A nos adhérents…

Petit message (extrait de “la nuit des mécanicien.nes”, d’après ce que j’ai pu lire dans le dernier rapport du Magik Cambouik) en l’honneur et en remerciement des adhérents grâce auxquels l’atelier vélo existe et est ce qu’il est : 

Entre “les coups de pouces” à la chaîne, les collectes interminables, entre les gouttes de sueur qui descendent en slalom le long des fronts mécaniciens pour faire remonter vaillamment quelques tiges de selles à la surface… Entre des colonnes de tableaux d’évaluation à remplir, entre la lecture difficile de nouvelles lois rouleau-compressantes… Entre toutes ces choses, entre les moindre battements de plannings et de cils, dans tous les interstices, se loge la “Possibilité Créatrice” (P.C.)…
Qui n’a jamais fait une catapulte avec sa petite cuillère dès le petit déjeuner?
Qui ne s’est jamais raconter une histoire trop chouette pendant un trajet à bicyclette?
Qui n’a pas dessiné pendant une réunion soporifique l’ébauche d’une super machine?

A l’atelier, dès que l’activité décroit, dès que les obligations officielles sont remplies, les mécanicien-nes, comme des souris lorsque le chat n’est plus là, utilisent les outils à contre-sens: certain-es appellent ça “la perruque”. Durant ce bref, providentiel et indispensable entrebâillement, iels s’activent tranquillement à améliorer leurs outils pour travailler moins, iels s’évertuent à rendre le lieu où iels passent de longues heures plus beau et plus agréable… Iels soignent les détails, question de dignité, iels ont le soucis du corps et de l’esprit des autres, mais aussi du leur… Iels inventent bien sûr pour se distraire, mais aussi pour briser l’ordre des choses, alors leurs créations deviennent carnaval, charivari… Enfin, l’invention permet aussi de mettre à la portée de chacun-e le Monde Entier: avec quelques outils et quelques pièces de vélos tout devient possible: construire un vélo-robot pour pétrir la pâte, propulser une fusée avec des chambres à air, rêver de remettre les bretelles à la mode, concevoir un passage à scarabées avec des tubes de cadre en acier, etc.”

Merci à tous et toutes, vous qui fréquentez l’atelier, le faites vivre, vous en servez, en usez, en abusez, l’aimez, le trouvez trop loin, faites avec ses qualités et ses défauts, donnez de votre temps, de votre énergie, de votre amour pour en faire un lieu toujours plus accueillant, plus ouvert, où l’on peut trouver le bon conseil, le bon outil, la bonne pièce détachée, la bonne personne au bon moment…

Et pardon à ceux et celles que l’on n’a pas su ou pas pu aider comme on l’aurait voulu, à ceux et celles qui ont tant donné qu’illes en sont tombé, à ceux et celles que l’on a déçu par nos indécrottables paradoxes ou obsessions, à ceux que l’on n’a pas assez écouté et à ceux qui nous ont cherché mais qui ne nous ont pas trouvé!

Article publié le 29/04/2021

Pour marque-pages : Permaliens.

Les commentaires sont fermés.