lettre a été envoyée aux maires avec un guide comprenant des questions - réponses à ce sujet. Sur ce guide il apparaît que les réfugiés politiques pourraient recevoir l’allocation de demandeur d’asile, qu’un loyer serait payé en contrepartie d’un logement et qu’une somme de 1000€ par place d’hébergement serait versée aux communes qui mettraient des logements à la disposition des réfugiés.
Le document de la préfecture précise que l’hébergement ne pourra pas excéder 18 mois et les associations pensent que les hébergements ne devraient pas durer plus de quelques semaines, du fait de la nécessité, pour la France, de répondre aux exigences européennes.
Une synthèse des propositions de la préfecture se trouvent en annexe.

Plusieurs types d’aide peuvent être apportées aux migrants : des hébergements, de l’argent ou des aides scolaires, établissement de dossiers, etc.

La fiche de contact proposée ici peut être remise à n’importe laquelle de ces associations qui travaillent en réseau.

J’ai rencontré des associations qui proposent de l’accompagnement
APARDAP
L’APARDAP est une association spécialisée dans l’accompgnement des migrants.

La CIMADE offre un support juridique aux migrants, les accompagne dans leurs demandes de titre de séjour, apporte sa compétence en droit des étrangers aux étrangers incarcérés. La CIMADE participe à plusieurs collectifs d’aide aux étrangers AUI-Alerte38 pour l’hébergement. Avec l’association ADA, la Cimade anime l’Observatoire de l’asile en France.

J’ai rencontré des associations qui proposent de l’hébergement
Les personnes sont généralement accuillies pour des séjours de 3 à 5 semaines en attendant une place en CADA (Centre d’Accueil pour Demandeur d’Asile).
Un toit pour tous 32 rue Bizanet à Grenoble, tél 04 76 41 78 59. Un toit pour tous travaille avec AUI-Alerte. Elle offre un hébergement aux migrants et aux sans-abris dans la mesure de ses possibilités.
Les membres de cette association se regroupent au sein de coopératives qui acquièrent des logements, les rendent propres à l’habitation et les louent à des tarifs bas à des migrants. Les loyers servent à payer les charges, les remboursement d’intérêts d’emprunts et les marges dégagées sont utilisées à la constitution de nouvelles coopératives pour acheter de nouveaux biens. Il me semble me rappeler qu’aucun dividende n’est payé aux apporteurs de capital.

Réseau Welcome SOLIDARITÉ – Le JRS (Service jésuite des réfugiés) propose depuis plusieurs années à des particuliers d’héberger de manière temporaire des demandeurs d’asile. Alors que ces derniers jours, beaucoup de Français ont manifesté le souhait de faire de même. Ce service a rédigé un guide de 5 conseils pour faciliter cet accueil en termes de durée, de rétribution, etc. Les démarches administratives et de survie sont confiées au !Secours Catholique, l’ADA, Médecins du Monde,...

Les diocèses catholiques et protestants proposent aux membres de leurs communautés de prendre chez elles un étranger qui n’a pas ou plus droit aux dispositifs publics d’accueil des étrangers.
Une personne est accueillie dans une famille pour une durée de quelques jours à un mois, puis dans una autre et ainsi de suite. Ce sont des demanderurs d’asile déboutés de leur demande, en procédure de recours ou en attente d’un titre de séjour, des mineurs isolés étrangers déclarés majeurs.
Les accueillants choisissent la période d’accueil, la durée de l’accueil et la fréquence d’accueil. Contact protestant : contact@diaconat-grenoble.org
Le diocèse catholique propose un endroit pour un temps de parole, d’écoute et de ressourcement. Il peut être un point de repère pour les démarches administratives et associatives. Contact : 10 rue sergent Bobilot, tél 04 76 87 23 13 ou 04 38 38 00 51 ou migrants@diocese-grenoble-vienne.fr

Divers
l’AdN s’intéresse plus particulièrement à toute personne en risque, en situation ou ayant connu la prostitution.

RESF. C’est une association qui accompagne les familles avec enfant en attente d’un titre de séjour. Le réseau RESF recherche des hébergements avec possibilité d’intégrer les écoles pour les enfants.

Toutes ces associations, intervenant dans les domaines de l’hébergement et de l’accompagnement se réunissent une fois toutes les 3 semaines pour traiter les cas les plus urgents.

Questions à se poser
Durée.
Transport vers Grenoble
Accomagnement
Rémunération
à compléter

Remettre ses dons en nature pour les migrants
Les vêtements :
Secours populaire 27 rue des Trembles, tous les jours de 9h à 12h, tél 04 76 22 18 12
La Remise 35 rue du général Ferrié, tél 04 76 46 02 94

Les meubles et appareils ménagers
Grenoble solidarité la Rssourcerie, 2 rue Hippolyte Muller, tél 04 76 26 66 94

Annuaire
ADA

 : Accueil des demandeurs d’asile
Amicale le Nid

Amnesty international

APARDAP

Diaconat protestant

Institut des Droits de l’Homme

La Cimade

La Rencontre

Ligue des Droits de l’Homme

Médecins du Monde

Pastorale des Migrants

Secours Catholique

Synthèse du kit rémis aux maires par la préfecture

  • L’Etat prend en charge l’hébergement : les demandeurs doivent se voir proposer des places en centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) ou en Accueil Temporaire Service de l’Asile (ATSA) financés par l’Etat et gérés par des opérateurs spécialisés, souvent associatifs (ADOMA, COALIA, Forum Réfugiés, Dom’Asile ...) ;
  • L’Etat prend en charge le versement d’une allocation qui permet aux demandeurs de subvenir à leurs besoins, notamment alimentaires ;
  • L’Etat prend en charge l’accompagnement administratif et social organisé dans leur lieu d’hébergement et par des plates-formes associatives (aide à l’ouverture des droits sociaux, domiciliation, suivi de la procédure de demande d’asile) ;
  • L’Etat prend en charge les besoins de soins par la CMU (Couverture Maladie Universelle).

Aide financière de l’Etat pour les communes qui accueillent des familles de réfugiés
Le Gouvernement mettra en place un fonds d’urgence pour accompagner les
collectivités locales qui contribueront à la création de nouvelles places d’hébergement. Des aides seront également prévues pour les collectivités qui devraient au préalable consentir des dépenses d’équipement.

  • Un soutien exceptionnel et forfaitaire à la mobilisation des communes qui créeront sur leur territoire des places d’hébergement supplémentaires d’ici 2017, pour un montant de 1000 € par place d’hébergement pour soutenir l’action des communes dans leur action sociale et matérielle de proximité au profit des personnes hébergées
  • aide complémentaire de 1000 € pour l’amélioration de l’habitat (ANAH) pour la rénovation de biens mis sur le marché locatif à un tarif social
  • Mobilisation, sur appel à projets, d’un fonds de soutien, dont le montant sera annoncé par le Premier ministre, pour le financement de l’investissement pour les opérations lourdes de création de locaux d’hébergements ou de logement

Les maires qui ont manifesté leur volonté de contribuer à l’accueil peuvent trouver leur place à différentes étapes des dispositifs mis en place par l’Etat :

  • En mettant à disposition des bâtiments pour créer des lieux d’hébergement de demandeurs d’asile, pendant l’instruction de leur demande
  • En mettant à disposition des logements pérennes pour les demandeurs d’asile ayant acquis le statut de réfugié après instruction de leur dossier
  • Le cas échéant, par une offre d’accompagnement social complémentaire de celui organisé par l’État La préfecture recommande l’appui d’associations spécialisées, qui offrent au demandeur d’asile ou au réfugié un accompagnement adapté.

Hébergement des demandeurs d’asile

  • Les centres d’accueil pour les demandeurs d’asile (CADA). En Isère, le nombre de places disponibles est insuffisant et environ 400 personnes sont sans logement.
  • Un appel à projets au niveau national a été publié afin de créer 4 000 places d’ici la fin d’année 2016.

Accueil des réfugiés

  • Hébergement dans le logement social en fonction de leurs ressources sans restriction de durée
  • L’intermédiation locative (par exemple dispositif SOLIBAIL) et les différentes aides pour les particuliers (propriétaires bailleurs) : la gestion du logement est confiée à un organisme agréé qui loue l’appartement en son nom, pour y installer ensuite uns ou plusieurs personnes. Les propriétaires bailleurs, qui s’engagent par contrat avec l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH) à proposer un loyer inférieur à celui du marché à des locataires aux faibles ressources, peuvent bénéficier d’aides financières pour réaliser des travaux de réhabilitation et de rénovation énergétique et d’avantages fiscaux. Le système leur garantit le versement des loyers et une remise en état à l’expiration du bail. La durée de présence dans l’appartement ne peut excéder 18 mois.
  • Hébergements collectifs ou en appartements éclatés regroupant des chambres ou des logements autour d’espaces collectifs, essentiellement gérées par le réseau associatif. Ils sont destinés à toute personne en situation d’exclusion, notamment les jeunes en contrepartie d’une redevance.
  • Les centres provisoires d’hébergement. Des appels à projets ont été lancés par les préfets. Il appartient aux opérateurs d’hébergement de déposer un projet d’ouverture de places de CPH.

Chaque réfugié relogé bénéficiera d’un accompagnement social de la part d’un organisme qui organisera

  • la bonne installation dans le logement ;
  • l’établissement de l’ensemble des droits qui ne seraient pas encore ouverts ;
  • l’apprentissage de la langue française en complément de l’action menée par l’OFII ;
  • l’aide à l’inscription scolaire le cas échéant ;
  • et favorisera l’accès à l’emploi.

Messages

  • Bonjour je suis en France dupuis 14 avril 2017 je suis un demandeur d’asile et je suis toujours d’hors avec ma famille je un fils qui vient de avoir 10 mois et ma famme qui est enceinte 3 mois on est toujours à la rue dupuis notre arrivée personne jusqu’à maintenant nous a aidé en appel le 115 dupuis 27 avril 2017 ils ne sont pas capables de trouver encore une solution pour nous aidé je vous supplions pour me contacter si vous avez une solution pour nous aide je vous remercie d’avance

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