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Installation paysanne

mercredi 16 mai 2018, par gilles

Conférence de Gérard Leras, mercredi 16 mai à la MNEI

Organisée par Nature & Progrès - Isère et La Confédération Paysanne Isère

Ordre du jour :

Comment installer des paysans à l’heure où nombre d’exploitations disparaissent et où la concentration des terres s’accélère encore ?
Comment éviter les grandes exploitations financières (ex : "ferme des 1000 vaches") ?
Quel est le rôle des SAFER ?
Que peut, ou ne peut pas, faire Terre de liens ?
Comment permettre à des "non-fils ou filles de paysans" de s’installer ?
Quelle formation ? Quel parcours d’installation ?
Comment faciliter des installation en agriculture biologique ?
Quel rôle pour les AMAP ?

Compte rendu

65 millions de personnes vivant de l’agriculture disparaissent dans le monde. Certains restent dans les campagnes, d’autres se retrouvent dans les bidonvilles.

On assiste à un auto-suicide des agriculteurs du fait de

  • l’héritage qui oblige le descendant repreneur de l’activité de rembourser ses frères et soeurs,
  • investissements colossaux dûs à l’évolution des normes notamment,
  • prix du foncier. On voit par exemple à proximité de la Suisse, des gens acheter des habitats quel que soit leur prix.

On observe de nouvelles installations hors du cadre familial

  • 50% en France
  • 60% en Isère
  • 70% en Savoie La chambre agricole a recensé 120 candidats à l’installation.

L’agrandissement des exploitations n’est pas une bonne solution car elles conduisent à

  • développer des agricultures traditionnelles incompatibles avec l’environnement, la qualité des aliments et la santé des personnes voir disparaître les agriculteurs pour les raisons expliquées ci-dessus. Dans le Pas de Calais, par exemple, on a vu des agriculteurs disparaître du fait de
  • l’intervention des fonds de pension qui ont acheté le foncier
  • du pas de porte exigé lors de la vente
  • du montant des investissements nécessaires pour continuer l’exploitation.

A Grenoble, le MIN alimente les commerces de distribution de la métropole. En revanche, il ne trouve pas ses marchandises dans la région. C’est la raison pour laquelle, d’un point de vue d’autonomie alimentaire, il est nécessaire de permettre le développement de nouvelles installations. Ces installations doivent être d’une surface de 5 à 10 ha. 1 à 2 ha ne sont pas suffisants pour permettre l’autonomie alimentaire d’une région.
On observe aujourd’hui que 50% des céréales sont exportées.
On observe que les AMAP ne sont pas à même de nourrir la population du fait du manque de marchandises disponibles et de la nature du réseau de distribution.

En conclusion, il faut favoriser l’installation de nouveaux agriculteurs et réduire la volonté de concentration des exploitations.

Voir les projets alimentaire territorial.

En marge de la conférence, Gérard Leras fait remarquer le développement de la tendance à l’installation à plusieurs. C’est le cas des installations en GAEC.

A Notre Dame des Landes, on a pu observer que la police a détruit le site des "sans nom" qui était le projet commun le plus abouti.
A ce jour, la préfecture a reconnu une dizaine de projets individuels. Des occupants ont déposé des projets individuels incluant des productions communes. Elles sont en attente validation par la préfecture de police. On peut toutefois noter que le gouvernement avait promis de disperser les occupants de la ZAD, mais ne l’a pas fait.

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