Quelques éclaircissements sur le projet d’implantation de l’AVPS sur l’agglomération Paloise…

Mais que sont-ils allés faire sur Billère ?!!!

Et sur Pau, on ne les verra plus ?!!!

Autant de questions que vous êtes, ami(e)s adhérent(e)s pleinement en droit de poser, et auxquelles nous nous devions d’apporter des éclaircissements…

Pour tous ceux qui habitent Pau ou sur les hauteurs de l’agglomération en effet, le déménagement de l’atelier vélo sur le bas de Billère, sur le site du Bel Ordinaire, a pu représenter une perte en terme d’utilité sociale par rapport à sa précédente implantation dans le quartier Saragosse, et inversement pour tous ceux qui habitent au sud de l’agglomération paloise (Billère, Gan, Jurançon, Gélos, Lescar, Lons notamment) pour lesquels cette récente installation a pu générer des avantages évidents…

Comment concilier ces avis opposés et pertinents à la fois, c’est la question que nous nous posons à l’AVPS depuis deux ans maintenant, et qui peut se résumer ainsi : où s’installer ? dans quelle partie de l’agglomération ? et dans quel type de local ?

Nous allons vous présenter ici notre réflexion et les conclusions (forcément provisoires!) auxquelles elle nous a mené…

Un atelier – trois antennes, trois projets, trois publics.

Le projet présenté ici est donc celui d’une implantation sur l’agglomération paloise qui aurait la caractéristique d’être tricéphale (ou a minima bicéphale) !

Trois têtes, trois antennes.

Une sur Billère, une sur les environs de la gare et une sur le quartier Saragosse.

Chacune avec ses spécificités, ses caractéristiques, son public, ses projets…

A ) Les grandes lignes du projet

Alors qu’il est encore difficile pour une association jeune comme l’AVPS d’être suffisamment connue et reconnue pour s’autoriser à rêver à des locaux d’envergure tels que ceux de l’atelier vélo participatif de Bayonne (Txirrind’ola) dont il sera question plus bas, mais tout en étant convaincue de la pertinence de son projet et de sa capacité à répondre aux besoins de son époque et donc à se développer, l’association l’Atelier vélo participatif et solidaire fait le pari d’une implantation « légère » sur deux ou trois sites de l’agglomération Paloise : une sur le quartier Saragosse, son lieu d’implantation « historique » et sur lequel ou à proximité duquel elle souhaite revenir ; une sur le quartier « Rives du Gave » et une sur Billère.

Ces trois implantations auraient pour caractéristiques communes d’être à la fois potentiellement éphémère ou durable, modulables en fonction des lieux de leur géographie et de leurs contraintes, adaptées aux besoins et caractéristiques des publics qu’on y rencontrerait, et source de développement pour le projet porté par l’AVPS ainsi que pour les quartiers qui l’accueillent.

L’idée est donc la suivante : choisir des lieux dans lesquels l’activité de l’AVPS s’intégrerait avec succès et en harmonie et créateur de synergies avec l’existant (que ce soit le bâti, les personnes physiques et morales, leurs projets et activités, etc.) .

Dans cette optique, l’AVPS a réfléchi à une définition de ses besoins en terme de locaux, et est ainsi arrivé à la définition suivante : pour fonctionner, sur quelque lieu que ce soit, il faut a minima un espace de stockage et une aire de travail.

Le lieu de stockage doit être fermé et sécurisé et il faut pouvoir y ranger d’une part l’outillage, les consommables et pièces détachées nécessaires pour effectuer l’accompagnement à la réparation, et d’autre part les vélos issues de la récupération et du don, destinées à être remis en état et vendus, loués ou prêtés. Il doit représenter une surface minimum de 30m2.

L’aire de travail peut être ouverte mais doit être couverte (au moins partiellement), de façon à protéger de la pluie. Il ne s’agit donc pas obligatoirement d’un local en dur et fermé. La superficie minimum pour cet espace doit être de 100m2 environ, de façon à pouvoir y effectuer toutes les opérations nécessaires et à ce qu’il puisse abriter une dizaine de personnes au travail en même temps, tout en laissant un espace pour l’accueil d’une part et un autre pour la détente et la rencontre.

Un exemple d’installation possible est donnée et visible actuellement sur le site du Bel Ordinaire, qui s’inspire de l’installation qu’a pratiqué l’atelier vélo sur la friche Lahérrère dans le quartier Saragosse durant l’année 2018/2019 :

le lieu de stockage est un container de 12m de long par 2,5 de large, tandis que l’aire de travail est un abri couvert et ouvert que prolonge un espace ouvert sans contrainte ni limite.

Photos de l’installation de l’atelier vélo sur le site du Bel Ordinaire (depuis juin 2019) et sur le site de la friche Lahérrère (2018/2019).

 

 

 

B ) Le « pourquoi ? » et le « comment ? » du projet.

1) une implantation qui fait sens :

Que ce soit dans les quartiers Saragosse et Rives du Gave ou sur le site du Bel Ordinaire à Billère, l’implantation de l’AVPS s’inscrirait dans un cadre en cohérence avec les activités et les projets en cours sur chacun de ces trois pôles, tout en étant en parfait accord avec sa propre philosophie.

  • Le bel ordinaire

Après Pau, la ville de Billère est celle qui compte le plus d’adhérents au projet porté par l’AVPS.

Ceci est du notamment aux nombreux ateliers mobiles qui ont eu lieu sur cette commune depuis la création de l’AVPS, suscitant à chaque fois la satisfaction du public – satisfaction se traduisant dans les faits notamment par les adhésions évoqués plus haut.

De plus, par le biais de ces événements, l’AVPS a tissé des liens avec un ensemble de partenaires Billérois, que l’implantation sur le site du Bel Ordinaire permettrait de consolider encore d’avantage.

Il en est ainsi notamment du collectif ESS piloté par la Ville de Billère (auquel participe régulièrement l’AVPS et le Café Suspendu), de la maison de l’enfance et des écoles publiques, d’Ecocène … autant de partenaires avec lesquels l’AVPS a des projets passés ou en cours, sans parler de la Mairie de Billère avec laquelle l’AVPS est en passe de signer une convention visant à permettre de développer ses activités à l’échelle de l’agglomération paloise, sur la base d’une aide financière de l’ADEME.

  • Le quartier Rives du Gave :

L’installation de l’ AVPS autour de la gare s’inscrirait en parfaite harmonie avec le développement d’un pôle multimodal ambitieux dont les premiers fleurons sont le démarrage du Fébus et la rénovation des batiments de la SERNAM et de la zone attenante.

Les premières visites et rencontres avec les acteurs du site (la Forge Moderne, et les responsables du projet SERNAM notamment) ont permis d’identifier les synergies possibles et les affinités existantes entre les différents projets, sans toutefois dégager des pistes concrètes de travail ni de projet commun à court terme…

  • Le quartier Saragosse :

D’ores et déjà présents sur ce quartier pendant une année entière en continu, l’AVPS a tissé des liens avec les acteurs du quartier (RCIS, Destination Patrimoine, CS la Pépinière, MJC des Fleurs, etc…) et ses habitants.

De plus, dynamisant celui-ci et augmentant son attractivité, sa présence a contribué à en faire un quartier attractif, à le connecter au Centre-Ville et développer ainsi son caractère intrinsèque de lien ou de maillon entre le sud et le nord de la ville.

Enfin, le projet porté par l’AVPS est en parfaite harmonie et adéquation avec le projet d’aménagement urbain de ce quartier qui vise à en faire un éco-quartier exemplaire et inspirant, car quoi de plus exemplaire et inspirant en la matière qu’un atelier vélo participatif et solidaire ?

2) une complémentarité avec les activités et structures existantes et un développement de l’activité et de l‘attractivité du pôle ;

L’atelier vélo génère une dynamique qui ne ne s’est pas démentie depuis son démarrage, comme l’illustre la fréquentation en hausse régulière de son atelier sur Saragosse, fréquentation confirmée et augmentée depuis son installation sur Billère, malgré un changement de zone géographique radical! et peut donc contribuer à dynamiser la zone, à la rendre attractive, tout en continuant à se développer et à monter en puissance tranquillement et sereinement – à charge au moment venu de réfléchir à une implantation plus importante sur un site ou sur l’autre en fonction des opportunités.

3) une installation peu coûteuse, rapide et innovante :

Créant de nouveaux espaces et lieux de vie, sans nécessité de forcément libérer et aménager des locaux, le type d’ implantation proposé serait non seulement gage de rapidité d’installation, mais présenterait aussi un certain nombre d’avantages.

En effet, si une implantation sur un seul site est attractive, elle soulève également un certain nombre de problèmes dont certains n’ont pas encore de solution.

Parmi eux, les plus importants sont :

  • la difficulté à trouver et libérer un espace suffisamment grand d’une part, à l’opposé du projet ici présenté,qui nécessite seulement une petite surface.Pour mémoire, l’atelier participatif de Bayonne, Txirrind’ola, occupe effectivement un espace de plus de 1000m2 mis à disposition gracieusement par la communauté d’agglomération du BAB (photos ci-dessous).
  • les coûts engendrés par un local de grande taille, alors qu’une implantation en container représente un coût modique quand on le rapporte au nombre d’années sur lesquelles celui ci peut être amorti.
  • La rigidité et le manque de souplesse d’une telle implantation.

A l’opposé, une implantation légère comme celle du container cumule un certain nombre d’avantages :

  • une phase de test : Une implantation légère permet de « prendre le pouls » d’une implantation et de la tester, ou même de donner un caractère expérimental au projet. – le temps de travaux de grande ampleur par exemple, comme ce fut le cas sur la friche Lahérrère dans le quartier Saragosse l’année dernière, ou comme cela va être le cas dans la zone autour de la gare.

    D’autant plus que si l’on regarde encore une fois vers Bayonne et de Txirrind’ola, on voit que l’association ne dispose des locaux décrits plus hauts que depuis 2016, soit 5 ans après sa création.

    Comparativement, l’AVPS n’a que deux ans d’existence, et son installation sur une période test présente une certaine logique : celle de permettre à cette toute jeune association de faire les preuves de son attractivité, de son sérieux et de son succès .

  • un coût d’installation réduit (voir ci-dessus) ;
  • un look avant-gardiste :Les containers maritimes sont de plus en plus utilisés et reconvertis en lieux de vie et/ou de stockage, et s’inscrivent tout naturellement et facilement dans des zones en friche notamment, post-industrielles, ou en travaux, ou encore les Tiers-Lieux – comme le site du Bel Ordinaire ou celui de la gare par exemple donc (à noter que sur le site autour de la gare, un ancien wagon pourrait également très bien faire l’affaire, et s’inscrire en parfaite harmonie avec la philosophie du lieu et de l’AVPS par sa dimension « réemploi »).

    De plus, un container habillé par un bardage en bois ou par une fresque ou un tag décore et embellit son environnement et participe là encore de son caractère expérimental, novateur et attractif.

    Sur la photo : fresque embellissant le container de stockage de l’AVPS .

 

 

 

 

4) La possibilité de proposer des projets différents selon les lieux, en accord avec leurs caractéristiques et leurs besoins.

  • Ainsi, par exemple, sur le quartier de la gare, une « spécialisation » sur l’utilisateur des voies vertes comme usager et visiteur de l’atelier, avec à la clé de la location de vélo d’occasion, des renseignements sur les parcours voies-verte, etc ;
  • A coté de cela, dans le quartier Saragosse, cela pourrait être l’accompagnement des familles isolées et démunies et des jeunes en mal de repères et d’activités, l’apprentissage du vélo aux adultes (vélo-école), l’attractivité et le développement du quartier ;
  • Et du côté du Bel Ordinaire, l’installation récente semble confirmer les perspectives et possibilités de projets ambitieux , rendus possibles par le lieu et les ressources dont il dispose ainsi que par les acteurs déjà présents œuvrant sur le site. 

    L’ensemble de ces caractéristiques permettant donc de toucher à la fois les différents publics utilisateur du vélo, sur différentes zones de l’agglomération paloise, chacun/chacune avec ses besoins, ses attentes et ses projets.

5) Une meilleure réponse aux besoins des adhérents et des usagers de la bicyclette en général :

comme on le sait à travers l’expérience des divers et nombreux ateliers vélos participatifs en France retranscrits par le réseau national l“Heureux-Cyclage qui les fédère et les rassemble, les personnes qui fréquentent ce type d’atelier viennent en majorité d’un périmètre compris entre 1 et 3 km.

Avoir plusieurs antennes est donc la meilleure solution que l’on peut proposer afin de satisfaire les besoins en la matière de la part de l’ensemble des usagers de la bicyclette.

Sur la carte ci-contre : origine géographique des adhérents de l’AVPS au moment de sa présence sur le quartier Saragosse (année 2018/2019) illustrant la proximité géographique de la plupart des personnes fréquentant l’atelier d’avec celui-ci justement.

 

 

 

6) Un besoin environnemental sous-jacent et urgent :

une implantation sur le site du Bel Ordinaire, jumelée avec une autre dans le quartier de la gare et une troisième dans le quartier Saragosse, est un moteur pour le développement de l’association d’une part, et pour la réalisation de ses objectifs et matière de réduction des déchets et de promotion de la mobilité douce – objectifs également partagés par l’agglomération et de sa compétence.

 

En conclusion, et notamment pour tous ceux et celles qui regrettent d’avoir perdu un service de première nécessité avec le déménagement de l’atelier vélo de Saragosse ver Billère, retenez bien cela : nous reviendrons!

En mobile ou en fixe, avec ou sans local, nous projetons à court terme des permanences régulières sur le quartier Saragosse ou à proximité de celui-ci, en compléments de celles pratiquées sur Billère, et en attendant que des perspectives s’ouvrent à nous du côté de la gare.

Ce n’est qu’une question de temps et d’énergie!

Et il en va de chacun et chacune d’entre nous de faire en sorte que ce projet se réalise : en en parlant, en le défendant, en le discutant, en le critiquant même, mais aussi et surtout, toujours, en participant activement aux activités proposées par l’association…

Pour marque-pages : Permaliens.

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